Ces trois photographies présentent quelques espèces de Cochenilles. De haut en bas:
Cochenille de S. José C’Aspidiotus pemiciosus”) sur des pommes; femelles adultes
de "Kermes roboris” sur une branche de chêne; et enfin, ”Aulacaspis rosae” sur une
tige de rosier.
se creuse en gouttière pour former un étui, appelé
"rostre”, qui enferme les stylets. Ces derniers,
étroitement accolés, peuvent s’enfoncer dans les
tissus végétaux.
Chacun des stylets présente, sur sa face interne,
une dépression longitudinale divisée en deux sillons par une carène médiane. Quand les deux
stylets se rapprochent, les sillons se rejoignent
et forment deux conduits. L’un, nommé "canal
alimentaire”, occupe une position dorsale, et permet à l’Hémiptère de sucer la sève des tissus
végétaux; il communique avec le pharynx qui
fonctionne comme une pompe aspirante. L’autre,
nommé "canal salivaire”, permet à l’animal d’introduire sa salive dans les tissus qu’il attaque;
il communique évidemment avec les glandes salivaires. Précisons que le rostre ne pénètre pas
dans le végétal pendant l’opération.
Généralement, les Hémiptères possèdent deux
paires d’ailes; cependant, quelques-uns n’en ont
qu’une seule, et d’autres en sont complètement
dépourvus.
De la naissance au stade adulte, ces Insectes
ne subissent que des transformations morphologiques limitées. Qu’ils soient ovipares, ovovivipares
ou vivipares, leur croissance comporte généralement cinq mues. La première apparition des ailes
se manifeste souvent après la troisième mue. En
dépit de cette absence de métamorphoses, les
jeunes ont un aspect fréquemment différent de
celui des adultes; leur couleur en particulier peut
en être assez éloignée. Contrairement aux Insectes
Holométaboles que nous avons étudiés jusqu’à
présent, les Hémiptères sont Hétérométaboles.
Ces Insectes sont très nuisibles, non seulement
parce qu’ils sucent la sève des végétaux, mais
aussi parce que leurs innombrables piqûres provoquent différentes déformations. En outre, ils
sont extrêmement prolifiques: en peu de temps,
si les conditions sont favorables, ils se multiplient
au point de recouvrir la planté entièrement.
Enfin, signalons que ces Insectes sont souvent
munis de glandes particulières, sécrétant des liquides à l’odeur désagréable (Hétéroptères), ou
bien, de la cire, de la soie ou de la laque (Homoptères).
L’ordre est divisé en deux sous-ordres, celui
des Homoptères et celui des Hétéroptères, et
comprend à peu près 50 000 espèces actuellement
connues, répandues sur toute la surface du globe.
Les Homoptères
Tous les Insectes qui appartiennent au sousordre des Homoptères sont phytophages; ils se
distinguent des Hétéroptères par la structure et
la position de leurs ailes antérieures: celles-ci sont
entièrement membraneuses, ou légèrement coriacées; au repos, elles se joignent aux ailes postérieures, toujours membraneuses, et se disposent
”en toit”, ou, plus rarement, restent verticales;
elles sont alors plus longues que l’abdomen qui,
chez les femelles, est généralement muni d’un ovipositeur long et robuste.
La famille des Coccidés ou Cochenilles
La famille des Coccidés, ou Cochenilles ou
encore Coccidés, est formée d’espèces généralement petites, ou très petites, chez lesquelles le
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Cochenille de S. José C’Aspidiotus pemiciosus”) sur des pommes; femelles adultes
de "Kermes roboris” sur une branche de chêne; et enfin, ”Aulacaspis rosae” sur une
tige de rosier.
se creuse en gouttière pour former un étui, appelé
"rostre”, qui enferme les stylets. Ces derniers,
étroitement accolés, peuvent s’enfoncer dans les
tissus végétaux.
Chacun des stylets présente, sur sa face interne,
une dépression longitudinale divisée en deux sillons par une carène médiane. Quand les deux
stylets se rapprochent, les sillons se rejoignent
et forment deux conduits. L’un, nommé "canal
alimentaire”, occupe une position dorsale, et permet à l’Hémiptère de sucer la sève des tissus
végétaux; il communique avec le pharynx qui
fonctionne comme une pompe aspirante. L’autre,
nommé "canal salivaire”, permet à l’animal d’introduire sa salive dans les tissus qu’il attaque;
il communique évidemment avec les glandes salivaires. Précisons que le rostre ne pénètre pas
dans le végétal pendant l’opération.
Généralement, les Hémiptères possèdent deux
paires d’ailes; cependant, quelques-uns n’en ont
qu’une seule, et d’autres en sont complètement
dépourvus.
De la naissance au stade adulte, ces Insectes
ne subissent que des transformations morphologiques limitées. Qu’ils soient ovipares, ovovivipares
ou vivipares, leur croissance comporte généralement cinq mues. La première apparition des ailes
se manifeste souvent après la troisième mue. En
dépit de cette absence de métamorphoses, les
jeunes ont un aspect fréquemment différent de
celui des adultes; leur couleur en particulier peut
en être assez éloignée. Contrairement aux Insectes
Holométaboles que nous avons étudiés jusqu’à
présent, les Hémiptères sont Hétérométaboles.
Ces Insectes sont très nuisibles, non seulement
parce qu’ils sucent la sève des végétaux, mais
aussi parce que leurs innombrables piqûres provoquent différentes déformations. En outre, ils
sont extrêmement prolifiques: en peu de temps,
si les conditions sont favorables, ils se multiplient
au point de recouvrir la planté entièrement.
Enfin, signalons que ces Insectes sont souvent
munis de glandes particulières, sécrétant des liquides à l’odeur désagréable (Hétéroptères), ou
bien, de la cire, de la soie ou de la laque (Homoptères).
L’ordre est divisé en deux sous-ordres, celui
des Homoptères et celui des Hétéroptères, et
comprend à peu près 50 000 espèces actuellement
connues, répandues sur toute la surface du globe.
Les Homoptères
Tous les Insectes qui appartiennent au sousordre des Homoptères sont phytophages; ils se
distinguent des Hétéroptères par la structure et
la position de leurs ailes antérieures: celles-ci sont
entièrement membraneuses, ou légèrement coriacées; au repos, elles se joignent aux ailes postérieures, toujours membraneuses, et se disposent
”en toit”, ou, plus rarement, restent verticales;
elles sont alors plus longues que l’abdomen qui,
chez les femelles, est généralement muni d’un ovipositeur long et robuste.
La famille des Coccidés ou Cochenilles
La famille des Coccidés, ou Cochenilles ou
encore Coccidés, est formée d’espèces généralement petites, ou très petites, chez lesquelles le
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