des animaux morts, dans les fourrures, les vêtements, les denrées alimentaires, etc. Les chrysalides s’enferment dans de petits cocons.
Nous citerons la Mite des fourrures (Tinea
pellionella) dont la chenille se nourrit de poils
de fourrures, du contenu des oreillers, des matelas, d’animaux empaillés, de tapis ou des tissus
de laine. Ces chenilles sont très petites puisqu’elles n’atteignent pas un centimètre de long; elles
traînent derrière elles un étui cylindrique de soie
recouvert de déchets.
Une autre Mite, voisine de la précédente, est
la Mite ou Teigne du crin (Tineola biselliella) qui
se nourrit comme elle. Les chenilles de cette
espèce se réfugient dans un petit tube de soie
qu’elles confectionnent sur les tissus.
Une autre espèce de cette famille a aussi une
très mauvaise réputation dans les entrepôts, où
elle provoque de graves dommages aux denrées
alimentaires; on l’appelle habituellement la Fausse Teigne du blé (Tinea granella). L’adulte a une
envergure de douze à quinze millimètres environ;
il est gris argent. Ses ailes antérieures sont tachetées de brun et de noir. Les femelles pondent
d’avril à juillet, dans le blé et dans d’autres céréales, sur les noyers, les amandiers, les champignons
secs. Les petites chenilles unissent plusieurs graines avec des fils de soie et pénètrent ensuite à
l’intérieur pour se nourrir de leur contenu. Une
deuxième génération naît à la fin de juin et deux
autres peuvent lui succéder.
Les Nepticulidés
Alors que tous les Papillons que nous avons
étudiés jusqu’à présent appartiennent au type
« Ditrysien », la famille des Nepticulidés constitue
le groupe des Monotrysiens ainsi nommés parce
que les femelles ont un appareil génital à un seul
orifice. Les Nepticulidés se distinguent nettement
de tous les autres Hétéroneures. Ils comprennent
les plus petits Lépidoptères que l’on connaît puisqu’ils ne mesurent souvent que deux millimètres
d’envergure. Les adultes ont des ailes très élancées, simplement marbrées, aux bords poilus et
effrangés. Leur appareil buccal est du type suceur,
à trompe courte; sur leur tête se trouvent des
ocelles. Les chenilles ont la tête rétractile, pourvue de deux ocelles de chaque côté et d’antennes
rudimentaires. Elles n’ont pas de pattes et possèdent huit paires de protubérances ambulacraires
plus ou moins saillantes. Elles percent des galeries longues, minces et tortueuses dans le tissu
des feuilles. On les appelle « Mineuses » et leurs
galeries portent le nom de « mines ». Dès qu’elles
sont aptes à la nymphose, elles sortent de leur
galerie et filent, avant de se métamorphoser, un
petit cocon de soie plat ayant la forme d’une
graine de melon.
Les Homoneures ou
Papillons primitifs
Rappelons que l’ordre des Lépidoptères "comprend deux sous-ordres: celui des Hétéroneures et
celui des Homoneures; rappelons aussi que cette
distinction s’appuie sur le mode de nervation des
ailes. Chez les Homoneures, les ailes antérieures
et postérieures ont à peu près la même nervation,
en raison des dix à douze nervures marginales
des ailes postérieures. Les Homoneures qui comprennent les Papillons les plus primitifs, se divisent en deux familles: Microptérygidés, minuscules, à l’appareil buccal de type varié mais toujours bien développé, et les Hépialidés à la taille
variable, parfois importante, et à l’appareil buccal
plus ou moins atrophié.
La famille des Microptérygidés est répandue
dans toute l’Europe, avec des formes assez primitives analogues à celles des Trichoptères. Les
adultes, aux mœurs diurnes, sont petits, leur envergure ne dépassant pas quinze millimètres.
