Processionnaires du pin (”Thaumetopoea pityocampa”) ainsi appelées à cause de leur habitude caractéristique de marcher en longues files. Elles
sont très nuisibles.
quatre grammes; il possède en outre deux grosses
glandes qui occupent les deux tiers du corps. Sa
couleur ivoire devient translucide; il cesse presque complètement de se nourrir et erre constamment. Les paysans savent que le moment est venu
de lui préparer une « cabane » artificielle confectionnée avec des branches serrées flexibles, disposées en forme d’arcade. Le Ver se débarrasse alors
des derniers restes d’aliments et «monte », c’està-dire qu’il grimpe sur une branche où il se fixe
à l’aide de fils robustes; puis il commence à tisser
son cocon de soie.
La sécrétion de la soie a lieu par l’intermédiaire
de grosses glandes; chacune fournit un fil. Les
deux fils sont groupés grâce à la sécrétion d’autres
formations glandulaires; ainsi se forme un fil robuste qui sort d’un orifice situé au voisinage de
la bouche. Le Ver à soie fixe d’abord les limites
de son cocon; à cet effet, il se retourne dans tous
les sens, puis il n’agite que la partie antérieure du
corps et finalement, c’est la tête seule qui bouge.
Celle-ci accomplit, avec une adresse extraordinaire,
un mouvement en forme de huit; pour enrouler un
fil mesurant un kilomètre et demi de long, la tête
du Ver à soie doit accomplir trois cent mille
mouvements! Le cocon est constitué de quatre
cents mètres de soie au moins; il peut être de formes differentes: ovale, arrondi, ou étranglé en son
milieu. Sa couleur varie du blanc au jaune orange,
en passant par toutes les nuances du jaune. Les fils
qui le composent sont unis et soudés par une substance qu’on appelle « séricine ». Lorsque les cocons
sont prêts, a lieu le ramassage qui consiste à lés
détacher des branches et à tuer la chrysalide
qu’ils contiennent à l’aide de poêles dégageant
une chaleur sèche. Les cocons sont alors prêts
pour le dévidage. Un certain nombre de cocons
sont épargnés pour assurer le maintien de l’élevage. Dans ce but, on divise les cocons contenant
les chrysalides de sexes différents. L’opération
s’effectue en appréciant le poids de la chrysalide;
les femelles sont en effet toujours plus lourdes
que les mâles. Trois semaines après, les Papillons
naissent et s’accouplent. Les mâles meurent tout
de suite après; chaque femelle est enfermée dans
un petit sac de papier perforé; avant de mourir
elle y pond pendant deux jours une couche régulière de plusieurs centaines d’œufs à raison de
deux œufs à la minute.
L’ancêtre du Ver à soie serait, paraît-il, une
autre espèce de la famille des Bombycidés: Theophila mandarina, qui donne une soie moins belle
et moins résistante que celle de Bombyx morï.
Les Saturniidés ou Attacidés sont des Papillons
très répandus surtout dans les régions tropicales;
leurs tailles sont très variées; ils peuvent atteindre
jusqu’à vingt-cinq centimètres d’envergure; ce sont
donc certains des plus grands Insectes du monde.
Leurs ailes ont, au centre, une zone transparente;
ils n’ont pas de véritable trompe. Leurs larves sont
énormes, elles aussi; pour les Indiens du Névada,
les chenilles de Coloradia pandora représentent
un excellent aliment. Ces larves confectionnent
de robustes cocons de soie qui sont exploités.
Parmi les rares espèces européennes de Saturniidés, nous citerons: Saturnia pyri localisée en
Italie, en Afrique du nord et en Asie Mineure.
C’est le Grand Paon de nuit, le plus grand Insecte
La famille
des Saturniidés
299
sont très nuisibles.
quatre grammes; il possède en outre deux grosses
glandes qui occupent les deux tiers du corps. Sa
couleur ivoire devient translucide; il cesse presque complètement de se nourrir et erre constamment. Les paysans savent que le moment est venu
de lui préparer une « cabane » artificielle confectionnée avec des branches serrées flexibles, disposées en forme d’arcade. Le Ver se débarrasse alors
des derniers restes d’aliments et «monte », c’està-dire qu’il grimpe sur une branche où il se fixe
à l’aide de fils robustes; puis il commence à tisser
son cocon de soie.
La sécrétion de la soie a lieu par l’intermédiaire
de grosses glandes; chacune fournit un fil. Les
deux fils sont groupés grâce à la sécrétion d’autres
formations glandulaires; ainsi se forme un fil robuste qui sort d’un orifice situé au voisinage de
la bouche. Le Ver à soie fixe d’abord les limites
de son cocon; à cet effet, il se retourne dans tous
les sens, puis il n’agite que la partie antérieure du
corps et finalement, c’est la tête seule qui bouge.
Celle-ci accomplit, avec une adresse extraordinaire,
un mouvement en forme de huit; pour enrouler un
fil mesurant un kilomètre et demi de long, la tête
du Ver à soie doit accomplir trois cent mille
mouvements! Le cocon est constitué de quatre
cents mètres de soie au moins; il peut être de formes differentes: ovale, arrondi, ou étranglé en son
milieu. Sa couleur varie du blanc au jaune orange,
en passant par toutes les nuances du jaune. Les fils
qui le composent sont unis et soudés par une substance qu’on appelle « séricine ». Lorsque les cocons
sont prêts, a lieu le ramassage qui consiste à lés
détacher des branches et à tuer la chrysalide
qu’ils contiennent à l’aide de poêles dégageant
une chaleur sèche. Les cocons sont alors prêts
pour le dévidage. Un certain nombre de cocons
sont épargnés pour assurer le maintien de l’élevage. Dans ce but, on divise les cocons contenant
les chrysalides de sexes différents. L’opération
s’effectue en appréciant le poids de la chrysalide;
les femelles sont en effet toujours plus lourdes
que les mâles. Trois semaines après, les Papillons
naissent et s’accouplent. Les mâles meurent tout
de suite après; chaque femelle est enfermée dans
un petit sac de papier perforé; avant de mourir
elle y pond pendant deux jours une couche régulière de plusieurs centaines d’œufs à raison de
deux œufs à la minute.
L’ancêtre du Ver à soie serait, paraît-il, une
autre espèce de la famille des Bombycidés: Theophila mandarina, qui donne une soie moins belle
et moins résistante que celle de Bombyx morï.
Les Saturniidés ou Attacidés sont des Papillons
très répandus surtout dans les régions tropicales;
leurs tailles sont très variées; ils peuvent atteindre
jusqu’à vingt-cinq centimètres d’envergure; ce sont
donc certains des plus grands Insectes du monde.
Leurs ailes ont, au centre, une zone transparente;
ils n’ont pas de véritable trompe. Leurs larves sont
énormes, elles aussi; pour les Indiens du Névada,
les chenilles de Coloradia pandora représentent
un excellent aliment. Ces larves confectionnent
de robustes cocons de soie qui sont exploités.
Parmi les rares espèces européennes de Saturniidés, nous citerons: Saturnia pyri localisée en
Italie, en Afrique du nord et en Asie Mineure.
C’est le Grand Paon de nuit, le plus grand Insecte
La famille
des Saturniidés
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