Ci-dessus et ci-dessous: Dytique marginé ("Dytiscus marginaïis”). Les Dytiques,
aussi bien à l’état larvaire qu’adulte, sont de féroces prédateurs; ils attaquent n’importe quel animal passant dans leur voisinage.
que les femelles) interrompit ses efforts et explora
les alentours; après avoir découvert que la brique
était entourée de terre, il se cacha de nouveau
sous le cadavre, essayant de le déplacer de son
socle; les efforts désordonnés des autres Nécrophores anéantissaient toutefois les siens; enfin
deux mâles allèrent de concert inspecter le terrain environnant et, s’étant eux aussi rendus
compte de l’obstacle, unirent leurs efforts qui
furent enfin couronnés de succès. Ces faits démontrent que les Nécrophores sont incapables de
communiquer entre eux; tout en travaillant ensemble, une sorte de barrière les sépare. Ils sont
capables, toutefois, de reconnaître les liens qui
soutiennent une Souris puisqu’ils les coupent avec
leurs mandibules pour faire tomber leur proie;
si les liens sont trop solides, ils rongent le membre
qui est attaché.
La nourriture est enfoncée dans le sol; dès
que l’animal est enterré, tous les Nécrophores le
mordent puis le quittent, ne laissant qu’un seul
couple sur place pour profiter du butin. Le mâle
demeure inactif; la femelle se charge de pourvoir
de nourriture les futures larves. Elle commence
à mâcher le cadavre jusqu’à ce que les poils ou
les plumes tombent et que les os se détachent.
La chair est ainsi en partie "travaillée”, malaxée,
humectée de salive; cette réserve de nourriture
commence alors à se décomposer en devenant
molle et verdâtre. Entre-temps, la mère creuse
un tunnel en arcade et y dépose les œufs contre
ses parois; ensuite elle recommence à mâcher la
chair putréfiée. Lorsque les larves sont sur le
point d’éclore, la femelle du Nécrophore se rend
dans son tunnel en exhalant une forte odeur
de musc; ensuite elle revient à son "garde-manger” et y creuse une sorte de cratère qu’elle
remplit de salive. Les larves guidées soit par
l’odeur qu’a laissée leur mère, soit par celle de
la nourriture, se dirigent vers la viande putréfiée
en passant à travers le tunnel ou à travers les
parois de leur gîte. Un "banquet hallucinant” se
déroule alors dans l’obscurité totale: les larves
tendent leurs bouches affamées, et la mère, du
haut de son cratère, lèche les liquides qui s’y
forment en les dégorgeant à ses larves. Puis
celles-ci se nourrissent seules; à chaque mue elles
demeurent immobiles pendant quelques jours;
pendant cette période leur mère recommence à
les nourrir. Les individus sortent au bout de vingt
jours environ.
Parmi les Silphidés, on peut signaler: le Nécrophore-guêpe (Necrophorus vespillo), les Thanatophiles parmi lesquels Thanatophilus sinuatus,
long d’un centimètre, gris sombre et qui pullule
sur les cadavres; nous y ajouterons Sïlpha obscur a.
noire, aux élytres munis de carènes longitudinales
plus ou moins bien développées; sa longueur varie
de un à trois centimètres environ.
Parmi les Staphylinoïdes, certaines petites familles comprennent des espèces de petite taille
et même minuscules dont la plupart vivent dans
le terreau. Il en est ainsi des Hydroscaphidés,
notamment Hydroscapha gyrinoides, qui vit dans
les cours d’eau.
Les Scaphidiidés, eux, vivent dans les champignons et dans le terreau qui les entoure; ils
ont une forme ovoïde, et une couleur noire; ils
mesurent d’un millimètre et demi à six millimètres environ. Nous citerons: Scaphidium quadrimaculatus, qui est noir avec quatre taches rouges
sur les élytres.
Citons aussi, pour terminer, les Scydménidés
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