Leurs ailes sont lancéolées, et les antérieures ont
des reflets métalliques. Ils présentent une particularité assez curieuse et importante: leurs pièces
buccales sont du type broyeur. Ils se nourrissent
de grains de pollen. Les chenilles qui vivent dans
la mousse et les herbes, dont elles se nourrissent,
ont une tête rétractile, aux antennes plutôt longues; elles portent cinq ocelles de chaque côté,
groupés et contigus, trois paires de pattes thoraFeuille de pommier où l’on voit les tunnels, appelés ”mines”, creusés par les larves
de ”Nepticula pomella”. Au moment de se métamorphoser en nymphes, elles sortent de leurs gîtes et filent un petit cocon de soie.
ciques et huit fausses pattes abdominales pourvues d’un ongle. Les chrysalides sont enfermées
dans un cocon. Nous citerons le genre Micropteryx
avec: Micropteryx aruncella et Micropteryx aureatella.
La famille des Hépialidés comprend des Papillons primitifs intéressants, très répandus. De tailles variées, pouvant atteindre jusqu’à vingt centimètres d’envergure, ils ont des couleurs éclatantes. Leur tête est petite, sans ocelles, aux grands
yeux composés; leurs antennes sont courtes et
l’abdomen est assez allongé. Leurs ailes, plutôt
étroites, peuvent être plus rudimentaires chez les
femelles qui, à l’époque des amours, vont rechercher les mâles, guidées par l’odeur caractéristique
que dégage une glande située dans les pattes postérieures de ceux-ci. Les femelles pondent sur le
sol en effectuant un curieux mouvement de l’abdomen. Les chenilles, cylindriques, portent sur les
pattes thoraciques et abdominales une couronne
de plusieurs rangées de crochets. Elles creusent
des galeries dans les racines et dans les troncs des
arbres. Leur métamorphose a lieu dans un cocon
de soie et de terre. Les nymphes sont allongées et
se déplacent avec une grande rapidité. Nous mentionnerons les espèces suivantes: Triodia sylvinus
et Hepialus humuli, l’Hépialide du houblon.
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Nous citerons la Mite des fourrures (Tinea
pellionella) dont la chenille se nourrit de poils
de fourrures, du contenu des oreillers, des matelas, d’animaux empaillés, de tapis ou des tissus
de laine. Ces chenilles sont très petites puisqu’elles n’atteignent pas un centimètre de long; elles
traînent derrière elles un étui cylindrique de soie
recouvert de déchets.
Une autre Mite, voisine de la précédente, est
la Mite ou Teigne du crin (Tineola biselliella) qui
se nourrit comme elle. Les chenilles de cette
espèce se réfugient dans un petit tube de soie
qu’elles confectionnent sur les tissus.
Une autre espèce de cette famille a aussi une
très mauvaise réputation dans les entrepôts, où
elle provoque de graves dommages aux denrées
alimentaires; on l’appelle habituellement la Fausse Teigne du blé (Tinea granella). L’adulte a une
envergure de douze à quinze millimètres environ;
il est gris argent. Ses ailes antérieures sont tachetées de brun et de noir. Les femelles pondent
d’avril à juillet, dans le blé et dans d’autres céréales, sur les noyers, les amandiers, les champignons
secs. Les petites chenilles unissent plusieurs graines avec des fils de soie et pénètrent ensuite à
l’intérieur pour se nourrir de leur contenu. Une
deuxième génération naît à la fin de juin et deux
autres peuvent lui succéder.
