Les Ténébrionidés du genre ”Blaps”, dont on voit ici un exemplaire, sont parfois appelés: Scarabées funèbres.
rement iridescentes. Cette irisation n’est pas due
à un pigment particulier mais à un phénomène
physique: les téguments sont en effet creusés
de minuscules sillons très rapprochés, et la lumière, réfléchie d’une manière qui "dépend de
l’angle d’incidence, se trouve ainsi décomposée.
Le groupe comprend des espèces qui peuvent
se ranger parmi les plus nuisibles. Popillia japonica, originaire du Japon, fut importée en Amérique du nord en même temps qu’un chargement
d’iris; de forme à peu près semi-sphérique, elle
a un tégument vert bronze et châtain. Dans ses
pays d’origine, son développement est limité par
de nombreux parasites qui l’empêchent de devenir un véritable fléau. Mais les exemplaires introduits aux États-Unis en 1917 n’y rencontrèrent
pas d’ennemis naturels; ils se multiplièrent d’une
manière incroyable, détruisant rapidement différents types de plantes; les adultes se nourrissent
des feuilles d’arbres fruitiers, et les larves rongent
les racines des plantes herbacées.
Parmi les autres genres, le plus connu est
Anomala qui compte plusieurs espèces. Ses représentants mesurent de 12 à 20 mm. de long, et
leur tégument, vert ou bleu métallique, peut
présenter des teintes dégradées; ils se nourrissent
aux dépens de différentes plantes et s’attaquent
également aux arbres fruitiers. Pendant la journée
ils restent fixés sur les feuilles, mais au crépuscule ils volent bruyamment autour des plantes
qui les abritent. Bien qu’ils soient très nuisibles,
ils ne font pas de ravages aussi désastreux que
les Popillia.
Dans ce genre, on peut citer: Anomala vitis
qui s’attaque à la vigne et Anomala ausonia.
Les Hannetons
La sous-famille des Mélolonthinés groupe toutes
les espèces au régime phytophage, tout au moins
à l’état larvaire, caractérisées par une massue
antennaire dépourvue de pubescence fournie sur
les derniers articles; ceux-ci ne portent en effet
que quelques poils rares.
Les Mélolonthinés sont représentés par plusieurs espèces dont certaines ont acquis une célébrité fort peu commune chez les Coléoptères. A
ce point de vue, la première place revient certainement au Hanneton commun (Melolontha
melolontha) très répandu sur l’Ancien continent
où il donne souvent la preuve de son pouvoir
destructeur. C’est un Insecte de 20 à 25 mm. de
long, marron clair, dont le dernier segment abdominal (pygidium) est prolongé par un petit appendice en forme de queue.
Il apparaît dans les campagnes au mois de
mai, mais on peut aussi le rencontrer au cours
des mois qui suivent ou précèdent cette date;
tous les trois ou quatre ans, il se produit une
éclosion plus importante qui peut quelquefois se
traduire par une véritable invasion, comparable
à celles des Sauterelles, par le nombre des individus et les ravages qu’ils exercent.
Les larves de Hanneton, ou Vers blancs, attaquent les racines de différentes plantes herbacées,
mais il semble qu’en approchant de leur maturité
elles s’attaquent aussi aux racines ligneuses des
arbres.
Comme la plus grande partie des Scarabéidés
phytophages, les Mélolonthinés restent suspendus
aux branches pendant la journée et ne prennent
leur vol qu’au crépuscule. Pour en capturer de
grandes quantités, il suffit de secouer les plantes
sur lesquelles ils se tiennent à l’aube, c’est-à-dire
au moment où ils sont engourdis par la fraîcheur
nocturne; ils tombent alors facilement sur le sol.
Au même groupe appartient le Hanneton
foulon (Polyphylla fullo), connu sous les noms
de ”Hanneton des pins”, "Scarabée des dunes”,
"Tigre”, "Meunier", "Hanneton peint", "Hanneton du Poitou”, ou encore ”Foulon”. Il mesure
25 à 35 mm. de long, et sa couleur brune est
tachetée de blanc. La massue antennaire du mâle
est beaucoup plus grande que celle de la femelle;
c’est une particularité d’ailleurs très répandue
dans ce groupe; elle est formée de grandes lamelles qui se replient au repos. Le Hanneton
foulon vit de préférence le long des plages (d’où
son nom de ”Scarabée des dunes”), sur les pins
maritimes dont il dévore les feuilles; mais il ne
dédaigne pas les autres végétaux et peut même
se rencontrer dans les régions montagneuses. La
larve se nourrit de racines.
Parmi les autres Mélolonthinés connus, il faut
citer: Rhizotrogus vernus, appelé ”Hanneton de
la Saint-Jean”, et Amphimallus solstitialis, portant le même nom commun ainsi que ceux
de "Hanneton de juin” ou "Petit Hanneton
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