Squelettes d’Éponges siliceuses appartenant à la classe des Hexactinelles; ci-dessus:
une Euplectelle des Philippines; ci-dessous: ”Hyalonema sieboldi”. Chez cette dernière, le corps trapu et arrondi est supporté par une touffe qui s’enfonce dans la vase
et qui peut atteindre 60 cm. de long.
reproduction asexuée et une reproduction sexuée,
s’exprimant soit par des phénomènes de multiplication soit par la fusion des gamètes.
Dans le premier cas, le Protozoaire se divise et
produit deux cellules-filles, qui produiront, à leur
tour, deux autres cellules-filles; le nombre d’individus est donc doublé à chaque génération, et des
milliards de Protozoaires peuvent être ainsi engendrés, rapidement, par une seule cellule. Le rythme
de la bipartition dépend bien entendu des conditions ambiantes, la température et l’alimentation
ayant une influence primordiale. Les conditions
climatiques défavorables, les maladies et la voracité des autres animaux, freinent considérablement
l’expansion des êtres unicellulaires.
Après un certain nombre de générations asexuées, la lignée ou ”clone” (par clone, on désigne
tousjes individus dérivés d’une seule cellule par
simple division) est tellement appauvrie qu’un rajeunissement devient indispensable; c’est alors que
se produit une "conjugaison” entre des individus
issus de clones différents.
Il faut d’ailleurs préciser que la division simple, ou bipartition, n’est pas le seul mode de multiplication des êtres unicellulaires: chez les Protozoaires, le noyau et le cytoplasme peuvent se
diviser simultanément en 4, 8, 16 parties, qui produiront chacune une cellule-fille.
On peut encore observer des phénomènes de
bourgeonnement: à la surface de la cellule-mère,
se forme une cellule-fille plus petite, comparable
à un bourgeon. Dans ce cas, la cellule-mère reste
intacte et peut produire un certain nombre de
cellules-filles.
Quant à la reproduction sexuée, nous la décrirons quand nous aborderons les groupes chez lesquels elle se manifeste.
L’embranchement des Protozoaires est subdivisé en plusieurs classes, auxquelles certains protistologues attribuent la valeur de véritables sousembranchements ou embranchements. On peut distinguer, grosso modo, des Protozoaires pourvus de
cils, et, par ailleurs, tous ceux qui en sont dépourvus.
Les premiers constituent la classe des Ciliés,
ou Infusoires, desquels on rapproche les Acinétiens, privés de cils à l’âge adulte. Les autres Protozoaires sont répartis dans les classes des Sporozoaires, Cnidosporidies, Rhizopodes et Flagellés.
Les Ciliés
Les Ciliés, ou Infusoires, sont les Protozoaires
les plus évolués. Très communs dans tous les endroits où ils trouvent un peu d’eau, ils présentent
plusieurs organites et peuvent être comparés à
beaucoup de Métazoaires inférieurs.
Deux caractères fondamentaux les distinguent
des autres Protozoaires: les cils dont ils sont munis,
tout au moins pendant la période juvénile (Acinétiens), et la présence de deux noyaux dont l’un,
le macronucleus, se divise par amitose, alors que
l’autre, plus petit, le micronucleus, ne se divise
que par mitose. Le corps a une forme bien définie;
il est revêtu d’une membrane très fine, percée
de minuscules orifices nécessaires au passage des
cils, et interrompue en deux endroits: au niveau
du cytostome (bouche), par où sont introduits les
aliments, et au niveau du cytoprocte, par où sont
rejetés les déchets. Les aliments pénètrent à travers le cytostome et sont entourés, et digérés, par
une vacuole qui contient des sucs digestifs.
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