Schéma de l’organisation d’une Éponge: 1) choanocyte; 2) mésenchyme; 3) couche
externe ou dermique; 4) amoebocyte; 5) fécondation d’un ovocyte; 6) sclérites; 7)
spiculé; 8) pore inhalant; 9) fibres de spongine; 10) scléroblaste avec sclerite
Dans le type Sycon — qui a reçu le nom des
Éponges calcaires du genre Sycon
le^ choanocytes ne tapissent pas la cavité interne ehe-même,
mais sont rassemblés dans des diverticules d/.... cette
cavité. Enfin, dans le type Leucon, les choanocytes
sont amassés dans des chambres particulièr es, dites "corbeilles vibratiles”, situées dans l’épaisseur
du mésenchyme et communiquant avec l’extérieur
comme avec l’interieur par un système de canaux.
En résumé, on peut dire que l’Éponge est une
masse de matière vivante, soutenue par un squelette de nature variable, et parcourue par d’innombrables canaux dans lesquels circule l’eau;
celle-ci entre par des pores microscopiques, apportant avec elle la nourriture et l’oxygène nécessaires à l’organisme, et elle est expulsée, avec
les déchets, par un orifice principal.
De récentes études ont montré que certaines
espèces d’Éponges sont venimeuses (Fibulia nolitangere, Tedania ignis et Tedania toxicalis). Leur
contact provoque de vives inflammations de la
peau, et le liquide qu’on en extrait est mortel
pour les animaux d’aquariums et pour les Rats.
Chez les Spongiaires, la reproduction est sexuée
ou asexuée, les modalités variant d’une espèce à
l’autre; certaines formes sont monoïques, un même
individu étant capable de produire des éléments
mâles et femelles; d’autres sont dioïques, l’individu ne produisant qu’un seul type de gamètes.
La fécondation s’opère dans le mésenchyme
où se déroule également la segmentation des œufs.
De petites larves ovoïdes et ciliées, mesurant à
peu près 4/10 de millimètre, sortent bientôt de
la cavité de l’Éponge et errent dans la mer jusqu’au moment où elles descendent sur le fond.
Là, elles se fixent et subissent d’étranges métamorphoses avant de prendre une forme comparable à celle des jeunes Éponges.
La reproduction asexuée ou agame se fait par
bourgeonnement; c’est ainsi que l’on trouve des
exemplaires dont les parois sont couvertes de protubérances ayant la même organisation que l’Éponge-mère. Ces protubérances peuvent se détacher, ou
rester soudées en formant une colonie; dans le
second cas, il n’est pas toujours possible de distinguer les individus les uns des autres, bien que
chaque oscule en situe la position.
Chez certaines espèces, il se forme des gemmules particulières, non pas à l’extérieur, mais à
l’intérieur de l’individu; les jeunes Éponges peuvent alors supporter des conditions défavorables
et même mortelles pour le corps qui les a engendrées et qui les protège. Ces gemmules, caractéristiques des Éponges d’eau douce, se trouvent également chez certaines espèces marines.
En dehors des Spongillidés qui représentent
l’embranchement dans les eaux douces, toutes les
Éponges vivent dans la mer; on les trouve dans
les eaux littorales aussi bien que dans les abysses,
mais elles sont particulièrement abondantes dans
les mers chaudes où elles peuvent atteindre de
très grandes dimensions. Elles font partie des
organismes les plus communs et les plus répandus.
Déjà nombreuses dans la zone littorale, elles le
deviennent bien davantage au-dessous de 50 et de
100 m. Les Éponges siliceuses se trouvent entre
500 et 1 000 m. de profondeur, et certaines descendent jusqu’à 5 000 m.
