PARTIE 2 | La Terre interne actuelle
Méthode
Déterminer la position d’une roche sur le globe lors de sa
formation/transformation, à partir de son aimantation
À partir de la mesure de l’inclinaison de l’aimantation rémanente d’une roche, et
d'un modèle simple pour la structure du champ magnétique terrestre, il est possible
de positionner sur le globe la latitude à laquelle cette roche a acquis son aimantation.
Si on prend le cas d’une roche magmatique, ce moment sera en général peu de temps
après la cristallisation des laves.
L’hypothèse fondamentale est de supposer que le champ magnétique est dipolaire
(on fait fi des autres composantes), et que l’axe du dipôle est confondu avec l’axe de
rotation de la Terre (on néglige le petit écart qui a pu certainement exister). Alors, la
physique prédit que les composantes du champ magnétique sont (figure 7.9) :
• la composante selon le rayon Br-2A cos(90-/l) où A est une constante dépendant
du rayon de la Terre, et  la latitude en degrés ;
• la composante horizontale Bh = A sin (90-/1).
L’inclinaison I est l’angle entre la verticale et l’horizontale, par conséquent on
peut en déduire : tan I = Br/Bh - 2 cotan (90-A). Le modèle permet donc de relier
l’angle / mesuré par le paléomagnétisme à la paléolatitude grâce à des hypothèses
cohérentes. De cette manière, on peut déterminer par exemple où se trouvait l’Inde
en latitude lors de l’éruption des trapps du Déccan il y a 66 millions d’années.
Figure 7.9 I
Géométrie du
modèle dipolaire et
inclinaison prédite.
Méthode
Déterminer la position d’une roche sur le globe lors de sa
formation/transformation, à partir de son aimantation
À partir de la mesure de l’inclinaison de l’aimantation rémanente d’une roche, et
d'un modèle simple pour la structure du champ magnétique terrestre, il est possible
de positionner sur le globe la latitude à laquelle cette roche a acquis son aimantation.
Si on prend le cas d’une roche magmatique, ce moment sera en général peu de temps
après la cristallisation des laves.
L’hypothèse fondamentale est de supposer que le champ magnétique est dipolaire
(on fait fi des autres composantes), et que l’axe du dipôle est confondu avec l’axe de
rotation de la Terre (on néglige le petit écart qui a pu certainement exister). Alors, la
physique prédit que les composantes du champ magnétique sont (figure 7.9) :
• la composante selon le rayon Br-2A cos(90-/l) où A est une constante dépendant
du rayon de la Terre, et  la latitude en degrés ;
• la composante horizontale Bh = A sin (90-/1).
L’inclinaison I est l’angle entre la verticale et l’horizontale, par conséquent on
peut en déduire : tan I = Br/Bh - 2 cotan (90-A). Le modèle permet donc de relier
l’angle / mesuré par le paléomagnétisme à la paléolatitude grâce à des hypothèses
cohérentes. De cette manière, on peut déterminer par exemple où se trouvait l’Inde
en latitude lors de l’éruption des trapps du Déccan il y a 66 millions d’années.
Figure 7.9 I
Géométrie du
modèle dipolaire et
inclinaison prédite.
