aussi bien sauvages que cultivés; on peut citer:
Blennocampa pusilla, Ardis sulcata et Emphytus
cinctus; quant à Athalia colibri, c’est un parasite
des Crucifères.
C’est à la famille des Céphidés qu’appartiennent des Hyménoptères de petites et moyennes
dimensions dont les adultes ont généralement la
tête plus large que le thorax, et sont noirs tachetés
de jaune. Leurs larves se développent soit à
l’intérieur des tiges de plantes herbacées, comme
c’est le cas avec Cephus pygmaeus, soit dans les
germes de plantes ligneuses qu’attaque Janus
compressus.
Les Siricidés sont, comme les Cimbicidés, des
Hyménoptères de dimensions considérables et de
formes robustes. Les adultes, qui atteignent souvent une longueur de plus de 4 cm, avec une
ouverture alaire de 5 à 6 cm, ont un corps allongé
et sub-cylindrique, et sont pourvus de longues
antennes filiformes; les femelles présentent, à
l’extrémité de leur abdomen, un robuste ovipositeur en forme de tarière, apte à perforer les
creuse une galerie tortueuse dans la direction de
l’axe du tronc. Le bois est ainsi fortement endommagé; ne pouvant plus être utilisé dans la construction des charpentes, il est déprécié dans des
proportions considérables.
Les Siricidés se développent parfois dans des
papeteries où des rouleaux entiers de papier, représentant une valeur importante, sont alors perdus. Les lames de plomb elles-mêmes ne résistent
pas à leurs mandibules.
Pour terminer cette étude des Symphytes, nous
citerons la famille des Pamphiliidés, comprenant
des Hyménoptères dont les adultes sont caractérisés par une tête volumineuse, pourvue d’antennes plutôt longues et soyeuses, et par un
abdomen assez élargi et aplati; leurs larves n’ont
pas de fausses pattes abdominales.
Neurotoma flaviventris est courant dans toute
l’Europe méridionale; il parasite différentes plantes
ligneuses et semi-ligneuses et porte une préférence
au poirier et à l’aubépine. La femelle dépose ses
œufs, par groupes d’une cinquantaine, sur la pointe
"Urocerus gigas”, Hymnoptère qui se développe aux dépens des conifères.
tissus du bois le plus dur. Les larves, privées
de pseudo-pattes abdominales, sont xylophages et
creusent dans le bois de longues et larges galeries.
On peut citer Urocerus gigas, qui se développe aux dépens des Conifères. Les femelles,
dont l’envergure atteint parfois sept centimètres, ont une belle livrée éclatante jaune et
noire; on les voir errer dans les bois, avec un
vol bourdonnant très bruyant, pendant les heures
les plus chaudes des mois de juin et de juillet.
Dans les troncs de pins, de mélèzes ou de sapins,
en choisissant de préférence des arbres malades
ou même abattus, elles introduisent leur ovipositeur sur une longueur de dix à quinze millimètres;
elles y lâchent un œuf dont sort une larve qui,
pendant les trois ans que dure son développement,
distale des feuilles; les larves de chaque ponte
mènent une vie grégaire dans une sorte de nid
grossier fabriqué d’avance en rapprochant quelques feuilles, et en les liant ensemble par des
fils de soie. Arrivées au terme de leur développement, elles se laissent tomber sur le sol; elles
y pénètrent à quelques centimètres de profondeur et s’y font une petite cellule dans laquelle
elles passeront l’hiver.
Les larves de Pamphilius inanitus ont au contraire une vie solitaire qui se déroule sur les
rosiers dont elles détériorent les feuilles d’une
manière assez singulière: elles en font des bandes
qu’elles replient en spirales; maintenues ainsi
enroulées par quelques fils de soie, elles prennent
l’aspect d’un cigare.
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