CHAPITRE 12 • La différenciation de la Terre et des planètes telluriques
(figure 12.4). Cependant, lorsque la proto-Terre grossit pour atteindre plusieurs
milliers de kilomètres de diamètre, l’augmentation de la gravité engendre des
impacts plus massifs et plus violents. Les collisions deviennent donc la source
d’énergie produisant la chaleur nécessaire à la différenciation. Elles parviennent
à faire fondre des régions importantes de la planète. Le métal peut alors couler
vers le centre de la planète. Les scientifiques imaginent donc que la formation de
la Lune par un impact géant aurait été le dernier événement marquant la fin de la
formation du noyau et du manteau terrestre.
Volatilisation de l'impacteur,
puis condensation des silicates et des métaux
qui se séparent dans l’océan de magma.
Figure 12.4
Deux processus
de formation des
noyaux planétaires.
Mélange des noyaux
lors de l’impact.
1 . Volatilisation lors du choc puis dépôts de silicates et métaux après condensation ; la
séparation se fait dans un océan magmatique. 2. Les noyaux de l'impacteur et de l'impacté se
mélangent lors du choc.
3 La formation de la croûte
La croûte océanique et la croûte continentale primaire sont formées de roches produites par la fusion de régions du manteau, avant d’être métamorphisées, fondues
à nouveau, altérées et transformées par les processus géologiques de surface. Or.
la fusion est un processus de différenciation, puisque les magmas ont en général
une composition chimique différente de la roche résiduelle. En outre, les croûtes
sont souvent moins denses que les péridotites (moins de 3 000 kg m"3 pour les
croûtes et plus de 3 000 kg-m-3 pour les péridotites). Ainsi, un agencement des
couches selon une densité croissante vers le centre de la Terre est cohérent avec
la formation de la croûte.
L’âge moyen de la croûte océanique est d’environ 50 millions d’années (il n’existe
pas de roches dans les océans actuels plus vieilles que 200 millions d années), alors
que celui des continents avoisine 2,7 milliards d’années. Ce contraste a été une
question centrale pour les scientifiques qui ont proposé la théorie de la tectonique
des plaques. L’hypothèse est qu’il y a toujours eu des croûtes à la surface de la Terre
au cours de son histoire. Comme en témoigne son jeune âge, la croûte océanique
est en constant renouvellement, contrairement à la croûte continentale qui s’est
283
(figure 12.4). Cependant, lorsque la proto-Terre grossit pour atteindre plusieurs
milliers de kilomètres de diamètre, l’augmentation de la gravité engendre des
impacts plus massifs et plus violents. Les collisions deviennent donc la source
d’énergie produisant la chaleur nécessaire à la différenciation. Elles parviennent
à faire fondre des régions importantes de la planète. Le métal peut alors couler
vers le centre de la planète. Les scientifiques imaginent donc que la formation de
la Lune par un impact géant aurait été le dernier événement marquant la fin de la
formation du noyau et du manteau terrestre.
Volatilisation de l'impacteur,
puis condensation des silicates et des métaux
qui se séparent dans l’océan de magma.
Figure 12.4
Deux processus
de formation des
noyaux planétaires.
Mélange des noyaux
lors de l’impact.
1 . Volatilisation lors du choc puis dépôts de silicates et métaux après condensation ; la
séparation se fait dans un océan magmatique. 2. Les noyaux de l'impacteur et de l'impacté se
mélangent lors du choc.
3 La formation de la croûte
La croûte océanique et la croûte continentale primaire sont formées de roches produites par la fusion de régions du manteau, avant d’être métamorphisées, fondues
à nouveau, altérées et transformées par les processus géologiques de surface. Or.
la fusion est un processus de différenciation, puisque les magmas ont en général
une composition chimique différente de la roche résiduelle. En outre, les croûtes
sont souvent moins denses que les péridotites (moins de 3 000 kg m"3 pour les
croûtes et plus de 3 000 kg-m-3 pour les péridotites). Ainsi, un agencement des
couches selon une densité croissante vers le centre de la Terre est cohérent avec
la formation de la croûte.
L’âge moyen de la croûte océanique est d’environ 50 millions d’années (il n’existe
pas de roches dans les océans actuels plus vieilles que 200 millions d années), alors
que celui des continents avoisine 2,7 milliards d’années. Ce contraste a été une
question centrale pour les scientifiques qui ont proposé la théorie de la tectonique
des plaques. L’hypothèse est qu’il y a toujours eu des croûtes à la surface de la Terre
au cours de son histoire. Comme en témoigne son jeune âge, la croûte océanique
est en constant renouvellement, contrairement à la croûte continentale qui s’est
283
