L’ordre des
Coléoptères
En haut: Coléoptère du genre ”Otiorrhynchus”, le genre le plus riche en espèces de
tout le règne animal. En cas de danger, ces animaux se laissent tomber sur le sol
et y restent immobiles, simulant la mort. Ce moyen de défense est commun à de
nombreux Coléoptères. Au-dessous: Calandre du blé ("Sitophilus granaria”), Charançon qui provoque des dégâts énormes en s’attaquant au froment, au maïs, au riz, aux
pâtes alimentaires, etc. En bas: Grains de blé (très grossis) endommagés par ”Sitophilus granaria”.
Le mot Coléoptère vient du grec: koleos: étui
et pteron: aile. En effet, chez ces Insectes, les
ailes de devant, très robustes et fortement chitineuses, sont inaptes au vol et ne servent qu’à
protéger les ailes postérieures qui se replient sous
elles.
Les ailes antérieures portent le nom d’élytres,
et peuvent être libres ou soudées. Dans le premier
cas, l’insecte les soulève pour être en mesure de
déployer ses ailes postérieures et de voler; quand
elles sont soudées on observe une réduction plus
ou moins poussée, sinon totale, des ailes postérieures; parfois aussi, les élytres sont atrophiés;
ils laissent alors plus ou moins à découvert l’abdomen et le thorax.
Les Coléoptères vivent dans les milieux les
plus disparates, depuis le bord des glaciers
jusqu’aux profondeurs des grottes, depuis les déserts arides jusqu’aux étangs, aussi bien d’eau
douce que saumâtre. Selon les groupes, leur nourriture peut être fort différente.
Leurs dimensions sont remarquablement variables: ainsi, leur longueur va du demi-millimètre
de quelques Staphylinidés aux 25 cm. environ du
Scarabée-hercule (Dynastes hercules).
Ces petits monstres cuirassés ont des formes
et des moeurs très variées elles aussi. Les prédateurs terrestres, comme les Cicindélidés et les
Carabidés par exemple, présentent un développement remarquable des pattes: longues et fines,
celles-ci leur permettent de capturer leur proie
en pleine course; de plus, ils sont pourvus de
mandibules acérées capables de déchirer; les Scarabéidés ont des pattes courtes et robustes pour
creuser, et des mandibules faites pour triturer.
Les Coléoptères aquatiques présentent un aspect
plus ou moins nettement hydrodynamique, avec
des pattes aplaties, munies de franges de soies
leur permettant de fonctionner comme des rames.
L’ordre des Coléoptères se divise en deux
grands sous-ordres : les Polyphages et les Adéphages. Leurs représentants se distinguent les uns
des autres par leur structure abdominale, leur
nervation alaire, et par certains caractères internes.
Curculionidés et
Ipidés (Rhynchophores)
Le sous-ordre des Polyphages, ainsi que l’indique son nom (polys = beaucoup, phago = je
mange) comporte des familles dont le régime
alimentaire est différent. Il comprend sept subdivisions: Rhynchophores, Phytophages, Lamellicornes, Hétéromères, Diversicornes, Staphylinoïdes
et Palpicornes.
Rhynchophore veut dire en grec: ”qui porte
un bec” (rhynchost bec, fero: je porte). En effet,
les représentants des familles entrant dans oette
subdivision et dont nous citons ici les Curculionidés et les Ipidés sont caractérisés par une tête
portant un prolongement plus ou moins long,
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Coléoptères
En haut: Coléoptère du genre ”Otiorrhynchus”, le genre le plus riche en espèces de
tout le règne animal. En cas de danger, ces animaux se laissent tomber sur le sol
et y restent immobiles, simulant la mort. Ce moyen de défense est commun à de
nombreux Coléoptères. Au-dessous: Calandre du blé ("Sitophilus granaria”), Charançon qui provoque des dégâts énormes en s’attaquant au froment, au maïs, au riz, aux
pâtes alimentaires, etc. En bas: Grains de blé (très grossis) endommagés par ”Sitophilus granaria”.
Le mot Coléoptère vient du grec: koleos: étui
et pteron: aile. En effet, chez ces Insectes, les
ailes de devant, très robustes et fortement chitineuses, sont inaptes au vol et ne servent qu’à
protéger les ailes postérieures qui se replient sous
elles.
Les ailes antérieures portent le nom d’élytres,
et peuvent être libres ou soudées. Dans le premier
cas, l’insecte les soulève pour être en mesure de
déployer ses ailes postérieures et de voler; quand
elles sont soudées on observe une réduction plus
ou moins poussée, sinon totale, des ailes postérieures; parfois aussi, les élytres sont atrophiés;
ils laissent alors plus ou moins à découvert l’abdomen et le thorax.
Les Coléoptères vivent dans les milieux les
plus disparates, depuis le bord des glaciers
jusqu’aux profondeurs des grottes, depuis les déserts arides jusqu’aux étangs, aussi bien d’eau
douce que saumâtre. Selon les groupes, leur nourriture peut être fort différente.
Leurs dimensions sont remarquablement variables: ainsi, leur longueur va du demi-millimètre
de quelques Staphylinidés aux 25 cm. environ du
Scarabée-hercule (Dynastes hercules).
Ces petits monstres cuirassés ont des formes
et des moeurs très variées elles aussi. Les prédateurs terrestres, comme les Cicindélidés et les
Carabidés par exemple, présentent un développement remarquable des pattes: longues et fines,
celles-ci leur permettent de capturer leur proie
en pleine course; de plus, ils sont pourvus de
mandibules acérées capables de déchirer; les Scarabéidés ont des pattes courtes et robustes pour
creuser, et des mandibules faites pour triturer.
Les Coléoptères aquatiques présentent un aspect
plus ou moins nettement hydrodynamique, avec
des pattes aplaties, munies de franges de soies
leur permettant de fonctionner comme des rames.
L’ordre des Coléoptères se divise en deux
grands sous-ordres : les Polyphages et les Adéphages. Leurs représentants se distinguent les uns
des autres par leur structure abdominale, leur
nervation alaire, et par certains caractères internes.
Curculionidés et
Ipidés (Rhynchophores)
Le sous-ordre des Polyphages, ainsi que l’indique son nom (polys = beaucoup, phago = je
mange) comporte des familles dont le régime
alimentaire est différent. Il comprend sept subdivisions: Rhynchophores, Phytophages, Lamellicornes, Hétéromères, Diversicornes, Staphylinoïdes
et Palpicornes.
Rhynchophore veut dire en grec: ”qui porte
un bec” (rhynchost bec, fero: je porte). En effet,
les représentants des familles entrant dans oette
subdivision et dont nous citons ici les Curculionidés et les Ipidés sont caractérisés par une tête
portant un prolongement plus ou moins long,
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