Bourdon en plein vol (genre "Bombus”), Les Bourdons forment des sociétés primitives et matriarcales qui se dispersent chaque année, à la mort
des mâles et des ouvrières.
le plus nombreux.
Ses représentants offrent deux caractéristiques
principales: leur abdomen est pédonculé, et la
partie dorsale de leur premier segment abdominal est soudée au thorax, si bien que ce dernier
paraît formé de quatre segments. Les femelles sont
munies d’un ovipositeur raccourci et transformé en
aiguillon (section des Aculéates), ou d’un ovipositeur à valves plus ou moins longues et fines
(section des Térébrants). Les larves sont dépourvues de pattes.
Vaste et importante, la section des Aculéates
comprend une vingtaine de familles parmi lesquelles nous étudierons tout d’abord celle des
Apidés.
La famille des Apidés
La famille des Apidés groupe les Hyménoptères qui sont munis d’un aiguillon et qui nourrissent leur progéniture de nectar et de pollen
mélangés à un certain pourcentage de salive. Un
tel régime alimentaire distingue nettement les
Apidés des Vespidés, qui se nourrissent surtout
de substances carnées; de plus, il est en relation
avec des caractères externes également différents.
Contrairement aux Guêpes en effet, les Abeilles
sont généralement velues et ont les pattes postérieures munies d’organes servant à la récolte du
pollen, pollen qu’elles accumuleront, avec le
nectar, dans les cellules des nids.
Ce sont les ouvrières, dont l’abdomen est muni
de glandes cirières, qui fournissent le matériau
nécessaire à la construction des cellules: en se
servant de leurs pattes, elles portent à leur bouche
la cire qu’elles ont sécrétée, pour la malaxer et
la rendre plus malléable. Les pattes postérieures
sont munies d’un dispositif très perfectionné auquel
on donne le nom de «corbeille»; celle-ci, creusée
dans la jambe, est triangulaire et allongée; elle
se compose d’une dépression lisse dont le bord
antérieur est revêtu de poils raides recourbés
vers l’arrière. La brosse servant à recueillir le
pollen est formée par le premier article du tarse,
très développé, et portant sur sa face interne une
dizaine de rangées transversales de poils rigides.
L’appareil digestif est très complexe. La trompe
est constituée par deux tubes enfermés l’un dans
l’autre: le tube externe est formé par les maxilles
et les palpes, et le tube interne, par la langue.
Les mandibules, courtes et robustes, ne servent
qu’à mastiquer la cire et la propolis, substance
résineuse ou gommeuse que les Abeilles utilisent
pour obturer les fentes de leur nid. La partie
la plus importante est le jabot ou bourse à miel;
le nectar s’y accumule et s’y mélange aux enzymes salivaires qui le transforment en miel. Seules,
les ouvrières sont munies d’un jabot en état de
fonctionnement; il leur sert non seulement à élaborer le miel, mais encore à le transporter. Il est
fermé par une valvule empêchant la précieuse
substance de s’écouler dans le tube digestif où
elle serait digérée. Quand l’ouvrière a faim, elle
relâche la valvule et absorbe pour son propre
compte une petite quantité de miel. Une partie de
cette ration est d’ailleurs transformée en cire par
les glandes cirières, et excrétée sous forme de
lamelles.
Comme chez tous les Aculéates, l’appareil venimeux est un aiguillon communiquant avec de
petites ampoules particulières qui contiennent un
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