Holothuride de l’espèce ”Thyone fusus”. Les Holothurides, ou Concombres de mer, sont des Échinodermes libres qui
mènent presque toujours une vie benthonique, c’est-à-dire, étroitement liée au fond de la mer. Cependant, quelques
espèces, peu nombreuses, sont pélagiques.
nés. Leur corps n’est pas revêtu d’un tégument
solide continu, comme celui des autres Échinodermes, mais est enveloppé d’une membrane visqueuse
parsemée de petites plaques calcaires; ces dernières peuvent d’ailleurs manquer, surtout chez
les formes pélagiques.
La bouche est entourée de tentacules plus ou
moins longs et plus ou moins ramifiés; ces tentacules forment un nombre multiple de cinq et sont
à peu près disposés suivant une symétrie pentaradiée.
Les Holothurides sont essentiellement limivores
et se nourrissent de petits organismes et de déchets alimentaires. Certains qui abondent dans les
formations madréporiques se nourrissent des polypes de la colonie; leurs sucs digestifs peuvent dissoudre le squelette calcaire des Coelentérés qui
est rejeté sous forme de boue calcaire.
Ces Échinodermes sont répandus depuis la surface de la mer jusqu’aux zones abyssales: tandis
que les Pélagothuridés qui ressemblent aux Méduses, mènent une vie pélagique, certains Élasipodes descendent jusqu’à 5 000 m. de profondeur.
Les sexes sont presque toujours séparés, et le
développement larvaire est complexe. Certaines
espèces se reproduisent par division transversale.
Ces animaux très anciens, puisqu’ils datent du
Cambrien, présentent un certain intérêt alimentaire; précisons cependant que toutes les espèces
ne sont pas comestibles, et que celles qui le sont
ne sont appréciées que par les populations d’Extrême-Orient: elles appartiennent aux genres Holothuria et Stichopus, et peuplent le Mer rouge,
l’Océan indien et le Pacifique. Les populations
côtières les font bouillir et sécher pour préparer
le ”trépang”, très recherché par les riches Chinois,
Indochinois, Malaisiens et Hawaïens. Le trépang
ou tripang fut d’ailleurs introduit aux États-Unis
par l’immigration chinoise.
La classe des Holothurides est divisée en deux
sous-classes: celle des Holothurides Apodes, dépourvus d’appendices ambulacraires, et celle des
Holothurides Pédifères dont nous rappellerons
brièvement les deux familles principales.
Les représentants de la famille des Cucumariidés sont pourvus de dix tentacules dont deux,
plus petits, occupent une position ventrale. Cucumaria planci peut atteindre 15 cm. de long.
La famille des Holothuriidés comprend de
nombreux genres dont les principaux sont les genres Holothuria et Stichopus. Les espèces du genre
Holothuria, comme Holothuria tubulosa, ont une
vingtaine de tentacules à peu près égaux.
Les Stichopus ont de 18 à 20 tentacules; Stichopus regalis peut atteindre 30 cm. de long, et
vit à 40 m. de profondeur environ; cependant, on
le trouve parfois jusqu’à 100 m.
Les Chétognathes
Les Chétognathes forment un groupe isolé et
bien caractérisé d’invertébrés, dont les affinités
avec les autres embranchements zoologiques sont
incertaines, bien que certaines particularités semblent les rapprocher des Échinodermes.
Ce sont de petits animaux mesurant à peu près
1 cm. de long, dont le corps allongé et diaphane
est nettement divisé en trois parties: tête, tronc et
queue; deux petites nageoires s’attachent sur les
côtés du tronc, et l’extrémité caudale porte une
nageoire horizontale.
L’orifice buccal est entouré de soies qui font
office de mâchoires (d’où le nom du groupe). Le
système nerveux est assez complexe: il comprend
un ganglion cérébroïde et un ganglion ventral,
réunis par des connectifs, et donnant naissance à
de nombreux nerfs. Les organes des sens comprennent deux yeux simples, un organe olfactif
et différentes formations tactiles.
Les Chétognathes sont hermaphrodites; la fécondation est interne et le développement direct.
Animaux marins menant une vie pélagique, ils
ne comptent que peu d’espèces mais peuplent
toutes les mers. On peut mentionner la Sagittaire
(Sagitta bipunctata) commune en Méditerranée.
