”Heterobranchus”, Siluriforme de la famille des Clariidés, qui vit dans
chiale vient s’ajouter un sac contenant des ramifications vascularisées
les eaux douces de l’Inde. A sa cavité branlui permettant d’utiliser l’air atmosphérique.
rangée supérieure et la rangée inférieure constituent deux scies dont les dents s’encastrent parfaitement quand la bouche est fermée. Ces Poissons voraces viennent à bout du cuir le plus
robuste, et peuvent arracher des lambeaux de
chair aux animaux les plus gros. Ils sont extrêmement redoutés dans le bassin de l’Orénoque
et en Amazonie.
Les représentants de la famille des Gymnotidés vivent dans les eaux douces de l’Amérique
sub-tropicale. Le corps est comprimé et allongé,
nu ou recouvert de petites écailles. La tête est
à peu près conique; les yeux sont petits, ainsi
que la bouche, édentée ou armée de petites dents.
La queue se termine généralement en pointe. La
nageoire dorsale et les ventrales font défaut;
l’anale est très longue, alors que les pectorales
sont très petites. L’ouverture anale est placée
dans la région de la gorge, un peu en avant de
la nageoire anale. A cause de leur aspect, les
Gymnotidés sont appelés communément des
« Poissons-couteaux ».
Le Gymnote rayé (Gymnotus carapo) vit dans
les eaux stagnantes ou calmes comprises entre
le Guatémala et le Rio de la Plata.
Le Gymnote électrique (Electrophorus electricus) qui est très proche du précédent, est pourvu
d’organes électriques: ce sont deux masses de
petites colonnes prismatiques, placées de chaque
côté de la queue. Les décharges de ces organes
sont assez fortes pour foudroyer les Poissons qui
passent dans le voisinage, et dont le Gymnote
électrique se nourrit.
L’ordre des Siluriformes
L’ordre des Siluriformes est tenu, par certains
auteurs, comme un simple sous-ordre parmi les
Cypriniformes que nous venons d’étudier.
Les Siluriformes sont caractérisés par le fait
que la peau qui recouvre leur corps est nue; ils
n’ont jamais d’écailles. Par contre, on trouve
parfois chez eux des plaques osseuses constituant
une véritable cuirasse. Leur longueur varie de
quelques centimètres à quelques mètres. Ils ont
une bouche parfois petite, parfois énorme, placée
tantôt au bas et tantôt à l’extrémité du museau;
elle est munie de barbillons dont le nombre varie
de deux à huit, ainsi que la longueur. Leur vessie
gazeuse communique avec l’oreille interne (appareil de Weber), ainsi qu’avec le tube digestif,
lequel remplit parfois — en partie, tout au moins
— les fonctions respiratoires des branchies. La
nageoire dorsale et les nageoires pectorales ont
leur premier rayon constitué par une arête, dont
le bord est parfois dentelé, en connexion avec
des glandes venimeuses. Chez ces Poissons, il existe
souvent, derrière la nageoire dorsale, une autre
nageoire adipeuse, tantôt fort grande, tantôt petite,
difficile à distinguer de l’autre. Les nageoires
ventrales ont une position abdominale. La queue
est homocerque.
De même que leur aspect, les moeurs de ces
Poissons sont extrêmement variables. La majeure
partie vit dans les eaux douces des fleuves, des
lacs ou des étangs. Leurs oeufs, souvent très
grands, puisqu’ils peuvent atteindre un diamètre
de deux centimètres ou presque, sont la plupart
du temps abandonnés dans le milieu ambiant;
parfois, cependant, il arrive que ces Poissons les
placent dans des nids; parfois aussi, les mâles les
gardent dans leur bouche jusqu’ au moment de
leur éclosion.
Les Siluriformes ont une répartition géographique très étendue, car on les rencontre aussi
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