Détail de la tête d’un Lymantriidé: on aperçoit très nettement les antennes bien
pectinées ainsi que la tête et le corps recouverts d’un très fin duvet. Les antennes
sont le siège de différents organes récepteurs.
les mâles ont les ailes postérieures d’une couleur
claire unie, les ailes antérieures sont gris rougeâtre, sillonnées de lignes ondulées et sombres; les
femelles par contre n’ont que deux tronçons d’ailes, rayés transversalement; leur gros corps est
brun tacheté de blanc. Les œufs sont déposés, en
général en décembre, sur les cerisiers, les poiriers,
les pommiers; les chenilles qui naissent au début
du printemps se nourrissent des pousses et des
boutons qu’elles lient avec des fils de soie.
A la famille des Géométridés appartient aussi
le Géomètre de la groseille (Abraxas grossulariata), voisin de l’espèce précédente et vivant
aussi sur les arbres fruitiers.
Les Pyralididés
La famille des Pyralididés est l’une des plus
vastes de l’ordre des Lépidoptères; on la divise
en onze sous-familles. Les adultes ont les ailes
antérieures étroites et allongées; les ailes postérieures sont par contre plutôt larges. Les chenilles,
à la tête luisante et assez petite, sont munies de
cinq paires de petites pattes abdominales; elles se
nourrissent des feuilles des plantes qui les hébergent et sur lesquelles elles se nymphosent dans
des cachettes ou des enveloppes qu’elles confectionnent.
Parmi les très nombreuses espèces présentant
un certain intérêt, citons simplement quelquesunes des plus nuisibles à l’agriculture et tout
d’abord la Pyrale du maïs et du sorgho (Pyrausta
nubilalis), dont l’envergure des adultes est de
trois centimètres environ. Les femelles ont une
taille plus élevée; leurs ailes antérieures ont une
couleur jaune plus claire que celle des mâles; elles
pondent en juin de petits œufs jaunâtres sur les
feuilles du maïs, du chanvre, du houblon et du
sorgho. Les larves se nourrissent tout d’abord des
feuilles, ensuite elles pénètrent dans les tiges de
la plante en y creusant des tunnels longitudinaux,
ce qui provoque bientôt la mort du végétal. Les
chenilles les plus âgées mesurent deux centimètres
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de long; elles sont marron clair avec des taches
brunes sur le dos; elles se métamorphosent dans
les tunnels qu’elles ont creusés à l’intérieur des
tiges. En août, une nouvelle génération envahit les
épis et ravage les fleurs mâles du maïs. Dans un
épi de maïs peuvent se trouver jusqu’à dix chenilles. Les dégâts causés par cette espèce sont très
graves, en raison surtout de l’importance économique des plantes endommagées; pour détruire les
larves qui passent l’hiver dans les tiges, il faut
brûler celles-ci ou bien les utiliser comme litière
pour le bétail qui écrase presque toutes les chenilles en les piétinant. Les survivantes sont tuées
à l’anhydride sulfureux.
Une autre espèce importante, dont la larve est
nuisible aux plants de riz, est Nymphula nymphaeata; munie d’antennes minces et longues, elle
a un corps allongé et recouvert d’écailles blanches;
ses ailes, blanches elles aussi, portent des marbrures brunes; ouvertes, elles ont une envergure
de trois centimètres. Ses pattes sont longues et
minces. Les femelles pondent leurs œufs sur la
partie inférieure des plantes aquatiques; les chenilles jaunes et brunes vivent dans un étui mobile
constitué par deux morceaux de feuilles ovales,
reliés avec des fils de soie qui les protègent comme
les valves de la coquille d’un Mollusque. Ces chenilles respirent d’abord par leur tégument, puis
grâce à leurs stigmates; elles sont très voraces et
détruisent rapidement les jeunes plantes printanières.
On peut encore citer deux espèces dont les chenilles se développent sur certaines denrées alimentaires (farine, pâtes, etc.). Elles y confectionnent des tunnels qu’elles creusent et tapissent
ensuite avec de la soie; elles ont plus d’une génération par an. Ce sont: Ephestia kühniella ou Mite
de la farine et Plodia interpunctella dont les ailes
antérieures sont blanches près du corps, comme
les ailes postérieures, et d’un rouge sombre étincelant vers l’extrémité.
Nous ne dirons que quelques mots sur une
famille voisine, celle des Anthrocéridés qui comprend des Papillons diurnes très communs dont
la taille est médiocre; leurs antennes sont renflées
à l’extrémité. Les adultes vivent en grand nombre
sur les fleurs des champs ou des prairies. Nous
citerons: Anthrocera filipendulae ou Zigaena filipendulae.
Les Cossidés
Les Cossidés sont répandus dans le monde entier; ils ont des tailles variées, et peuvent atteindre
jusqu’à vingt-cinq centimètres d’envergure. Cependant, bien souvent, leurs ailes semblent petites en
comparaison du corps volumineux recouvert d’un
épais duvet. Leurs couleurs sont ternes; les ailes
antérieures sont d’une couleur unie et portent
des taches distribuées en réseau ou en bandes.
Les ailes postérieures sont grises en général. Les
chenilles sont plutôt grosses et presque complètement nues; elles possèdent, outre les pattes thoraciques, cinq paires de pseudo-pattes. Celles de
certaines espèces ont de strictes exigences alimentaires: par exemple, Hypopta caestrum. Ce Papillon
de taille moyenne pond ses œufs sur le sol, à proximité des plants d’asperge, dont les racines constituent l’unique nourriture des petites chenilles
blanchâtres; pendant la mauvaise saison, celles-ci
tombent dans une sorte de sommeil mais, au printemps suivant, elles reprennent leur développe-
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