Ci-dessus: Hespériidé de l’espèce ”Ochlodes venata”. Ci-dessous: ”Papilio demetrius”.
Papilionidé exotique.
surmonté d’orangé sur les ailes postérieures. La
chenille vit sur le pêcher, l’amandier, le cerisier,
le prunier, etc.
Zerynthia hypsipyle ou T hais polixena est un
Papillon de taille moyenne aux ailes dépourvues
de prolongement; sa coloration jaune est ornée
d’un dessin noir, compliqué mais régulier, et de
légères touches de bleu et de rouge. On le rencontre dans les lieux chauds et humides. La chenille porte des tubercules charnus et une courte
pubescence; elle vit sur les aristoloches.
Les Parnassius, qui se rencontrent en montagne, ont des ailes diaphanes, dépourvues de
queue, blanches et ne présentant que de rares
écailles; les postérieures portent des dessins noirs
et gris, et des taches ocellées blanches, cerclées
de noir et de rouge. A ce genre, appartiennent
les trois espèces suivantes: l’Apollon (Parnassius
apollo) le plus grand des trois, qui vit sur les
plantes à feuilles persistantes et sur les Sedum,
Parnassius phoebus dont les ailes antérieures portent une petite tache rouge, et dont la chenille
se développe sur les saxifrages, et enfin, Parnassius mnemosyne, sans tache rouge et ne présentant que peu de noir, qui vit de préférence
sur les Corydalis.
Les Lycénidés ou Lycènes
Alors que les Papilionidés sont grands et majestueux, les Lycénidés sont de gracieux petits
Papillons, à la livrée ornée de brillantes couleurs
souvent différentes d’un sexe à l’autre. Cependant,
l’intérêt de la famille ne réside pas seulement
dans les coloris vifs ou sombres des adultes; il
vient aussi de la constitution et des mœurs des
larves, souvent négligées à cause de leur aspect.
Celles-ci présentent en effet diverses particularités
qui les rendent beaucoup plus intéressantes que
les larves des autres familles. Courtes et trapues,
elles ont un tégument glabre, ou durci, ou enrichi
de tubercules, et ressemblent à de petites Limaces,
ou encore à des Cloportes.
Bien qu’il existe souvent une hostilité déclarée
entre les Fourmis et les chenilles, certaines larves
de Lycénidés vivent en commensales de certains
Hyménoptères. Les larves du genre Maculinea,
surtout, habitent les fourmilières où elles dévorent
les larves de Fourmis, fournissant en échange des
sécrétions sucrées, produites par des organes dits
myrmécophiles. Ceux-ci sont des formations particulières, placées sur les sixième et septième
segments abdominaux, et se présentant, au repos,
comme des fentes. La femelle de Maculinea arion
pond ses œufs sur un plant de thym, au voisinage
d’un nid de Fourmis. La chenille reste sur la
plante jusqu’à la troisième mue; puis elle descend
et se met à errer de-ci de-là. Elle ne tarde pas à
rencontrer une Fourmi qui s’empresse de la caresser, des pattes et des antennes, pour stimuler
la sécrétion de liquide sucré, puis qui la saisit
dans ses mandibules et la transporte dans la
fourmilière. La chenille passe alors tout l’hiver
à l’abri, se nourrissant des larves de ses hôtes.
Au printemps, elle se transforme en nymphe, et
enfin, en Insecte parfait. Le Lépidoptère connaît
alors le moment le plus périlleux de sa vie, car
les Fourmis se jettent sur lui; dans certains cas,
il est muni d’écailles caduques qui encombrent
les mandibules de ses agresseurs et lui permettent
de se ruer vers la sortie.
Cependant toutes les larves de la famille ne
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Papilionidé exotique.
surmonté d’orangé sur les ailes postérieures. La
chenille vit sur le pêcher, l’amandier, le cerisier,
le prunier, etc.
Zerynthia hypsipyle ou T hais polixena est un
Papillon de taille moyenne aux ailes dépourvues
de prolongement; sa coloration jaune est ornée
d’un dessin noir, compliqué mais régulier, et de
légères touches de bleu et de rouge. On le rencontre dans les lieux chauds et humides. La chenille porte des tubercules charnus et une courte
pubescence; elle vit sur les aristoloches.
Les Parnassius, qui se rencontrent en montagne, ont des ailes diaphanes, dépourvues de
queue, blanches et ne présentant que de rares
écailles; les postérieures portent des dessins noirs
et gris, et des taches ocellées blanches, cerclées
de noir et de rouge. A ce genre, appartiennent
les trois espèces suivantes: l’Apollon (Parnassius
apollo) le plus grand des trois, qui vit sur les
plantes à feuilles persistantes et sur les Sedum,
Parnassius phoebus dont les ailes antérieures portent une petite tache rouge, et dont la chenille
se développe sur les saxifrages, et enfin, Parnassius mnemosyne, sans tache rouge et ne présentant que peu de noir, qui vit de préférence
sur les Corydalis.
Les Lycénidés ou Lycènes
Alors que les Papilionidés sont grands et majestueux, les Lycénidés sont de gracieux petits
Papillons, à la livrée ornée de brillantes couleurs
souvent différentes d’un sexe à l’autre. Cependant,
l’intérêt de la famille ne réside pas seulement
dans les coloris vifs ou sombres des adultes; il
vient aussi de la constitution et des mœurs des
larves, souvent négligées à cause de leur aspect.
Celles-ci présentent en effet diverses particularités
qui les rendent beaucoup plus intéressantes que
les larves des autres familles. Courtes et trapues,
elles ont un tégument glabre, ou durci, ou enrichi
de tubercules, et ressemblent à de petites Limaces,
ou encore à des Cloportes.
Bien qu’il existe souvent une hostilité déclarée
entre les Fourmis et les chenilles, certaines larves
de Lycénidés vivent en commensales de certains
Hyménoptères. Les larves du genre Maculinea,
surtout, habitent les fourmilières où elles dévorent
les larves de Fourmis, fournissant en échange des
sécrétions sucrées, produites par des organes dits
myrmécophiles. Ceux-ci sont des formations particulières, placées sur les sixième et septième
segments abdominaux, et se présentant, au repos,
comme des fentes. La femelle de Maculinea arion
pond ses œufs sur un plant de thym, au voisinage
d’un nid de Fourmis. La chenille reste sur la
plante jusqu’à la troisième mue; puis elle descend
et se met à errer de-ci de-là. Elle ne tarde pas à
rencontrer une Fourmi qui s’empresse de la caresser, des pattes et des antennes, pour stimuler
la sécrétion de liquide sucré, puis qui la saisit
dans ses mandibules et la transporte dans la
fourmilière. La chenille passe alors tout l’hiver
à l’abri, se nourrissant des larves de ses hôtes.
Au printemps, elle se transforme en nymphe, et
enfin, en Insecte parfait. Le Lépidoptère connaît
alors le moment le plus périlleux de sa vie, car
les Fourmis se jettent sur lui; dans certains cas,
il est muni d’écailles caduques qui encombrent
les mandibules de ses agresseurs et lui permettent
de se ruer vers la sortie.
Cependant toutes les larves de la famille ne
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