Comme le montre cette photographie, certains représentants du genre ”Vanessa” font partie des plus beaux Papillons diurnes.
se fixent par les pattes postérieures sur une branche avec laquelle elles font un certain angle et
ressemblent ainsi à un petit rameau; d’autres se
mettent en spirale autour de leur support; d’autres
s’enroulent sur elles-mêmes et se laissent tomber
sur le sol où elles font ”le mort”; beaucoup se
confondent par mimétisme avec le milieu ambiant,
grâce à leurs couleurs, à leurs dessins compliqués,
et à différents appendices, poils et verrues; certaines sont munies d’organes protractiles capables
de répandre une odeur très désagréable: ainsi, la
chenille de Dicranura vinula, dont le corps se
termine par deux appendices en queue d’Hirondelle, peut faire jaillir deux filaments rouges qu’elle agite d’une manière menaçante, tout en émettant un liquide à l’odeur âcre.
Les chenilles de Lépidoptères présentent donc
une grande variété de moyens de dissimulation
ou d’intimidation, qui compense leur inaptitude
à une défense active. Pour les prédateurs qui
ne reculent pas devant l’attitude menaçante ou
l’odeur nauséabonde, elles constituent une proie
facile; les Insectivores en détruisent de grandes
quantités et maintiennent ainsi l’équilibre biologique.
Alors que les adultes se nourrissent de nectar, ou ne prennent aucun aliment, se contentant
des réserves accumulées pendant la vie larvaire,
les chenilles sont essentiellement phytophages.
Elles s’attaquent au bois, aux fleurs, aux fruits,
aux graines, et surtout aux feuilles dont elles
ne laissent le plus souvent que les nervures. Certaines espèces se nourrissent de n’importe quelle
plante, d’autres ne consomment que les végétaux
appartenant à une famille, ou même, à une espèce
précise. La chenille de Zerynthia hypsipyle est
l’une des plus spécialisées: privée des feuilles
d’une certaine espèce d’aristoloche, elle se laisse
mourir de faim.
La durée de la vie larvaire est très variable
d’une espèce à l’autre. Généralement, les larves
se développent d’une manière continue depuis
l’éclosion de l’œuf jusqu’à la nymphose; pour
certaines, ce développement ne demande que quelques jours, et pour d’autres, vivant dans des galeries creusées dans le bois, les Cossidés par exemple, il peut durer jusqu’à deux et trois ans. Ceci
s’explique par le fait que le bois contient peu de
substances nutritives; la larve est donc contrainte
d’en manger de grandes quantités pour se procurer les substances qui lui sont nécessaires. D’autre part, la durée de la vie larvaire dépend aussi
de la température: une légère élévation de celle-ci
accélère le développement, tandis qu’un abaissement le ralentit.
Certains Lépidoptères sont liés, par des rapports de diverses natures, avec d’autres espèces
animales, aux dépens desquelles ils se développent.
Par exemple, quelques larves grandissent sous la
protection des Fourmis qui apprécient leurs sécrétions sucrées; d’autres vivent chez les Termites,
se nourrissant de bois déjà broyé, sous la surveillance des soldats. Ces larves se développent évidemment à l’abri de tout danger.
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