Les Échinodermes
Ci-dessus: deux "Asterina gibbosa”; ce sont de petites Étoiles de mer aux bras très
courts, qui vivent sous les cailloux des cuvettes littorales. Ci-dessous: ”Astropecten
irregularis” qui peuple la Méditerranée depuis les eaux de surface jusqu’ à des
profondeurs de 2 000 mètres.
Étoiles de mer, Châtaignes de mer, Concombres de mer... tous ces noms qui désignent communément certains Échinodermes disent assez le
caractère fondamental des représentants de cet
embranchement du règne animal: en effet, les
Échinodermes ne se rencontrent jamais en eau
douce, alors qu’ils sont répandus dans toutes les
eaux marines où ils vivent dans les conditions
les plus variées.
Le corps des Échinodermes est protégé par un
solide tégument, ou ”test”, parsemé de plaques
calcaires isolées, ou recouvert de petites plaques,
généralement polygonales, assemblées en mosaïque
ou, plus rarement, imbriquées. Ces différentes formations calcaires constituent un exosquelette flexible ou rigide. Les plaques portent souvent des
tubercules sur lesquels s’articulent des épines ou
des aiguillons de taille et de forme variables, ce
qui explique le terme d’Échinodermes, puisque,
étymologiquement, il signifie: ”peau épineuse”.
Les larves présentent toujours une symétrie
bilatérale; au contraire, beaucoup d’adultes présentent une symétrie rayonnée, le plus souvent
du type cinq, à laquelle correspond une certaine
symétrie concordante des organes internes.
L’une des principales particularités anatomiques des Échinodermes est la présence d’un système aquifère servant à la locomotion, à la préhension, et souvent, à la respiration de l’animal.
Typiquement, chez les Étoiles de mer par -exemple, le système aquifère comprend: un canal circulaire qui entoure l’œsophage et qui donne naissance aux ”canaux ambulacraires”; ceux-ci, dont
l’extrémité est fermée, parcourent longitudinalement les bras de l’animal; à leur tour, ils donnent
naissance à de nombreux petits conduits qui aboutissent chacun au confluent d’une ampoule interne
et d’un podion externe; ce podion peut être muni
ou non d’une ventouse; chez les Étoiles de mer,
toutes ces formations ou ”podia” servent à la locomotion et sont encore appelées ”pieds ambulacraires”; chez d’autres Échinodermes, ils peuvent
servir de tentacules ou d’organes respiratoires.
Le système aquifère communique avec l’extérieur par l’intermédiaire d’une plaque calcaire
percée de petits trous; c’est la ”plaque madréporique”; elle est située sur le pôle dorsal de
l’animal. Le débit de l’eau de mer qui pénètre
dans le système aquifère est réglé par le jeu de
cils vibratiles contenus dans le tube aquifère
placé sous la plaque madréporique, et par des
ampoules contractiles situées entre les rayons
et appelées "vésicules de Poli”. L’augmentation
de pression du liquide à l’intérieur de l’appareil
aquifère détermine la turgescence des podia, et
les variations de pression provoquent les différents mouvements des pieds ambulacraires et des
tentacules. Bien qu’il comporte une grande quantité d’eau de mer, le liquide du système aquifère
a sensiblement la même composition que le liquide contenu dans la cavité générale du corps.
La structure du système nerveux est assez
complexe et rappelle quelque peu celle du système
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