sont capables de rentrer leur tête dans le prothorax et de replier les pattes dans les rainures
conçues à cet effet; puis ils demeurent totalement
immobiles. Leur comportement pourrait être comparé à celui des Tortues auxquelles ils ressemblent
d’ailleurs par leur aspect général.
Leur taille varie de deux millimètres environ
à un centimètre et demi; ils sont en général noirs,
tachetés parfois de rouge sur les élytres.
On trouve les Histéridés sur les cadavres, les
végétaux en putréfaction, sur les excréments de
divers animaux, sous l’écorce des arbres, dans les
champignons, les fourmilières et dans les termitières. Ce sont des prédateurs, ils attaquent les
larves des autres Insectes ainsi que les adultes.
Les Histéridés comprennent, en particulier, trois
espèces cavernicoles appartenant à trois genres
différents; ces Insectes sont dépourvus d’yeux.
L’une de ces espèces: Spelaeacritus anophthalmus
est caractéristique de l’Asie Mineure; deux d’entre
elles ne se trouvent qu’en Italie: Sardulus spelaeus
en Sardaigne et Spelaebraeus agazzii dans la Vénétie.
On peut aussi mentionner: Hister quadrimaculatus et Saprinus semistriatus.
Les Clavigéridés et les Psélaphidés sont deux
curieuses familles. Les premiers sont jaunes ou
jaune roux, longs de deux à trois millimètres;
leur tête est plutôt allongée et leur corps s’élargit
vers l’arrière; les élytres très courts laissent l’abdomen entièrement découvert. Les Clavigéridés
vivent dans les fourmilières dont ils sont les parasites; les Fourmis les soignent et les protègent,
parce qu’elles sont gourmandes de certaines substances sécrétées par leurs glandes. Comme nous
pourrons le constater un peu plus loin, cette forme
de parasitisme est très fréquente chez les Staphylinoïdes.
On peut signaler, par exemple: Claviger testaceus.
Les Psélaphidés comprennent des formes mesurant d’un demi millimètre à quatre mm. environ;
leur couleur est variée, noire ou jaune brunâtre
et parfois les élytres sont d’un rouge laque éclatant. Certains ressemblent vaguement aux Clavigéridés, tandis que d’autres rappellent plutôt les
Fourmis. Leurs élytres sont très courts et laissent
tout l’abdomen découvert; leurs palpes maxillaires
sont très développés et peuvent atteindre, dans
certains cas, la longueur des antennes. Certaines
espèces ont un dimorphisme sexuel assez net:
parfois, il est marqué chez les mâles par un
éperon terminal du tibia, d’autres fois les antennes présentent des déformations et des tubercules,
Un Staphylinidé. Sa forme allongée évoque celle des Perce-oreilles dont il se distingue cependant par l’absence des pinces que portent ceux-ci
à l’extrémité de l’abdomen. Par leur nombre, les Staphylinidés viennent en second rang parmi les Coléoptères (plus de vingt-cinq mille espèces).
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