Cet étrange Hémiptère appartient à la famille des Membracidés dont les représentants sont caractérisés par un développement exceptionnel de
la partie antérieure et dorsale du thorax, partie hérissée de proéminences compliquées.
dimorphisme sexuel est très accentué. Les mâles,
plus petits que les femelles, ont un corps élancé
et une tête bien distincte; ils sont presque toujours munis de deux paires d’ailes — sauf dans
quelques rares espèces où ils sont aptères —.
Par contre, au stade adulte, leur appareil buccal
est atrophié, alors qu’il est très développé chez
les femelles de tous âges.
Ces dernières sont toujours aptères; leur abdomen, de forme très caractéristique, s’aplatit
dans sa partie terminale pour former le pygidium;
il présente un bord lisse ou découpé de manière
variable, et porte des épines, des soies, des lobes,
des poils ou des peignes. Tous ces appendices
abdominaux ont pour fonction de répartir uniformément, aussi bien sur l’animal que sur la
plante qui l’héberge, la sécrétion des glandes
abdominales: mire filamenteuse ou pulvérulente,
soie ou laque. Cette sécrétion recouvre l’animal
d’une couche protectrice appelée ”bouclier”.
Tous les Coccidés se nourrissent de végétaux
et se montrent extrêmement nuisibles, car ils
tuent rapidement la plante qu’ils attaquent et
peuvent ainsi détruire, en peu de temps, des
cultures très étendues.
L’une des espèces les plus connues de la famille est la Cochenille du mûrier (Diaspis pentagona). Elle peut s’attaquer au poirier, au cerisier, à l’abricotier, au robinier, au peuplier, et
à bien d’autres espèces; mais c’est sur le mûrier,
pour lequel elle montre une nette prédilection,
qu’elle exerce les plus grands ravages, provoquant souvent la mort de la plante.
Dans les régions tempérées, la femelle adulte,
déjà fécondée, qui a passé l’hiver à l’abri de son
bouclier, pond au printemps de 100 à 150 œufs.
Au bout de quelques jours, sortent les larves qui
se mettent à errer sur l’écorce ou sur les autres
parties de la plante. Enfin, elles se fixent au
végétal, et commencent à former le bouclier de
cire, blanc et arrondi, sous lequel elles se développeront. A la fin de cette évolution, si le nouvel
Insecte est du sexe mâle, il soulève le bouclier
et prend son vol; si c’est une femelle, elle perd
ses pattes et reste fixée à la pîahte.
L’espèce Pericerya purchasi, ou Icerya purchasi,
connue sous le nom de "Cochenille australienne’’,
vit sur les agrumes et sur de nombreuses plantes
sauvages et ornementales; c’est une grosse Cochenille qui s’attaque au tronc, aux branches et
aux feuilles; extrêmement prolifique, elle peut
donner trois générations par an.
Aspidiotus perniciosus, connue parfois sous
le nom de Cochenille de S. José, vit de préférence sur le poirier, mais peut aussi se développer sur le pommier, le prunier et le pêcher.
Elle envahit le tronc, les branches, les feuilles
et les fruits, et l’arbre finit par s’étioler, couvert
de véritables croûtes formées par des amas de
boucliers. Cette espèce est également d’une grande
fécondité: on a calculé qu’une femelle fécondée
au printemps avait, en automne, 1 000 000 de
descendants, nés en trois ou quatre générations.
Les représentants du genre Pseudococcus sont
appelés ”Poux des serres”, ou encore "Cochenilles
cotonneuses” car ils sécrètent un revêtement pulvérulent de cire blanche. Les genres Chrysomphalus et Aonidiella groupent quelques espèces
très nuisibles qui s’attaquent aux agrumes.
Citons encore les genres Margarodes et Parlatoria; les représentants de ce dernier sont caractérisés par un bouclier dë forme allongée. Chez
la "Cochenille noire de l’oranger” (Parlatoria
zizyphï), ce bouclier est d’un brun foncé.
