Ci-dessus: ”Sycon coronatum”, "Leucosolenia complicata” et "Halichondria panicea”.
Ci-dessous: Éponge siliceuse de l’espèce ”Ecyton oroides”.
Rappelons la Spongille des lacs (Spongilla lacustris) qui recouvre de petits taillis les pierres,
les morceaux de bois et les autres objets immergés. Vivant surtout dans les eaux calmes et
assez profondes, elle prend parfois une teinte verdâtre due à la présence d’algues vertes unicellulaires, dites Zoochlorelles. L’espèce Ephydatia fluviatilis forme des croûtes comparables à de la
mie de pain, et se trouve habituellement à de
petites profondeurs. Ses gemmules sont protégées
par une gaine de spiculés particuliers, dits amphidisques.
Les Éponges appartenant à l’ordre des Tétractinelles sont complètement dépourvues de fibres
de spongine et ont des sclérites (qui peuvent aussi
manquer) à quatre axes. Rappelons parmi elles
Geodia gigas qui forme sur les fonds de grosses
colonies sphériques.
Les Hexactinelles et les Calcaires
Les Éponges appartenant à la classe des Hexactinelles, ou Hexactinellides, ont un squelette entièrement siliceux; dépouillé de la subscance molle,
il apparaît comme une fragile charpente de ver filé,
d’où le nom d’Éponges vitrées (Hyalosponges)
donné par certains auteurs aux Hexactinelles. Les
sclérites siliceux du squelette présentant trois ou
six rayons ont encore valu à ces Éponges le nom
de Triaxones. Ce sont les modifications des rayons
qui produisent des formes diverses et élégantes.
Les dimensions sont assez variables, la hauteur
comme la largeur allant de quelques millimètres
à cinquante centimètres; la forme rappelle celle du
cylindre, de l’urne, etc. Les Hexactinelles, organisées suivant le type Leucon, sont exclusivement
marines; elles habitent surtout les eaux profondes
et les zones tropicales. Rappelons, dans ce groupe,
l’Euplectelle (Euplectella aspergillum), parfois appelée "Corbeille de Vénus”, dont le squelette est
une véritable dentelle de verre, et Hyalonema
sieboldi, moins belle, mais tout aussi intéressante:
elle se compose d’un corps trapu et arrondi, et
d’une crête, ou d’une touffe, qui s’enfonce dans
la vase. Cette touffe supportant le corps est formée de spiculés vitrés qui peuvent atteindre 60 cm.
de long.
Chez les Éponges de la classe des Calcaires,
les spiculés calcaires qui constituent une sorte de
squelette ont la forme de bâtonnets, ou d’aiguilles,
ou encore d’étoiles à trois ou quatre bras. Microscopiques ou visibles à l’oeil nu, ils sont répandus
dans tout le corps, irrégulièrement, ou bien disposés en rangées qui forment de gracieuses touffes.
Les parties molles sont relativement réduites par
rapport à la masse de la structure calcaire, si bien
que la mort et le dessèchement ne modifient pas
la forme des individus qui semblent presque entièrement faits de craie ou de plâtre.
De taille modeste, les Éponges calcaires vivent
en colonies ou, plus rarement, isolées; elles sont
toutes marines et vivent presque toujours dans
les eaux basses.
Cette classe, la plus variée, comprend des
espèces organisées suivant les trois types: Ascon,
Sycon et Leucon; elle est habituellement subdivisée en deux ordres: Homocoeles et Hétérocoeles.
Chez les Éponges Homocoeles, la cavité interne est
tapissée de choanocytes (Leucosolenia, Olynthus) ;
chez les autres, les choanocytes sont groupés dans
des corbeilles vibratiles. Parmi ces dernières, on
peut citer Sycon (Sycandra) raphanus qui a la
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