Les espèces utiles peuvent être divisées en
trois groupes: Éponges de toilette, de chirurgie
et d industrie. Elles sont pêchées dans toutes les
mers chaudes et tempérées, mais surtout en Méditerranée (côtes de Syrie, de Tripolitaine, de
516
externe ou dermique; 4) amoebocyte; 5) fécondation d’un ovocyte; 6) sclérites; 7)
spiculé; 8) pore inhalant; 9) fibres de spongine; 10) scléroblaste avec sclerite
Dans le type Sycon — qui a reçu le nom des
Éponges calcaires du genre Sycon
le^ choanocytes ne tapissent pas la cavité interne ehe-même,
mais sont rassemblés dans des diverticules d/.... cette
cavité. Enfin, dans le type Leucon, les choanocytes
sont amassés dans des chambres particulièr es, dites "corbeilles vibratiles”, situées dans l’épaisseur
du mésenchyme et communiquant avec l’extérieur
comme avec l’interieur par un système de canaux.
En résumé, on peut dire que l’Éponge est une
masse de matière vivante, soutenue par un squelette de nature variable, et parcourue par d’innombrables canaux dans lesquels circule l’eau;
celle-ci entre par des pores microscopiques, apportant avec elle la nourriture et l’oxygène nécessaires à l’organisme, et elle est expulsée, avec
les déchets, par un orifice principal.
De récentes études ont montré que certaines
espèces d’Éponges sont venimeuses (Fibulia nolitangere, Tedania ignis et Tedania toxicalis). Leur
contact provoque de vives inflammations de la
peau, et le liquide qu’on en extrait est mortel
pour les animaux d’aquariums et pour les Rats.
Chez les Spongiaires, la reproduction est sexuée
ou asexuée, les modalités variant d’une espèce à
l’autre; certaines formes sont monoïques, un même
individu étant capable de produire des éléments
mâles et femelles; d’autres sont dioïques, l’individu ne produisant qu’un seul type de gamètes.
La fécondation s’opère dans le mésenchyme
où se déroule également la segmentation des œufs.
De petites larves ovoïdes et ciliées, mesurant à
peu près 4/10 de millimètre, sortent bientôt de
la cavité de l’Éponge et errent dans la mer jusqu’au moment où elles descendent sur le fond.
Là, elles se fixent et subissent d’étranges métamorphoses avant de prendre une forme comparable à celle des jeunes Éponges.
La reproduction asexuée ou agame se fait par
bourgeonnement; c’est ainsi que l’on trouve des
exemplaires dont les parois sont couvertes de protubérances ayant la même organisation que l’Éponge-mère. Ces protubérances peuvent se détacher, ou
rester soudées en formant une colonie; dans le
second cas, il n’est pas toujours possible de distinguer les individus les uns des autres, bien que
chaque oscule en situe la position.
Chez certaines espèces, il se forme des gemmules particulières, non pas à l’extérieur, mais à
l’intérieur de l’individu; les jeunes Éponges peuvent alors supporter des conditions défavorables
et même mortelles pour le corps qui les a engendrées et qui les protège. Ces gemmules, caractéristiques des Éponges d’eau douce, se trouvent également chez certaines espèces marines.
En dehors des Spongillidés qui représentent
l’embranchement dans les eaux douces, toutes les
Éponges vivent dans la mer; on les trouve dans
les eaux littorales aussi bien que dans les abysses,
mais elles sont particulièrement abondantes dans
les mers chaudes où elles peuvent atteindre de
très grandes dimensions. Elles font partie des
organismes les plus communs et les plus répandus.
Déjà nombreuses dans la zone littorale, elles le
deviennent bien davantage au-dessous de 50 et de
100 m. Les Éponges siliceuses se trouvent entre
500 et 1 000 m. de profondeur, et certaines descendent jusqu’à 5 000 m.
Les espèces utiles peuvent être divisées en
trois groupes: Éponges de toilette, de chirurgie
et d industrie. Elles sont pêchées dans toutes les
mers chaudes et tempérées, mais surtout en Méditerranée (côtes de Syrie, de Tripolitaine, de
516
