CHAPITRES • La tectonique des plaques
très fluide s échappe du sommet ou des fissures sur les flancs du volcan. La lave est
le magma qui arrive en surface et qui reste fluide-visqueux. Ce type de volcanisme
a notamment lieu en zones d’extension (dorsales) et au-dessus des points chauds.
Quand les coulées de lave atteignent un lac ou la mer des pillow lava (laves en
coussins) se forment. Sur les flancs des volcans, on observe parfois, par exemple
en Islande (figure 8.21) ou à la Réunion, des tunnels de lave : une croûte solide se
forme, protégeant le cœur de la lave du refroidissement. À la fin de l’éruption ces
tunnels sont vides.
4.2.2 Type explosif
C’est le moins fréquent et le plus dangereux. La lave impliquée dans de telles
éruptions est plus visqueuse que pour les éruptions effusives car elle contient plus
de silice. Elle a séjourné plus longtemps dans la chambre magmatique et a une
composition chimique initiale différente. Elle s’écoule donc mal et relâche les gaz
avec peine. Quand la pression est trop forte une explosion se produit. Ce type de
volcanisme a souvent lieu dans les zones de subduction. Quand la pression des gaz
emprisonnés est la plus forte il y a une pulvérisation du dôme construit par accumulation de magma visqueux ce qui provoque une colonne éruptive, subaquatique
ou aérienne, qui peut atteindre la stratosphère (soit plus de 15-16 km). Ce fut le cas
en 1991 avec l’éruption du mont Pinatubo (Indonésie). Le dôme peut alors perdre
plusieurs centaines de mètres de hauteur. Les vents emmènent une partie de cette
colonne, ce sont les retombées pyroclastiques.
Définition
Pyroclastes : fragments de verre volcanique, de cristaux et de roches, formés par un magma
en expansion rapide : scories, ponces, cendres, bombes volcaniques, etc.
Le reste de la colonne s’effondre et nourrit les écoulements pyroclastiques. le
mécanisme le plus dangereux fait d'un mélange chaotique de gaz et pyroclastes
(vitesse 10 à 300 m/s, température supérieure à 800 °C), précédé d'une onde de choc.
Les écoulements pyroclastiques sont de trois types :
• les coulées de ponce : très mobiles, faible densité, concentration élevée en
pyroclastes, riches en silicium. C'est ce qui a enfoui Pompéi ;
• les nuées ardentes : concentrées en pyroclastes, éléments denses ;
• les déferlantes : peu concentrées en pyroclastes, turbulentes.
Une éruption réunissant ces trois éléments : colonne éruptive qui collapse rapidement,
retombées pyroclastiques et écoulements pyroclastiques, est nommée péléenne
(du nom de la Montagne Pelée, en Martinique, qui alterne éruptions péléenne et
plinienne). L’éruption de 1902 qui détruisit la ville de Saint-Pierre était péléenne
(figure 8.22). L’éruption est nommée plinienne lorsque l'explosion a lieu dans la
chambre magmatique et que la colonne éruptive mesure entre plusieurs kilomètres
et plusieurs dizaines de kilomètres. Le nom de plinienne vient de l’éruption du
Vésuve en 79, narrée par Pline le Jeune et qui causa la mort de Pline l'ancien.
Conséquence de la colonne éruptive, des gaz comme du soufre sont diffusés dans
l’atmosphère, pouvant perturber régionalement le climat.
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