Ordre
Famille
Genre
Nom commun
Süuriformes
Marmyritaes
Silures
! SILURIDÉS
- SILURUS
1 AMEIURIDÉS
I- AMEIURUS
/ CLARIAS
ü CLARIIDÉS
ta
a
\ HETEROBRANCHUS
MALOPTERURUS
! CALLICHTHYIDÉS
- CALLICHTHYS
| MORMYRIDÉS
- GNATHONEMUS
Poissons-chats
Maloptérures
Poissons-éléphants
Poissons-lézards
Poissons-lanternes
CLUPEA
Harengs et Sprats
Clupéilormes
Sardines
g— SARDINIA
\ ALOSA
Aloses
1 ENGRAULIDÉS
J ENGRAULIS
Anchois
i SALMO
f Truites et
hONCORHYNCHUS
SALMONIDÉS
i- SALVELINUS
Ombles
A COREGONUS
Corégones
' THYMALLUS
Ombres
I ÉSOCIDÉS
- ESOX
Brochets
I STOMIATIDÉS
— STOMIAS
g OPISTHOPROCTIDÉS j— OPISTHOPROCTUS
Saumons
avec quatre paires de barbillons. La nageoire dorsale, qui n’a pas de rayons durs, suit le dos dans
toute sa longueur, et se confond parfois avec la
nageoire caudale et la nageoire anale de manière
à former un unique et long appendice qui, même
ventralement, s’étend sur tout le corps. Comme
chez d’autres Siluriformes, les nageoires pectorales
ont un fort piquant, en rapport avec des glandes
à venin.
De nombreuses espèces de ces Siluriformes de
l’Afrique et de l’Asie méridionale et occidentale
habitent les fleuves, les lacs, les marais et même
les petites flaques d’eau de régions quasi-désertiques. En raison d’une conformation particulière
de leurs organes respiratoires, ces Poissons peuvent respirer l’air de l’atmosphère; bien mieux,
ils semblent ne pouvoir vivre que s’ils parviennent
de temps en temps à soulever leur tête hors de
l’eau. Cela leur est possible grâce à la présence
d’organes arborescents, abondamment irrigués, logés dans des cavités reliées aux chambres branchiales, et qui aident, dans leur fonction respiratoire, les petites branchies de ces Poissons qui
ne pourraient, seules, assurer les échanges gazeux.
Clarias lazera se trouve dans les eaux du Nil,
du Niger, du Congo et d’autres fleuves ou nappes
d’eau de l’Afrique septentrionale ou de la Syrie.
On le rencontre aussi en plein désert saharien,
là où l’eau, brusquement, se met à ruisseler des
montagnes, et se rassemble dans les vallées profondes ou dans les cavernes.
Certains autres Clariidés, appartenant au genre
Heterobranchus, vivent dans les eaux douces de
l’Inde.
Contrairement à ce qui existe chez les autres
Siluriformes, les Maloptéruridés ont un corps presque cylindrique recouvert d’une peau nue, et leur
tête n’est pas grosse. Leur bouche, petite, est
munie de trois paires de barbillons. Les nageoires sont toutes peu développées et sans rayons
durs; sur le dos, il n’existe qu’une petite nageoire
adipeuse près de la nageoire caudale. Entre la
peau et les muscles, presque tout le long du corps,
il existe un appareil électrique particulier. Ces
Poissons se trouvent exclusivement dans les eaux
douces localisées dans les régions de l’Afrique
tropicale et sub-tropicale.
Le Maloptérure électrique Malopterurus electricus est également appelé Silure électrique, Silure trembleur, et Poisson-chat électrique, sans
parler de différents noms indigènes locaux. La
principale particularité de ce Poisson est l’existence d’un organe électrique constitué comme un
manchon périphérique sous-cutané, qui s’étend
sur tout le tronc, mais qui est particulièrement
épais sur la région médiane du corps; cet organe,
abondamment innervé et vascularisé, est séparé
de la musculature sous-jacente par une membrane
résistante. Il est fait d’un épais feutrage de fibres
conjonctives contenant dans leurs mailles des
groupes de cellules électrogènes; les secousses qu’il
produit sont susceptibles d’étourdir de petits animaux.
La longueur du Maloptérure électrique est en
général de cinquante centimètres. Exceptionnellement, il peut atteindre la dimension d’un mètre.
Il a un corps cylindrique, resserré à l’arrière,
recouvert d’une peau molle; celle-ci est privée de
plaques protectrices osseuses. Sa couleur est
gris clair, parsemée de taches irrégulières plus
sombres.
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