une odeur infecte. Pour lutter contre cette chenille, il faut désinfecter l’entrepôt et les ustensiles avec du sulfure de carbone, et supprimer
l’emploi du blé parasité pour les prochaines semailles.
La pomme de terre peut, elle aussi, être attaquée dans les champs ou dans les entrepôts par
une autre espèce de la meme famille: PhthoTiTnaea.
operculella, bien connue sous le nom de Teigne
des pommes de terre. L’adulte est reconnaissable
à ses longues antennes filiformes, annelées de
gris et de noir, aux ailes antérieures grises, maculées de noir; les ailes postérieures sont plus
claires. La chenille est blanche à tête noire. Si les
œufs sont pondus sur les tubercules déjà rangés
dans un entrepôt, la larve creuse à l’intérieur des
galeries tapissées de soie, où elle abandonne ses
excréments; les pommes de terre deviennent alors
inutilisables. Mais si les œufs sont pondus sur
Chenilles d’Hyponomeutidés sur un arbre fruitier. Leurs mœurs grégaires et leur
voracité font qu’elles endommagent sérieusement les pousses et les feuilles de
plusieurs espèces d’arbres.
les feuilles et les tiges de la pomme de terre, les
chenilles pénètrent dans les tissus et, en les dévorant, provoquent naturellement la mort de la
plante qui se déssèche.
Une autre espèce de la même famille est Anarsia lineatella, un peu plus petite que les autres;
son envergure n’est en effet que de douze à quatorze millimètres. Ses ailes antérieures sont grises,
tachetées et rayées de noir. La chenille est rayée
de jaune et de brun; elle passe l’hiver dans des
galeries qu’elle perce dans les branches et les troncs
des arbres fruitiers. Au printemps, les chenilles
pénètrent dans les jeunes pousses qui se fanent,
puis se métamorphosent dans les feuilles désséchées de la plante.
Les Hyponomeutidés
Les Hyponomeutidés constituent une intéressante famille de Lépidoptères dont les adultes
atteignent une envergure de deux centimètres,
tout au plus. Leurs antennes et leurs pattes sont
plutôt grêles; leurs corps, par contre, est assez
robuste. Leurs ailes, recouvertes d’un fin duvet,
frangées le long du bord postérieur de la deuxième paire, sont en général claires; quelques espèces cependant sont noires. Les deux espèces les
plus importantes sont la Teigne de l’olivier (Prays
oleellus) et la Teigne du prunier (Hyponomeuta
padella); les larves de cette dernière attaquent
les pousses ou les feuilles de divers arbres, tels
que pommiers, pruniers, poiriers, etc. Cette espèce
n’a qu’une génération par an et les adultes, qui
ont des ailes blanches piquetées de noir, naissent
au mois de juin. Ils pondent, par groupes de vingt,
une soixantaine d’œufs qu’ils rangent comme les
tuiles d’un toit. Les petites chenilles ne se débarrassent pas complètement de leur enveloppe; elles
la percent du côté accroché à la branche et, à
l’abri de ce revêtement, souvent renforcé par des
fils de soie, commencent à se nourrir du tissu
foliaire; les feuilles prennent une couleur rouille.
Au bout de vingt jours, les chenilles, déjà grosses,
s’attaquent aux feuilles qu’elles lient par des fils
de soie pour former des nids où elles se nymphosent dans de petits cocons posés l’un à côté de
l’autre. Ce sont donc des chenilles aux mœurs
grégaires, très nuisibles à la végétation.
Quant à Prays oleellus, elle ne se trouve que
sur l’olivier: elle possède trois générations par an.
Les chenilles de la première génération se nourrissent du pollen de l’olivier, endommageant ainsi
les fleurs; celles de la deuxième génération pénètrent dans le fruit jusqu’au noyau pour se nourrir
de son contenu, provoquant la chute de l’olive.
Enfin les chenilles de la troisième génération s’insinuent dans l’épaisseur des feuilles en creusant
des galeries au cours de l’automne et de l’hiver.
