PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
Figure 8.22 >
Éruption de la
Montagne Pelée,
Martinique, 1902.
4.2.3 Des éruptions mixtes
Les deux types d’éruption, effusives et explosives, peuvent concerner un même
volcan. Ainsi une éruption strombolienne alterne phases explosives et phases
effusives. L’éruption dure de quelques jours à quelques mois, puis s’arrête. Le cône
est composé d’une succession de strates riches en cendres et en bombes volcaniques
et de strates formées par les coulées de lave refroidies. Ce sont des stratovolcans :
construits par une alternance de laves massives et de dépôts pyroclastiques, le plus
classique est le Mont Fuji au Japon. La plupart des jeunes volcans de la Chaîne
des Puys dans le Massif central français sont nés à la suite de ce type d’éruption.
Paradoxalement, le volcan de référence, le Stromboli, est tout à fait atypique. Il est
en effet actif de manière permanente depuis au moins 2 700 ans.
4.2.4 Indice d’explosivité volcanique
À une éruption volcanique, on peut attribuer un Indice d’Explosivité Volcanique
(IEV). Allant de 0 à 8, basé sur 8 000 éruptions historiques et récentes, il dépend
notamment des surfaces recouvertes, de l’altitude de la colonne éruptive, et des
caractéristiques des matériaux pyroclastiques produits. Les IEV à 8 sont des
éruptions de grande ampleur enregistrées dans les couches géologiques, toujours
associées à des caldeiras. La plus grande connue à ce jour eu lieu en Namibie au
Crétacé (-131 Ma), avant l’ouverture de l’Atlantique Sud : 6 000 km3 de matériaux
ont été éjectés, le climat s’est refroidi, d’où un cycle hydrologique plus rapide. Les
océans ont été fertilisés notamment en fer, d’où une anoxie des eaux océaniques
profondes : c'est l’évènement géologique de Weissart. L’éruption avec un IEV de
7 la plus récente est celle du Tambora (Indonésie) en 1815.
L IEV n'est pas adapté pour caractériser les éruptions effusives de grande ampleur
comme celles qui ont formé les trapps du Deccan au Crétacé terminal.
202
Figure 8.22 >
Éruption de la
Montagne Pelée,
Martinique, 1902.
4.2.3 Des éruptions mixtes
Les deux types d’éruption, effusives et explosives, peuvent concerner un même
volcan. Ainsi une éruption strombolienne alterne phases explosives et phases
effusives. L’éruption dure de quelques jours à quelques mois, puis s’arrête. Le cône
est composé d’une succession de strates riches en cendres et en bombes volcaniques
et de strates formées par les coulées de lave refroidies. Ce sont des stratovolcans :
construits par une alternance de laves massives et de dépôts pyroclastiques, le plus
classique est le Mont Fuji au Japon. La plupart des jeunes volcans de la Chaîne
des Puys dans le Massif central français sont nés à la suite de ce type d’éruption.
Paradoxalement, le volcan de référence, le Stromboli, est tout à fait atypique. Il est
en effet actif de manière permanente depuis au moins 2 700 ans.
4.2.4 Indice d’explosivité volcanique
À une éruption volcanique, on peut attribuer un Indice d’Explosivité Volcanique
(IEV). Allant de 0 à 8, basé sur 8 000 éruptions historiques et récentes, il dépend
notamment des surfaces recouvertes, de l’altitude de la colonne éruptive, et des
caractéristiques des matériaux pyroclastiques produits. Les IEV à 8 sont des
éruptions de grande ampleur enregistrées dans les couches géologiques, toujours
associées à des caldeiras. La plus grande connue à ce jour eu lieu en Namibie au
Crétacé (-131 Ma), avant l’ouverture de l’Atlantique Sud : 6 000 km3 de matériaux
ont été éjectés, le climat s’est refroidi, d’où un cycle hydrologique plus rapide. Les
océans ont été fertilisés notamment en fer, d’où une anoxie des eaux océaniques
profondes : c'est l’évènement géologique de Weissart. L’éruption avec un IEV de
7 la plus récente est celle du Tambora (Indonésie) en 1815.
L IEV n'est pas adapté pour caractériser les éruptions effusives de grande ampleur
comme celles qui ont formé les trapps du Deccan au Crétacé terminal.
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