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mènent presque toujours une vie benthonique, c’est-à-dire, étroitement liée au fond de la mer. Cependant, quelques
espèces, peu nombreuses, sont pélagiques.
nés. Leur corps n’est pas revêtu d’un tégument
solide continu, comme celui des autres Échinodermes, mais est enveloppé d’une membrane visqueuse
parsemée de petites plaques calcaires; ces dernières peuvent d’ailleurs manquer, surtout chez
les formes pélagiques.
La bouche est entourée de tentacules plus ou
moins longs et plus ou moins ramifiés; ces tentacules forment un nombre multiple de cinq et sont
à peu près disposés suivant une symétrie pentaradiée.
Les Holothurides sont essentiellement limivores
et se nourrissent de petits organismes et de déchets alimentaires. Certains qui abondent dans les
formations madréporiques se nourrissent des polypes de la colonie; leurs sucs digestifs peuvent dissoudre le squelette calcaire des Coelentérés qui
est rejeté sous forme de boue calcaire.
Ces Échinodermes sont répandus depuis la surface de la mer jusqu’aux zones abyssales: tandis
que les Pélagothuridés qui ressemblent aux Méduses, mènent une vie pélagique, certains Élasipodes descendent jusqu’à 5 000 m. de profondeur.
Les sexes sont presque toujours séparés, et le
développement larvaire est complexe. Certaines
espèces se reproduisent par division transversale.
Ces animaux très anciens, puisqu’ils datent du
Cambrien, présentent un certain intérêt alimentaire; précisons cependant que toutes les espèces
ne sont pas comestibles, et que celles qui le sont
ne sont appréciées que par les populations d’Extrême-Orient: elles appartiennent aux genres Holothuria et Stichopus, et peuplent le Mer rouge,
l’Océan indien et le Pacifique. Les populations
côtières les font bouillir et sécher pour préparer
le ”trépang”, très recherché par les riches Chinois,
Indochinois, Malaisiens et Hawaïens. Le trépang
ou tripang fut d’ailleurs introduit aux États-Unis
par l’immigration chinoise.
La classe des Holothurides est divisée en deux
sous-classes: celle des Holothurides Apodes, dépourvus d’appendices ambulacraires, et celle des
Holothurides Pédifères dont nous rappellerons
brièvement les deux familles principales.
Les représentants de la famille des Cucumariidés sont pourvus de dix tentacules dont deux,
plus petits, occupent une position ventrale. Cucumaria planci peut atteindre 15 cm. de long.
La famille des Holothuriidés comprend de
nombreux genres dont les principaux sont les genres Holothuria et Stichopus. Les espèces du genre
Holothuria, comme Holothuria tubulosa, ont une
vingtaine de tentacules à peu près égaux.
Les Stichopus ont de 18 à 20 tentacules; Stichopus regalis peut atteindre 30 cm. de long, et
vit à 40 m. de profondeur environ; cependant, on
le trouve parfois jusqu’à 100 m.
Les Chétognathes
Les Chétognathes forment un groupe isolé et
bien caractérisé d’invertébrés, dont les affinités
avec les autres embranchements zoologiques sont
incertaines, bien que certaines particularités semblent les rapprocher des Échinodermes.
Ce sont de petits animaux mesurant à peu près
1 cm. de long, dont le corps allongé et diaphane
est nettement divisé en trois parties: tête, tronc et
queue; deux petites nageoires s’attachent sur les
côtés du tronc, et l’extrémité caudale porte une
nageoire horizontale.
L’orifice buccal est entouré de soies qui font
office de mâchoires (d’où le nom du groupe). Le
système nerveux est assez complexe: il comprend
un ganglion cérébroïde et un ganglion ventral,
réunis par des connectifs, et donnant naissance à
de nombreux nerfs. Les organes des sens comprennent deux yeux simples, un organe olfactif
et différentes formations tactiles.
Les Chétognathes sont hermaphrodites; la fécondation est interne et le développement direct.
Animaux marins menant une vie pélagique, ils
ne comptent que peu d’espèces mais peuplent
toutes les mers. On peut mentionner la Sagittaire
(Sagitta bipunctata) commune en Méditerranée.
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