Les Callichthyidés
Parmi tous les Siluriformes, les Callichthyidés
sont les plus puissamment cuirassés: leur corps
est protégé par une longue carapace faite de plaques imbriquées les unes dans les autres et disposées sur quatre rangées longitudinales; leur tête,
grosse et courte, est garnie en haut et sur le côté
de plaques extrêmement dures. De plus, ils sont
pourvus d’éperons reliés à des glandes à venin.
Leur bouche est munie de barbillons. Ils sont
parfois de grande taille, mais elle peut être réduite;
ils comprennent quelques espèces extrêmement
intéressantes. Ils vivent dans les eaux douces de
la région tropicale de l’Amérique du sud où ils
peuplent aussi bien les bas-fonds vaseux que les
eaux limpides. Nous parlerons d’eux avec plus
de détails quand nous étudierons les Poissons
ornementaux.
L’ordre des Mormyriformes
Les Mormyriformes constituent un ordre dont
on trouve de nombreux genres et de nombreuses
espèces dans les eaux intérieures du Continent
noir. Ils sont parfois considérés comme un sousordre et, dans ce cas, ils sont rattachés aux Clupéiformes que nous étudierons incessamment. Ils
sont particulièrement répandus dans le Nil, le
Niger, le Congo et les Grands Lacs où les indigènes en pêchent un grand nombre pour les manger
parce qu’ils considèrent leur chair comme savoureuse et nourrissante. Au contraire^ les Blancs la
trouvent très répugnante sauf celle du grand
Mormyrops deliciosus dont le nom suffit à indiquer
la valeur gastronomique.
Ils ont généralement des dimensions modestes,
mais peuvent dépasser un mètre de long. Leur
corps est parfois trapu, parfois allongé. Leur
bouche s’ouvre à l’extrémité d’un museau qui
évoque une trompe: de là le nom de Poissonséléphants par lequel ils sont souvent désignés.
Un de ces Poissons-éléphants (Gnathonemiis
Ci-dessus: Maloptérure électrique C’Malopterurus electricus”), caractérisé par la
présence d’un organe électrique donnant des secousses susceptibles d’étourdir de
petits animaux. Ci-dessous: Poisson-éléphant C’Gnathonemus mirus”), fréquent dans le
Haut-Congo où les indigènes l’appellent ”Mozoni”. C’est chose singulière que son
museau, allongé à la façon d’une trompe et à l’extrémité duquel s’ouvre une toute
petite bouche ronde, presque immobile.
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Parmi tous les Siluriformes, les Callichthyidés
sont les plus puissamment cuirassés: leur corps
est protégé par une longue carapace faite de plaques imbriquées les unes dans les autres et disposées sur quatre rangées longitudinales; leur tête,
grosse et courte, est garnie en haut et sur le côté
de plaques extrêmement dures. De plus, ils sont
pourvus d’éperons reliés à des glandes à venin.
Leur bouche est munie de barbillons. Ils sont
parfois de grande taille, mais elle peut être réduite;
ils comprennent quelques espèces extrêmement
intéressantes. Ils vivent dans les eaux douces de
la région tropicale de l’Amérique du sud où ils
peuplent aussi bien les bas-fonds vaseux que les
eaux limpides. Nous parlerons d’eux avec plus
de détails quand nous étudierons les Poissons
ornementaux.
L’ordre des Mormyriformes
Les Mormyriformes constituent un ordre dont
on trouve de nombreux genres et de nombreuses
espèces dans les eaux intérieures du Continent
noir. Ils sont parfois considérés comme un sousordre et, dans ce cas, ils sont rattachés aux Clupéiformes que nous étudierons incessamment. Ils
sont particulièrement répandus dans le Nil, le
Niger, le Congo et les Grands Lacs où les indigènes en pêchent un grand nombre pour les manger
parce qu’ils considèrent leur chair comme savoureuse et nourrissante. Au contraire^ les Blancs la
trouvent très répugnante sauf celle du grand
Mormyrops deliciosus dont le nom suffit à indiquer
la valeur gastronomique.
Ils ont généralement des dimensions modestes,
mais peuvent dépasser un mètre de long. Leur
corps est parfois trapu, parfois allongé. Leur
bouche s’ouvre à l’extrémité d’un museau qui
évoque une trompe: de là le nom de Poissonséléphants par lequel ils sont souvent désignés.
Un de ces Poissons-éléphants (Gnathonemiis
Ci-dessus: Maloptérure électrique C’Malopterurus electricus”), caractérisé par la
présence d’un organe électrique donnant des secousses susceptibles d’étourdir de
petits animaux. Ci-dessous: Poisson-éléphant C’Gnathonemus mirus”), fréquent dans le
Haut-Congo où les indigènes l’appellent ”Mozoni”. C’est chose singulière que son
museau, allongé à la façon d’une trompe et à l’extrémité duquel s’ouvre une toute
petite bouche ronde, presque immobile.
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