Les chenilles qui, lorsqu’elles sont prêtes à se
nymphoser mesurent neuf millimètres de long,
sont gris verdâtre, avec deux lignes longitudinales
vert sombre sur le dos, ainsi qu’une bande latérale jaune. L’adulte, qui a une envergure de quatorze millimètres, est gris argent. Les ailes sont
ornées d’une frange plus claire et, sur celles de
devant, se trouvent deux petites taches noires.
Psychidés et Tinéidés
La particularité essentielle de la famille des
Psychidés réside dans un très grand dimorphisme
sexuel. Les mâles ont un appareil buccal réduit,
en raison de l’absence des palpes et de la trompe;
ils ont des ailes diaphanes, brun sombre fumé;
les organes de l’odorat sont très développés, ils
sont constitués par les lamelles des antennes. Les
femelles sont vermiformes, elles n’ont ni ailes ni
antennes ni pattes; parfois elles sont même totalement dépourvues d’appareil buccal et d’yeux.
Les chenilles construisent un fourreau tapissé de
soie à l’intérieur; pour le protéger extérieurement,
elles utilisent des débris végétaux, de petites pierres, du sable et d’autres matériaux. Les chenilles
traînent constamment avec elles ce cocon voyant,
et l’agrandissent au fur et à mesure que leur
taille augmente; lorsqu’elles sont prêtes à se métamorphoser, elles accrochent leur étui à une
branche ou à une pierre. Le mâle seul donne un
Papillon tandis que la femelle ne quitte pas son
fourreau où elle pond ses œufs.
La famille des Tinéidés comprend des Papillons clairs, aux longues antennes. Leurs chenilles
sont fâcheusement réputées pour les ravages qu’elles causent. Ces chenilles ont des ocelles réduits,
des pattes thoraciques bien développées et cinq
paires de fausses pattes abdominales. Elles peuvent vivre soit en liberté, soit dans des fourreaux
de soie et dans les débris des matières dont elles
se nourrissent. On les trouve sur les végétaux, sur
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l’emploi du blé parasité pour les prochaines semailles.
La pomme de terre peut, elle aussi, être attaquée dans les champs ou dans les entrepôts par
une autre espèce de la meme famille: PhthoTiTnaea.
operculella, bien connue sous le nom de Teigne
des pommes de terre. L’adulte est reconnaissable
à ses longues antennes filiformes, annelées de
gris et de noir, aux ailes antérieures grises, maculées de noir; les ailes postérieures sont plus
claires. La chenille est blanche à tête noire. Si les
œufs sont pondus sur les tubercules déjà rangés
dans un entrepôt, la larve creuse à l’intérieur des
galeries tapissées de soie, où elle abandonne ses
excréments; les pommes de terre deviennent alors
inutilisables. Mais si les œufs sont pondus sur
Chenilles d’Hyponomeutidés sur un arbre fruitier. Leurs mœurs grégaires et leur
voracité font qu’elles endommagent sérieusement les pousses et les feuilles de
plusieurs espèces d’arbres.
les feuilles et les tiges de la pomme de terre, les
chenilles pénètrent dans les tissus et, en les dévorant, provoquent naturellement la mort de la
plante qui se déssèche.
Une autre espèce de la même famille est Anarsia lineatella, un peu plus petite que les autres;
son envergure n’est en effet que de douze à quatorze millimètres. Ses ailes antérieures sont grises,
tachetées et rayées de noir. La chenille est rayée
de jaune et de brun; elle passe l’hiver dans des
galeries qu’elle perce dans les branches et les troncs
des arbres fruitiers. Au printemps, les chenilles
pénètrent dans les jeunes pousses qui se fanent,
puis se métamorphosent dans les feuilles désséchées de la plante.
