Phases successives de la métamorphose d’une Libellule. La larve, sortie de l’eau a grimpé sur un support; sa peau
seulement pendant toute leur vie larvaire, mais
encore, quoique moins directement, pendant leur
vie d’adultes.
Leur nom scientifique d’Odonates (abréviation
d’Odontognathes, du grec: "mâchoires dentées”) a
une origine bien précise: il a trait à l’appareil
buccal broyeur, caractéristique de ces Insectes,
qu’ils soient encore à l’é/tat larvaire ou qu’ils aient
atteint le stade d’imago.
Le corps des Odonates est en général très
mince, très élancé, et porte de grandes ailes transparentes ou bien colorées, parfois même irisées.
Pour compléter cette description, indiquons aussi
le développement de leur tête, toujours très grosse,
et portant deux yeux composés, eux aussi fort
développés.
Si on s’appuie sur leurs dimensions, on peut les
compter au nombre des Insectes de moyenne et
grande taille. Leurs antennes sont très courtes et
peu visibles: elles sont constituées de six à sept
articles. L’appareil buccal extrêmement robuste est
du type broyeur. Tout le corps est très allongé.
Le prothorax est petit et mobile, le mésothorax
et le métathorax sont fusionnés et constituent un
synthorax, lequel est fort robuste et disposé obliquement par rapport au prothorax. Cette particularité, caractéristique de l’ordre, est en corrélation avec la mécanique du vol. Les pattes n’ont
pas de fonction ambulatoire, elles ne servent à
l’insecte que pour s’appuyer ou s’accrocher entre
deux vols; elles lui sont également nécessaires
pour saisir et retenir ses proies. Les ailes sont
350
grandes, membraneuses, diaphanes ou colorées de
vives couleurs. Elles présentent un réseau serré
et compliqué de nervures longitudinales et transversales d’un grand intérêt pour la classification.
Les deux paires d’ailes peuvent être égales (sousordre des Zygoptères) ou inégales avec un développement plus grand de la paire antérieure (sousordres des Anisozygoptères et des Anisoptères).
La position des ailes, au repos, est également intéressante chez les Zygoptères: elles sont réunies
verticalement et obliquement vers l’arrière, alors
que, dans les deux autres sous-ordres, elles sont
ouvertes horizontalement. L’appareil reproducteur
offre lui aussi des particularités, ne serait-ce que
parce qu’il conditionne un mode d’accouplement
très particulier. Il est en effet fort curieux que,
chez les mâles, l’appareil copulateur soit placé
ventralement entre le deuxième et le troisième
segment abdominal, donc très éloigné du pore
génital qui ne s’ouvre qu’au niveau du neuvième
segment. Avant l’accouplement, les mâles doivent
donc pousser le sperme dans un ”sac séminal” qui
se trouve près du second segment; pour ce faire,
ils replient plusieurs fois de suite leur abdomen;
pendant l’accouplement, la femelle recourbe à son
tour son abdomen pour que l’extrémité de celuici puisse atteindre l’organe copulateur du mâle.
Toute la vie de l’adulte est aérienne, mais l’insecte n’abandonne cependant jamais le voisinage
de l’eau. La vie larvaire, elle, se déroule entièrement dans l’eau. Après l’accouplement, en général,
le mâle abandonne la femelle, qui commence à
seulement pendant toute leur vie larvaire, mais
encore, quoique moins directement, pendant leur
vie d’adultes.
Leur nom scientifique d’Odonates (abréviation
d’Odontognathes, du grec: "mâchoires dentées”) a
une origine bien précise: il a trait à l’appareil
buccal broyeur, caractéristique de ces Insectes,
qu’ils soient encore à l’é/tat larvaire ou qu’ils aient
atteint le stade d’imago.
Le corps des Odonates est en général très
mince, très élancé, et porte de grandes ailes transparentes ou bien colorées, parfois même irisées.
Pour compléter cette description, indiquons aussi
le développement de leur tête, toujours très grosse,
et portant deux yeux composés, eux aussi fort
développés.
Si on s’appuie sur leurs dimensions, on peut les
compter au nombre des Insectes de moyenne et
grande taille. Leurs antennes sont très courtes et
peu visibles: elles sont constituées de six à sept
articles. L’appareil buccal extrêmement robuste est
du type broyeur. Tout le corps est très allongé.
Le prothorax est petit et mobile, le mésothorax
et le métathorax sont fusionnés et constituent un
synthorax, lequel est fort robuste et disposé obliquement par rapport au prothorax. Cette particularité, caractéristique de l’ordre, est en corrélation avec la mécanique du vol. Les pattes n’ont
pas de fonction ambulatoire, elles ne servent à
l’insecte que pour s’appuyer ou s’accrocher entre
deux vols; elles lui sont également nécessaires
pour saisir et retenir ses proies. Les ailes sont
350
grandes, membraneuses, diaphanes ou colorées de
vives couleurs. Elles présentent un réseau serré
et compliqué de nervures longitudinales et transversales d’un grand intérêt pour la classification.
Les deux paires d’ailes peuvent être égales (sousordre des Zygoptères) ou inégales avec un développement plus grand de la paire antérieure (sousordres des Anisozygoptères et des Anisoptères).
La position des ailes, au repos, est également intéressante chez les Zygoptères: elles sont réunies
verticalement et obliquement vers l’arrière, alors
que, dans les deux autres sous-ordres, elles sont
ouvertes horizontalement. L’appareil reproducteur
offre lui aussi des particularités, ne serait-ce que
parce qu’il conditionne un mode d’accouplement
très particulier. Il est en effet fort curieux que,
chez les mâles, l’appareil copulateur soit placé
ventralement entre le deuxième et le troisième
segment abdominal, donc très éloigné du pore
génital qui ne s’ouvre qu’au niveau du neuvième
segment. Avant l’accouplement, les mâles doivent
donc pousser le sperme dans un ”sac séminal” qui
se trouve près du second segment; pour ce faire,
ils replient plusieurs fois de suite leur abdomen;
pendant l’accouplement, la femelle recourbe à son
tour son abdomen pour que l’extrémité de celuici puisse atteindre l’organe copulateur du mâle.
Toute la vie de l’adulte est aérienne, mais l’insecte n’abandonne cependant jamais le voisinage
de l’eau. La vie larvaire, elle, se déroule entièrement dans l’eau. Après l’accouplement, en général,
le mâle abandonne la femelle, qui commence à
