”Thomisus onustus”. Cette Araignée, excellent chasseur, recherche les fleurs à nectar
qui attireront de nombreux Insectes. Comme toutes ses congénères, elle paralyse
sa proie.
ces croyances, car on la crut provoquée par les
Tarentules qui abondaient à cette époque dans
les campagnes.
Pour les savants, la légende de la Tarentule
perdit tout crédit dès le début du XVIIIème siècle;
mais le peuple resta d’autant plus convaincu du
pouvoir de cette Araignée que les vagabonds et
les charlatans se disaient "piqués de la Tarentule" pour attirer les badauds avant de donner leur
spectacle sur les places publiques.
L’Argyronète
Ce n’ est pas F aspect de F Argyronète, ou
Araignée de verre (Argyroneta aquatica) qui permet de la distinguer des autres Araignées, mais
le milieu dans lequel elle vit. En effet, bien qu’elle
puisse s’aventurer quelquefois à l’air libre, pour
poursuivre une proie, elle vit en réalité constamment dans les eaux stagnantes ou de faible courant. Elle affectionne particulièrement les endroits
riches en plancton et en végétaux où pullulent
les petits animaux de tous genres qui constituent
son alimentation.
L’Argyronète est répandue dans toutes les régions tempérées de l’Europe et de l’Asie. Elle
mesure de 12 à 15 mm. de long;-son corselet brun
rouille est taché de noir, et son abdomen brun
olivâtre est revêtu d’une toison blanchâtre. Le
plus étrange est que cette Araignée ne présente
aucune des modifications anatomiques qui pourraient être en corrélation avec la vie aquatique;
elle est incapable, par exemple, d’utiliser l’oxygène
dissous dans l’eau et doit venir s’approvisionner à
la surface. Ses poils hydrofuges retiennent une
couche d’air qui l’enveloppe et lui donne l’aspect
d’une goutte de mercure. Cette couche d’air qui
la rend plus légère lui permet de nager rapidement et avec aisance; mais elle doit être renouvelée de temps à autre, ce qui oblige l’Argyronète
à remonter à la surface. Cependant, FAraignée
passe de longues heures en plongée, et c’est dans
l’eau qu’elle s’accouple, qu’elle pond et qu’elle
élève sa progéniture. Elle fabrique un petit nid
de soie et le remplit d’air qu’elle va recueillir
à la surface.
Elle procède de la manière suivante: une toile
horizontale dont tous les fils concourent en un
point central est tendue entre quelques tiges de
plantes aquatiques. L’Argyronète monte alors
chercher une petite bulle d’air qu’elle emprisonne
dans ses filières et qu’elle vient immédiatement
déposer sous la toile. L’opération est répétée plusieurs fois, et l’air, qui tend à monter, gonfle la
toile et lui donne la forme d’une petite cloche
aussi grosse qu’une noisette. Au fur et à mesure
que la cloche se gonfle, FAraignée la consolide
et la fixe solidement à la végétation. Pour terminer, elle tend autour du nid quelques fils qui
serviront à capturer les proies. Les victimes sont
consommées à l’intérieur du nid, ou attachées à
une feuille voisine quand le besoin de nourriture
ne se fait pas immédiatement sentir.
A l’époque de l’accouplement, le mâle se construit une petite cloche communiquant par un
couloir de soie avec le nid de la femelle. Les
cloches servent également de refuge hivernal;
mais il n’est pas rare que les Argyronètes s’installent dans des coquilles d’Escargots, dont elles
ferment l’ouverture avec une toile.
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