PARTIE 2 | La Terre interne actuelle
des bonnes proportions de la croûte océanique aux péridotites dont une partie
a fondu donne la composition du manteau proche de la surface. Cette roche
théorique, obtenue par le calcul est appelée pyrolite (tableau 6.2).
• On choisit tout simplement l’échantillon de péridotite le mieux préservé de la
fusion partielle, comme étant la roche modèle pour le manteau. Ainsi il serait
possible d’avoir un morceau de manteau qui n’aurait pas été modifié depuis le
début de l’histoire de la Terre.
Ensuite, la question se pose de l’homogénéité du manteau terrestre. Déjà, les massifs d’ophiolites montrent qu’à différentes échelles, les roches mantelliques sont
hétérogènes, avec des zones dominées par les olivines et d’autres par les pyroxènes
(figure 6.10). Par ailleurs, les discontinuités et autres variations des vitesses sismiques
dans le manteau suggèrent qu’il pourrait exister différents réservoirs chimiques.
Ainsi, la roche modèle pour les premiers 400 km du manteau pourrait ne pas être
un bon modèle pour le manteau inférieur (> 700 km). Cette question peut être
résolue en partie par la pétrologie expérimentale, et sera le sujet de la section 3.
Figure 6.10
Photographie de
l'ophiolite d'Oman
vue du ciel.
Les parties claires sont des roches constituées presque exclusivement d’olivine (dunite),
alors les parties sombres des roches contenant olivines et pyroxènes (harzburgite).
Tableau 6.2 Composition chimique d’une pyrolite en poids % (Ringwood, 1979).
SiO2
ai2o3
FeO
MgO
CaO
Na2O
k20
Pyrolite
45
3,3
8
38
3
0,4
0,03
2.3 Utiliser les météorites pour réaliser
un modèle chimique de la Terre
L observation de la surface semble insuffisante pour déterminer la chimie profonde. Dans le manteau terrestre, il pourrait y avoir des domaines de chimies
des bonnes proportions de la croûte océanique aux péridotites dont une partie
a fondu donne la composition du manteau proche de la surface. Cette roche
théorique, obtenue par le calcul est appelée pyrolite (tableau 6.2).
• On choisit tout simplement l’échantillon de péridotite le mieux préservé de la
fusion partielle, comme étant la roche modèle pour le manteau. Ainsi il serait
possible d’avoir un morceau de manteau qui n’aurait pas été modifié depuis le
début de l’histoire de la Terre.
Ensuite, la question se pose de l’homogénéité du manteau terrestre. Déjà, les massifs d’ophiolites montrent qu’à différentes échelles, les roches mantelliques sont
hétérogènes, avec des zones dominées par les olivines et d’autres par les pyroxènes
(figure 6.10). Par ailleurs, les discontinuités et autres variations des vitesses sismiques
dans le manteau suggèrent qu’il pourrait exister différents réservoirs chimiques.
Ainsi, la roche modèle pour les premiers 400 km du manteau pourrait ne pas être
un bon modèle pour le manteau inférieur (> 700 km). Cette question peut être
résolue en partie par la pétrologie expérimentale, et sera le sujet de la section 3.
Figure 6.10
Photographie de
l'ophiolite d'Oman
vue du ciel.
Les parties claires sont des roches constituées presque exclusivement d’olivine (dunite),
alors les parties sombres des roches contenant olivines et pyroxènes (harzburgite).
Tableau 6.2 Composition chimique d’une pyrolite en poids % (Ringwood, 1979).
SiO2
ai2o3
FeO
MgO
CaO
Na2O
k20
Pyrolite
45
3,3
8
38
3
0,4
0,03
2.3 Utiliser les météorites pour réaliser
un modèle chimique de la Terre
L observation de la surface semble insuffisante pour déterminer la chimie profonde. Dans le manteau terrestre, il pourrait y avoir des domaines de chimies