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la partie antérieure et dorsale du thorax, partie hérissée de proéminences compliquées.
dimorphisme sexuel est très accentué. Les mâles,
plus petits que les femelles, ont un corps élancé
et une tête bien distincte; ils sont presque toujours munis de deux paires d’ailes — sauf dans
quelques rares espèces où ils sont aptères —.
Par contre, au stade adulte, leur appareil buccal
est atrophié, alors qu’il est très développé chez
les femelles de tous âges.
Ces dernières sont toujours aptères; leur abdomen, de forme très caractéristique, s’aplatit
dans sa partie terminale pour former le pygidium;
il présente un bord lisse ou découpé de manière
variable, et porte des épines, des soies, des lobes,
des poils ou des peignes. Tous ces appendices
abdominaux ont pour fonction de répartir uniformément, aussi bien sur l’animal que sur la
plante qui l’héberge, la sécrétion des glandes
abdominales: mire filamenteuse ou pulvérulente,
soie ou laque. Cette sécrétion recouvre l’animal
d’une couche protectrice appelée ”bouclier”.
Tous les Coccidés se nourrissent de végétaux
et se montrent extrêmement nuisibles, car ils
tuent rapidement la plante qu’ils attaquent et
peuvent ainsi détruire, en peu de temps, des
cultures très étendues.
L’une des espèces les plus connues de la famille est la Cochenille du mûrier (Diaspis pentagona). Elle peut s’attaquer au poirier, au cerisier, à l’abricotier, au robinier, au peuplier, et
à bien d’autres espèces; mais c’est sur le mûrier,
pour lequel elle montre une nette prédilection,
qu’elle exerce les plus grands ravages, provoquant souvent la mort de la plante.
Dans les régions tempérées, la femelle adulte,
déjà fécondée, qui a passé l’hiver à l’abri de son
bouclier, pond au printemps de 100 à 150 œufs.
Au bout de quelques jours, sortent les larves qui
se mettent à errer sur l’écorce ou sur les autres
parties de la plante. Enfin, elles se fixent au
végétal, et commencent à former le bouclier de
cire, blanc et arrondi, sous lequel elles se développeront. A la fin de cette évolution, si le nouvel
Insecte est du sexe mâle, il soulève le bouclier
et prend son vol; si c’est une femelle, elle perd
ses pattes et reste fixée à la pîahte.
L’espèce Pericerya purchasi, ou Icerya purchasi,
connue sous le nom de "Cochenille australienne’’,
vit sur les agrumes et sur de nombreuses plantes
sauvages et ornementales; c’est une grosse Cochenille qui s’attaque au tronc, aux branches et
aux feuilles; extrêmement prolifique, elle peut
donner trois générations par an.
Aspidiotus perniciosus, connue parfois sous
le nom de Cochenille de S. José, vit de préférence sur le poirier, mais peut aussi se développer sur le pommier, le prunier et le pêcher.
Elle envahit le tronc, les branches, les feuilles
et les fruits, et l’arbre finit par s’étioler, couvert
de véritables croûtes formées par des amas de
boucliers. Cette espèce est également d’une grande
fécondité: on a calculé qu’une femelle fécondée
au printemps avait, en automne, 1 000 000 de
descendants, nés en trois ou quatre générations.
Les représentants du genre Pseudococcus sont
appelés ”Poux des serres”, ou encore "Cochenilles
cotonneuses” car ils sécrètent un revêtement pulvérulent de cire blanche. Les genres Chrysomphalus et Aonidiella groupent quelques espèces
très nuisibles qui s’attaquent aux agrumes.
Citons encore les genres Margarodes et Parlatoria; les représentants de ce dernier sont caractérisés par un bouclier dë forme allongée. Chez
la "Cochenille noire de l’oranger” (Parlatoria
zizyphï), ce bouclier est d’un brun foncé.
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