Les Nepticulidés
Alors que tous les Papillons que nous avons
étudiés jusqu’à présent appartiennent au type
« Ditrysien », la famille des Nepticulidés constitue
le groupe des Monotrysiens ainsi nommés parce
que les femelles ont un appareil génital à un seul
orifice. Les Nepticulidés se distinguent nettement
de tous les autres Hétéroneures. Ils comprennent
les plus petits Lépidoptères que l’on connaît puisqu’ils ne mesurent souvent que deux millimètres
d’envergure. Les adultes ont des ailes très élancées, simplement marbrées, aux bords poilus et
effrangés. Leur appareil buccal est du type suceur,
à trompe courte; sur leur tête se trouvent des
ocelles. Les chenilles ont la tête rétractile, pourvue de deux ocelles de chaque côté et d’antennes
rudimentaires. Elles n’ont pas de pattes et possèdent huit paires de protubérances ambulacraires
plus ou moins saillantes. Elles percent des galeries longues, minces et tortueuses dans le tissu
des feuilles. On les appelle « Mineuses » et leurs
galeries portent le nom de « mines ». Dès qu’elles
sont aptes à la nymphose, elles sortent de leur
galerie et filent, avant de se métamorphoser, un
petit cocon de soie plat ayant la forme d’une
graine de melon.
Les Homoneures ou
Papillons primitifs
Rappelons que l’ordre des Lépidoptères "comprend deux sous-ordres: celui des Hétéroneures et
celui des Homoneures; rappelons aussi que cette
distinction s’appuie sur le mode de nervation des
ailes. Chez les Homoneures, les ailes antérieures
et postérieures ont à peu près la même nervation,
en raison des dix à douze nervures marginales
des ailes postérieures. Les Homoneures qui comprennent les Papillons les plus primitifs, se divisent en deux familles: Microptérygidés, minuscules, à l’appareil buccal de type varié mais toujours bien développé, et les Hépialidés à la taille
variable, parfois importante, et à l’appareil buccal
plus ou moins atrophié.
La famille des Microptérygidés est répandue
dans toute l’Europe, avec des formes assez primitives analogues à celles des Trichoptères. Les
adultes, aux mœurs diurnes, sont petits, leur envergure ne dépassant pas quinze millimètres.
Leurs ailes sont lancéolées, et les antérieures ont
des reflets métalliques. Ils présentent une particularité assez curieuse et importante: leurs pièces
buccales sont du type broyeur. Ils se nourrissent
de grains de pollen. Les chenilles qui vivent dans
la mousse et les herbes, dont elles se nourrissent,
ont une tête rétractile, aux antennes plutôt longues; elles portent cinq ocelles de chaque côté,
groupés et contigus, trois paires de pattes thoraFeuille de pommier où l’on voit les tunnels, appelés ”mines”, creusés par les larves
de ”Nepticula pomella”. Au moment de se métamorphoser en nymphes, elles sortent de leurs gîtes et filent un petit cocon de soie.
ciques et huit fausses pattes abdominales pourvues d’un ongle. Les chrysalides sont enfermées
dans un cocon. Nous citerons le genre Micropteryx
avec: Micropteryx aruncella et Micropteryx aureatella.
La famille des Hépialidés comprend des Papillons primitifs intéressants, très répandus. De tailles variées, pouvant atteindre jusqu’à vingt centimètres d’envergure, ils ont des couleurs éclatantes. Leur tête est petite, sans ocelles, aux grands
yeux composés; leurs antennes sont courtes et
l’abdomen est assez allongé. Leurs ailes, plutôt
étroites, peuvent être plus rudimentaires chez les
femelles qui, à l’époque des amours, vont rechercher les mâles, guidées par l’odeur caractéristique
que dégage une glande située dans les pattes postérieures de ceux-ci. Les femelles pondent sur le
sol en effectuant un curieux mouvement de l’abdomen. Les chenilles, cylindriques, portent sur les
pattes thoraciques et abdominales une couronne
de plusieurs rangées de crochets. Elles creusent
des galeries dans les racines et dans les troncs des
arbres. Leur métamorphose a lieu dans un cocon
de soie et de terre. Les nymphes sont allongées et
se déplacent avec une grande rapidité. Nous mentionnerons les espèces suivantes: Triodia sylvinus
et Hepialus humuli, l’Hépialide du houblon.
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