et dans la Cordillère des Andes, à plus de 5 500
m. d’altitude.
Dans le genre Pieris, il convient de mentionner
les espèces: Pieris brassicae, Pieris rapae et Pieris
napi. La première, connue sous le nom de ”Piéride du chou”, est la plus grosse et la plus nuisible
des trois. Elle donne généralement deux générations par an, l’une au printemps et l’autre en
automne. Sa livrée est blanche; les ailes antérieures ont la pointe ourlée de noir, et les postérieures portent une tache également noire. Chez
les femelles, les ailes antérieures s’ornent encore
de deux taches noires, et d’un trait de même
couleur sur leur bord inférieur. Les larves vivent
isolément ou par petits groupes sur les Crucifères
cultivées, causant les plus grands dommages; heureusement, leur multiplication est enrayée par
certains parasites appartenant aux Hyménoptères
et aux Diptères. De temps en temps, les Piérides
apparaissent en nombre considérable; mais ces
éclosions massives ne se reproduisent jamais deux
années de suite, car elles sont immédiatement
compensées par une multiplication correspondante
des parasites. Parmi ces derniers, les deux plus
importants sont des Hyménoptères: Apanteles (ou
Microgaster) glomeratus et Pteromalus puparum;
le premier vit aux dépens de la chenille sur la
dépouille de laquelle il tisse des cocons jaunes,
l’autre vit dans la chrysalide et ne la quitte qu’au
printemps, après l’avoir vidée.
La Piéride de la rave (Pieris rapae) est beaucoup moins grande que la précédente, à laquelle
elle ressemble; elle se montre aussi moins nuisible. Enfin, la plus petite des trois est la Piéride
du navet (Pieris napi), reconnaissable à ses nervures légèrement soulignées de gris.
Les Citrons
Groupe de Lycènes. Leurs chenilles vivent souvent dans les fourmilières, se nourrissant de la couvée de leurs hôtes.
Les représentants du genre Gonepteryx font
partie des plus beaux Papillons européens par
l’élégance de leur forme. Chez le Citron commun
(Gonepteryx rhamni) qui apparaît au début du
printemps, le mâle est d’un jaune soufre et porte
une petite tache orangée sur chaque aile; par
contre, la femelle, d’un blanc verdâtre, est presque
identique à celle du Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra) dont le mâle porte une grande
tache orangée sur les ailes antérieures. Les deux
espèces ont le dessous des ailes d’un jaune verdâtre; cette couleur, jointe à la forme de leurs
ailes postérieures, leur permet de se dissimuler
parfaitement: on peut les prendre pour des feuilles
quand ils sont posés sur une plante, avec leurs
ailes repliées.
Font encore partie de la famille des Piérididés:
le Gazé (Aporia crataegi) qui est blanc avec des
nervures noires, l’Aurore (Anthocharis cardamines) dont le mâle a les ailes antérieures presque
entièrement orangées, les Colias, colorés d’orangé,
de jaune et de brun: Colias phicomone, Colias
palaeno, Colias hyale connu sous le nom de "Soufré”, et Colias croceus appelé ”Souci”, et enfin,
les représentants du genre Leptidea, tel que la
Piéride de la Moutarde (Leptidea sinapis).
Les Papilionidés
Comme les Piérididés, les Papilionidés sont
représentés sur toute la surface du globe, sauf
dans les régions arctiques. La famille n est pas
très nombreuse, mais compte des exemplaires
d’une grande beauté, surtout chez les espèces
exotiques.
Tous les Papilionidés sont caractérisés par des
ailes postérieures munies d’une seule nervure
anale, et qui laissent, au repos, l’abdomen à
découvert. Malgré la grande variété de leurs formes et de leurs couleurs, les chenilles se reconnaissent très facilement: elles présentent toutes
un organe particulier, appelé osmaterium. Celuici, placé dans un sillon entre la tête et le thorax,
est habituellement de couleur jaune ou orangée,
en forme d’Y, et protractile; c’est un organe de
défense qui se dresse, quand l’animal est en danger, pour émettre une odeur désagréable.
Le Papilionidé le plus répandu dans toute
l’Europe est certainement le Machaon (Papilio
machaon), si connu qu’il est inutile de le décrire.
Rappelons plutôt que sa chenille, verte et ornée
de rayures noires et de points rouges, ravage le
persil, la carotte, le fenouil, et plusieurs autres
Ombellifères.
Pterourus alexanor ou Papilio alexanor est
légèrement plus petit que le précédent.
Le Flambé (Iphiclides podalirius ou Papilio
podalirius) se rencontre dans toutes les prairies et
dans tous les jardins, et montre une grande prédilection pour les arbres en fleurs; sa livrée est
d’un jaune plus pâle que celui du Machaon, agrémentée de bandes noires, et d’un ocelle bleu
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