Bel exemplaire de Grand Mars changeant C’Apatura iris”). Cette espèce est caractérisée par l’iridescence des ailes qui changent de couleur suivant
l’incidence de la lumière. Ces Papillons volent très haut et sont difficiles à capturer.
pigment particulier, soit de l’air dont certaines
écailles sont remplies. De formes très variables,
les écailles ne sont pas autre chose que des poils
modifiés, dilatés et aplatis; et de fait, il existe
toute une série de formes intermédiaires entre
les écailles piliformes et les écailles les plus
larges et les plus plates. La forme la plus commune
est celle d’une petite feuille au sommet dentelé
et à la base munie d’un pédoncule. Les mâles de
différentes espèces possèdent des écailles modifiées,
dites ”écailles androconiales”, dispersées ou groupées, et formant des taches particulières.
Un petit groupe de Lépidoptères présente des
ailes totalement dépourvues d’écailles; chez certaines espèces, il existe encore quelques zones
transparentes, mais chez le plus grand nombre,
les ailes sont entièrement recouvertes d’écailles
composant des dessins caractéristiques. Pour décrire ceux-ci avec précision, il a fallu créer toute
une terminologie, en tenant compte de la forme
et de la localisation. Contentons-nous de rappeler
que les dessins présentent toujours les mêmes
caractères, non seulement chez les espèces d’un
même genre, mais encore chez les genres dérivés
d’une même souche. En général, les espèces congénères ne diffèrent que par quelques détails de
la couleur et du dessin. Des expériences ont permis
de constater qu’on obtient certaines variations de
coloration en mettant les larves et les nymphes
dans des conditions particulières, à des époques
déterminées.
Les ailes sont des expansions membraneuses
de la paroi latéro-dorsale du thorax, dont les deux
faces (supérieure et inférieure), étroitement accolées, sont tendues par les nervures, petits canaux
chitinisés. A l’éclosion du Papillon, ces canaux
sont remplis d’hémolymphe dont la pression provoque l’extension des ailes. Chacune de celles-ci
est divisée en plusieurs régions qui ont reçu des
noms particuliers; les nervures, très importantes
comme nous le verrons pour la classification des
Papillons, sont également désignées d’une manière
très précise.
De nombreux Hétérocères ont les ailes d’un
même côté reliées par des dispositifs particuliers:
d’une part, le ”joug” ou jugum constitué par une
languette de l’aile antérieure qui se place à cheval
sur le bord de l’aile postérieure, d’autre part le
"frein”, représenté par une ou plusieurs soies
rigides qui s’engagent dans un repli ou se fixent
sur un crochet de l’aile antérieure correspondante
— repli ou crochet formé d’une masse d’écailles
ou de poils —. Les Rhopalocères, sauf une seule
exception, ne possèdent pas ces dispositifs, et
leurs ailes sont simplement superposées, l’une
recouvrant une partie de l’autre. Dans quelques
espèces, assez rares, les femelles sont dépourvues
d’ailes ou n’ont que des ailes atrophiées.
Les yeux sont grands, globuleux ou ovales,
et composés d’ommatidies dont le nombre varie
de 11 000 chez les Cossus à 27 000 chez Herse convolvuli. L’appareil buccal diffère suivant les espè277
l’incidence de la lumière. Ces Papillons volent très haut et sont difficiles à capturer.
pigment particulier, soit de l’air dont certaines
écailles sont remplies. De formes très variables,
les écailles ne sont pas autre chose que des poils
modifiés, dilatés et aplatis; et de fait, il existe
toute une série de formes intermédiaires entre
les écailles piliformes et les écailles les plus
larges et les plus plates. La forme la plus commune
est celle d’une petite feuille au sommet dentelé
et à la base munie d’un pédoncule. Les mâles de
différentes espèces possèdent des écailles modifiées,
dites ”écailles androconiales”, dispersées ou groupées, et formant des taches particulières.
Un petit groupe de Lépidoptères présente des
ailes totalement dépourvues d’écailles; chez certaines espèces, il existe encore quelques zones
transparentes, mais chez le plus grand nombre,
les ailes sont entièrement recouvertes d’écailles
composant des dessins caractéristiques. Pour décrire ceux-ci avec précision, il a fallu créer toute
une terminologie, en tenant compte de la forme
et de la localisation. Contentons-nous de rappeler
que les dessins présentent toujours les mêmes
caractères, non seulement chez les espèces d’un
même genre, mais encore chez les genres dérivés
d’une même souche. En général, les espèces congénères ne diffèrent que par quelques détails de
la couleur et du dessin. Des expériences ont permis
de constater qu’on obtient certaines variations de
coloration en mettant les larves et les nymphes
dans des conditions particulières, à des époques
déterminées.
Les ailes sont des expansions membraneuses
de la paroi latéro-dorsale du thorax, dont les deux
faces (supérieure et inférieure), étroitement accolées, sont tendues par les nervures, petits canaux
chitinisés. A l’éclosion du Papillon, ces canaux
sont remplis d’hémolymphe dont la pression provoque l’extension des ailes. Chacune de celles-ci
est divisée en plusieurs régions qui ont reçu des
noms particuliers; les nervures, très importantes
comme nous le verrons pour la classification des
Papillons, sont également désignées d’une manière
très précise.
De nombreux Hétérocères ont les ailes d’un
même côté reliées par des dispositifs particuliers:
d’une part, le ”joug” ou jugum constitué par une
languette de l’aile antérieure qui se place à cheval
sur le bord de l’aile postérieure, d’autre part le
"frein”, représenté par une ou plusieurs soies
rigides qui s’engagent dans un repli ou se fixent
sur un crochet de l’aile antérieure correspondante
— repli ou crochet formé d’une masse d’écailles
ou de poils —. Les Rhopalocères, sauf une seule
exception, ne possèdent pas ces dispositifs, et
leurs ailes sont simplement superposées, l’une
recouvrant une partie de l’autre. Dans quelques
espèces, assez rares, les femelles sont dépourvues
d’ailes ou n’ont que des ailes atrophiées.
Les yeux sont grands, globuleux ou ovales,
et composés d’ommatidies dont le nombre varie
de 11 000 chez les Cossus à 27 000 chez Herse convolvuli. L’appareil buccal diffère suivant les espè277
