CHAPITRE? • La dynamique interne
Les caractères observés dans les dynamos numériques sont cohérents avec les
observations magnétiques :
• le champ est principalement dipolaire et quasiment aligné avec l’axe de rotation
de la Terre ;
• le champ magnétique à la frontière noyau manteau présente des structures qui
traversent la couche de part en part, comme des colonnes ;
• le champ magnétique évolue au cours du temps et peut s’inverser ;
• la graine tourne sous l’effet des courants et des couplages magnétiques, ce que
quelques signaux sismiques semblent suggérer.
La combinaison de la théorie dynamo et d’observations magnétiques permet de
reconstruire l’écoulement du métal juste sous le manteau (figure 7.7).
■ Stanislav Braginsky
est un physicien né en
Russie en 1926. Il fut
le premier à proposer
des solutions mathématiques pour la théorie
de la dynamo en 1964,
dans des cas simplifiés.
Il fut un des pionniers,
avec l’ Américain Paul
Roberts, à travailler sur
les questions des mécanismes de la génération
du champ magnétique
et du fonctionnement
du noyau terrestre, un
des problèmes les plus
complexes de la physique moderne.
Figure 7.7
Carte d’estimation
des vitesses du
métal liquide à la
surface du noyau en
2014.
Les grands vortex sont représentés par la couleur grise correspondant à des
valeurs fortes du taux de rotation du fluide. Les mouvements sont calculés
en utilisant les mesures du champ magnétique et des modèles numériques de la
physique du noyau.
Le noyau externe semble donc être une machine à produire du magnétisme, grâce
à une dynamique puissante faite de courants de métaux fondus à très haute pression. C’est encore un défi pour la physique moderne de comprendre les processus
à l’œuvre dans cette région du globe. Vénus, la planète sœur de la Terre n’a pas de
champ magnétique. Mars non plus, mais des preuves d'aimantation de roches à sa
surface montrent qu’elle en a eu un au début de son histoire. Mercure en possède
un d’origine interne. Certains satellites de glace des planètes géantes en présentent
un aussi. La théorie dynamo est prête à être appliquée à d’autres corps planétaires
solaires et extrasolaires.
157
Les caractères observés dans les dynamos numériques sont cohérents avec les
observations magnétiques :
• le champ est principalement dipolaire et quasiment aligné avec l’axe de rotation
de la Terre ;
• le champ magnétique à la frontière noyau manteau présente des structures qui
traversent la couche de part en part, comme des colonnes ;
• le champ magnétique évolue au cours du temps et peut s’inverser ;
• la graine tourne sous l’effet des courants et des couplages magnétiques, ce que
quelques signaux sismiques semblent suggérer.
La combinaison de la théorie dynamo et d’observations magnétiques permet de
reconstruire l’écoulement du métal juste sous le manteau (figure 7.7).
■ Stanislav Braginsky
est un physicien né en
Russie en 1926. Il fut
le premier à proposer
des solutions mathématiques pour la théorie
de la dynamo en 1964,
dans des cas simplifiés.
Il fut un des pionniers,
avec l’ Américain Paul
Roberts, à travailler sur
les questions des mécanismes de la génération
du champ magnétique
et du fonctionnement
du noyau terrestre, un
des problèmes les plus
complexes de la physique moderne.
Figure 7.7
Carte d’estimation
des vitesses du
métal liquide à la
surface du noyau en
2014.
Les grands vortex sont représentés par la couleur grise correspondant à des
valeurs fortes du taux de rotation du fluide. Les mouvements sont calculés
en utilisant les mesures du champ magnétique et des modèles numériques de la
physique du noyau.
Le noyau externe semble donc être une machine à produire du magnétisme, grâce
à une dynamique puissante faite de courants de métaux fondus à très haute pression. C’est encore un défi pour la physique moderne de comprendre les processus
à l’œuvre dans cette région du globe. Vénus, la planète sœur de la Terre n’a pas de
champ magnétique. Mars non plus, mais des preuves d'aimantation de roches à sa
surface montrent qu’elle en a eu un au début de son histoire. Mercure en possède
un d’origine interne. Certains satellites de glace des planètes géantes en présentent
un aussi. La théorie dynamo est prête à être appliquée à d’autres corps planétaires
solaires et extrasolaires.
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