PARTIE 2 | La Terre interne actuelle
sensibilité des sismomètres (1 000 fois moins d’énergie libérée qu’un séisme de
magnitude 0). Il n’y a pas de limite a priori sur les valeurs élevées, mais la résistance
des roches limite certainement cette valeur à 10. En effet, les roches cedent à partir
d'une certaine énergie accumulée et la relâchent. Par exemple, le séisme du Chili
correspond à un glissement instantané des roches sur une longueur de 1 000 km.
Plus les séismes sont puissants, plus il a fallu de temps pour accumuler l’énergie
élastique, et donc moins ils sont nombreux.
Grâce à la surveillance de la Terre par les réseaux sismométriques, les scientifiques
peuvent aujourd’hui caractériser finement les mouvements du sol dans les régions
sismogéniques. L’analyse des images satellites et de données de stations GPS montre
qu’un séisme est un événement participant à un cycle de déplacements (figure 5.4).
Figure 5.4 b
Déplacement
journalier enregistré
au Chili par GPS en
direction de l’est
entre 2005 et 2014.
On observe un déplacement lent correspondant à la phase intersismique jusqu’à la rupture
du 27 février au large dans l’océan Pacifique. Le séisme est de magnitude 8,8 et s’ensuit un
déplacement de 5 mètres. Après le séisme, le déplacement enregistre une relaxation
dite viscoélastique.
Définitions
Le cycle sismique est un terme qui permet de décrire l’ensemble des déformations du
sol qui a lieu avant, pendant et après le séisme. On parle de cycle car le long d’une faille
active, les séismes sont récurrents bien qu’il n’existe pas de périodicité précise. Le cycle
sismique se décompose en une phase inter-sismique qui correspond à la période de mise en
charge des roches sous l’effet des forces tectoniques, suivie d’une phase co-sismique qui
est le déplacement pendant la rupture, puis d’une phase post-sismique qui traduit le lent
ajustement des roches environnantes causé par le déplacement brutal. Le glissement est
aussi souvent asismique et peut se produire pendant tout le cycle sismique. Le déplacement
en surface est mesuré, mais aucun signal sismique n’est détecté.
Le cycle sismique traduit une certaine permanence à l’échelle humaine des forces
tectoniques, et une rupture intermittente des roches sous ces contraintes. Lorsque
cumule les déplacements reliés à ces cycles, on retrouve celui produit parle
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