tères cavernicoles découverts; ses élytres sont
presque sphériques et recouvrent un corps très
plat, de sorte que ces ailes forment une sorte de
cloche d’air atténuant les variations d’humidité
et de température.
Les Catopidés cavernicoles ont une importance
énorme pour les études bio-géographiques et évolutionnistes; en effet, ces Insectes ont subi des
modifications profondes et ils sont étroitement
liés à leur milieu par des limites de température
et d’humidité. C’est ainsi qu’on a pu démontrer
l’union ou la séparation de certains territoires,
au cours des périodes géologiques les plus récentes,
grâce à la présence ou à l’absence de certaines
espèces ou genres de ce groupe.
Parmi les Catopidés, les genres les plus importants sont: Leptodirus, Bathysciotes, Oryotus,
Orostygia, Neobathyscia, Aphaotus, Boldoria,
Speonomus, Bathysciola et Parabathyscia.
Parmi les Catopidés non cavernicoles, il faut
mentionner les Catops, les Nargus et les Colon,
fréquents dans les couches de feuilles ou sur
des animaux morts et enfin les Choleva, que l’on
trouve aussi dans les cavernes.
Leptinidés et Platypsyllidés
Nous étudions ici à part les Leptinus qui,
selon certains auteurs, constituent une sous-famille des Catopidés et, selon certains autres,
forment une véritable famille distincte. Leptinus
testaceus est ovale, très aplati, sans yeux et jaunâtre clair; ses mœurs sont assez mystérieuses;
en effet on le trouve souvent dans les terriers
de certains Rongeurs, mais il est aussi l’hôte de
quelques Bombus (Hyménoptères) et parfois même
on le découvre aussi dans les grottes. Il est probable que ces animaux ont des mœurs souterraines; ils hantent les terriers des Rongeurs à
cause de la température et de l’humidité constantes qui y régnent et de la nourriture qui y
abonde; dans les nids des Hyménoptères, ils sont
attirés par les matières sucrées qui s’y trouvent.
Nous citerons encore quelques autres espèces
intéressantes: Platypsyllus castoris vivant, en Europe et au Canada, dans la fourrure des Castors
qu’il ne quitte jamais tant que l’animal est vivant,
Sylphopsyllus desmanae qui est hébergé dans la
fourrure du Desman. Ces deux Insectes, à l’aspect
aplati, ont des larves aveugles, aux appendices
buccaux réduits. Ils vivent, paraît-il, de la sueur
de la peau et des produits de sa desquamation.
Silphidés, les Nécrophores
Parmi toutes celles appartenant aux Staphylinoïdes, la famille des Silphidés est peut-être la
plus connue des profanes et ceci en raison de
certains de leurs représentants: les Nécrophores.
En général, les Silphidés ont une livrée toute
noire, parfois striée de rouge ou d’orange sur
les élytres. Leur taille va de cinq millimètres à
quatre centimètres environ. On les trouve souvent
sur les cadavres ou sur des matières en putréfaction; d’autres se nourrissent de Mollusques
terrestres.
Ablattaria laevigata vit le long des plages;
c’est un prédateur vorace d’Escargots. Cette espèce
préfère les Mollusques à coquille et néglige complètement ceux qui en sont dépourvus. Lorsqu’un
Voici un Hydrophile mangeant un Escargot. Ce Coléoptère n’est pas exclusivement
carnivore, il se nourrit aussi de végétaux. C’est un excellent nageur, grâce à la forme
de son corps et à ses pattes postérieures munies de poils disposés en frange, qui lui
permettent de ramer vigoureusement.
Escargot passe à sa portée, cet Insecte l’attaque
en le mordant et lui injecte des sucs salivaires.
L’Escargot se défend en sécrétant de la bave ou
en se retirant dans sa coquille tandis que l’insecte
ne cesse de le mordre. Lorsque le Mollusque est
rentré dans sa coquille, complètement paralysé,
Ablattaria y pénètre à son tour et commence à
le dévorer; il consomme la chair amollie par les
sucs qu’il a sécrétés.
Au moment de la ponte des œufs, ce Silphidé
mange en moyenne un Escargot tous les deux
jours; il pond ses œufs, au nombre d’une dizaine
environ, dans une niche creusée à quelques centimètres de profondeur dans le sol.
Mais, comme nous l’avons dit, les Silphidés les
plus connus sont les Nécrophores.
Ces Insectes ont un instinct plus évolué que
celui de beaucoup d’autres espèces; grâce à certains de leurs comportements, ils méritent une
place à part parmi les Coléoptères. Les expériences
de Fabre sont très significatives à cet égard. Ayant
trouvé une Souris morte sur une brique, quatre
Nécrophores, trois mâles et une femelle, essayèrent
en vain, pendant des heures, de l’enterrer. A un
certain moment, un mâle (les mâles sont, dans
ce groupe, presque toujours plus entreprenants
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presque sphériques et recouvrent un corps très
plat, de sorte que ces ailes forment une sorte de
cloche d’air atténuant les variations d’humidité
et de température.