Les Hyponomeutidés
Les Hyponomeutidés constituent une intéressante famille de Lépidoptères dont les adultes
atteignent une envergure de deux centimètres,
tout au plus. Leurs antennes et leurs pattes sont
plutôt grêles; leurs corps, par contre, est assez
robuste. Leurs ailes, recouvertes d’un fin duvet,
frangées le long du bord postérieur de la deuxième paire, sont en général claires; quelques espèces cependant sont noires. Les deux espèces les
plus importantes sont la Teigne de l’olivier (Prays
oleellus) et la Teigne du prunier (Hyponomeuta
padella); les larves de cette dernière attaquent
les pousses ou les feuilles de divers arbres, tels
que pommiers, pruniers, poiriers, etc. Cette espèce
n’a qu’une génération par an et les adultes, qui
ont des ailes blanches piquetées de noir, naissent
au mois de juin. Ils pondent, par groupes de vingt,
une soixantaine d’œufs qu’ils rangent comme les
tuiles d’un toit. Les petites chenilles ne se débarrassent pas complètement de leur enveloppe; elles
la percent du côté accroché à la branche et, à
l’abri de ce revêtement, souvent renforcé par des
fils de soie, commencent à se nourrir du tissu
foliaire; les feuilles prennent une couleur rouille.
Au bout de vingt jours, les chenilles, déjà grosses,
s’attaquent aux feuilles qu’elles lient par des fils
de soie pour former des nids où elles se nymphosent dans de petits cocons posés l’un à côté de
l’autre. Ce sont donc des chenilles aux mœurs
grégaires, très nuisibles à la végétation.
Quant à Prays oleellus, elle ne se trouve que
sur l’olivier: elle possède trois générations par an.
Les chenilles de la première génération se nourrissent du pollen de l’olivier, endommageant ainsi
les fleurs; celles de la deuxième génération pénètrent dans le fruit jusqu’au noyau pour se nourrir
de son contenu, provoquant la chute de l’olive.
Enfin les chenilles de la troisième génération s’insinuent dans l’épaisseur des feuilles en creusant
des galeries au cours de l’automne et de l’hiver.
Les chenilles qui, lorsqu’elles sont prêtes à se
nymphoser mesurent neuf millimètres de long,
sont gris verdâtre, avec deux lignes longitudinales
vert sombre sur le dos, ainsi qu’une bande latérale jaune. L’adulte, qui a une envergure de quatorze millimètres, est gris argent. Les ailes sont
ornées d’une frange plus claire et, sur celles de
devant, se trouvent deux petites taches noires.
Psychidés et Tinéidés
La particularité essentielle de la famille des
Psychidés réside dans un très grand dimorphisme
sexuel. Les mâles ont un appareil buccal réduit,
en raison de l’absence des palpes et de la trompe;
ils ont des ailes diaphanes, brun sombre fumé;
les organes de l’odorat sont très développés, ils
sont constitués par les lamelles des antennes. Les
femelles sont vermiformes, elles n’ont ni ailes ni
antennes ni pattes; parfois elles sont même totalement dépourvues d’appareil buccal et d’yeux.
Les chenilles construisent un fourreau tapissé de
soie à l’intérieur; pour le protéger extérieurement,
elles utilisent des débris végétaux, de petites pierres, du sable et d’autres matériaux. Les chenilles
traînent constamment avec elles ce cocon voyant,
et l’agrandissent au fur et à mesure que leur
taille augmente; lorsqu’elles sont prêtes à se métamorphoser, elles accrochent leur étui à une
branche ou à une pierre. Le mâle seul donne un
Papillon tandis que la femelle ne quitte pas son
fourreau où elle pond ses œufs.
La famille des Tinéidés comprend des Papillons clairs, aux longues antennes. Leurs chenilles
sont fâcheusement réputées pour les ravages qu’elles causent. Ces chenilles ont des ocelles réduits,
des pattes thoraciques bien développées et cinq
paires de fausses pattes abdominales. Elles peuvent vivre soit en liberté, soit dans des fourreaux
de soie et dans les débris des matières dont elles
se nourrissent. On les trouve sur les végétaux, sur
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