Les Catopidés cavernicoles ont une importance
énorme pour les études bio-géographiques et évolutionnistes; en effet, ces Insectes ont subi des
modifications profondes et ils sont étroitement
liés à leur milieu par des limites de température
et d’humidité. C’est ainsi qu’on a pu démontrer
l’union ou la séparation de certains territoires,
au cours des périodes géologiques les plus récentes,
grâce à la présence ou à l’absence de certaines
espèces ou genres de ce groupe.
Parmi les Catopidés, les genres les plus importants sont: Leptodirus, Bathysciotes, Oryotus,
Orostygia, Neobathyscia, Aphaotus, Boldoria,
Speonomus, Bathysciola et Parabathyscia.
Parmi les Catopidés non cavernicoles, il faut
mentionner les Catops, les Nargus et les Colon,
fréquents dans les couches de feuilles ou sur
des animaux morts et enfin les Choleva, que l’on
trouve aussi dans les cavernes.
Leptinidés et Platypsyllidés
Nous étudions ici à part les Leptinus qui,
selon certains auteurs, constituent une sous-famille des Catopidés et, selon certains autres,
forment une véritable famille distincte. Leptinus
testaceus est ovale, très aplati, sans yeux et jaunâtre clair; ses mœurs sont assez mystérieuses;
en effet on le trouve souvent dans les terriers
de certains Rongeurs, mais il est aussi l’hôte de
quelques Bombus (Hyménoptères) et parfois même
on le découvre aussi dans les grottes. Il est probable que ces animaux ont des mœurs souterraines; ils hantent les terriers des Rongeurs à
cause de la température et de l’humidité constantes qui y régnent et de la nourriture qui y
abonde; dans les nids des Hyménoptères, ils sont
attirés par les matières sucrées qui s’y trouvent.
Nous citerons encore quelques autres espèces
intéressantes: Platypsyllus castoris vivant, en Europe et au Canada, dans la fourrure des Castors
qu’il ne quitte jamais tant que l’animal est vivant,
Sylphopsyllus desmanae qui est hébergé dans la
fourrure du Desman. Ces deux Insectes, à l’aspect
aplati, ont des larves aveugles, aux appendices
buccaux réduits. Ils vivent, paraît-il, de la sueur
de la peau et des produits de sa desquamation.
Silphidés, les Nécrophores
Parmi toutes celles appartenant aux Staphylinoïdes, la famille des Silphidés est peut-être la
plus connue des profanes et ceci en raison de
certains de leurs représentants: les Nécrophores.
En général, les Silphidés ont une livrée toute
noire, parfois striée de rouge ou d’orange sur
les élytres. Leur taille va de cinq millimètres à
quatre centimètres environ. On les trouve souvent
sur les cadavres ou sur des matières en putréfaction; d’autres se nourrissent de Mollusques
terrestres.
Ablattaria laevigata vit le long des plages;
c’est un prédateur vorace d’Escargots. Cette espèce
préfère les Mollusques à coquille et néglige complètement ceux qui en sont dépourvus. Lorsqu’un
Voici un Hydrophile mangeant un Escargot. Ce Coléoptère n’est pas exclusivement
carnivore, il se nourrit aussi de végétaux. C’est un excellent nageur, grâce à la forme
de son corps et à ses pattes postérieures munies de poils disposés en frange, qui lui
permettent de ramer vigoureusement.
Escargot passe à sa portée, cet Insecte l’attaque
en le mordant et lui injecte des sucs salivaires.
L’Escargot se défend en sécrétant de la bave ou
en se retirant dans sa coquille tandis que l’insecte
ne cesse de le mordre. Lorsque le Mollusque est
rentré dans sa coquille, complètement paralysé,
Ablattaria y pénètre à son tour et commence à
le dévorer; il consomme la chair amollie par les
sucs qu’il a sécrétés.
Au moment de la ponte des œufs, ce Silphidé
mange en moyenne un Escargot tous les deux
jours; il pond ses œufs, au nombre d’une dizaine
environ, dans une niche creusée à quelques centimètres de profondeur dans le sol.
Mais, comme nous l’avons dit, les Silphidés les
plus connus sont les Nécrophores.
Ces Insectes ont un instinct plus évolué que
celui de beaucoup d’autres espèces; grâce à certains de leurs comportements, ils méritent une
place à part parmi les Coléoptères. Les expériences
de Fabre sont très significatives à cet égard. Ayant
trouvé une Souris morte sur une brique, quatre
Nécrophores, trois mâles et une femelle, essayèrent
en vain, pendant des heures, de l’enterrer. A un
certain moment, un mâle (les mâles sont, dans
ce groupe, presque toujours plus entreprenants
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