Exemplaires de ”Pteraspis”; ils ressemblent assez aux Céphalaspidés et à leurs contemporains. Leurs caractéristiques
sont des ouvertures branchiales tournées vers l’extérieur et débouchant des deux côtés du corps au moyen d’une
unique ouverture, placée au bout de la carapace.
râlement dans la mer; certains, pour se reproduire, remontent le cours des fleuves, d’autres vivent constamment dans l’eau douce. Leur vie est
toujours, à un certain degré, parasitaire; ce parasitisme atteint son maximum chez certains Myxinidés qui peuvent pénétrer dans la cavité abdominale des Poissons. Les Cyclostomes actuels comportent deux familles: Pétromyzonidés et Myxinidés.
A la famille des Pétromyzonidés appartiennent
les Lamproies communes, qui vivent dans les eaux
douces. Ce sont: Lampetra planeri et Lampetra zanandreai; cette dernière ne dépasse pas 12,5 cm.
Il existe d’autres Lamproies, voisines de celles-ci,
telles: Lampetra fluviatilis et Petromyzon marinus,
qui vivent dans la Méditerranée et le long des
côtes nord de l’Atlantique, européennes et américaines, mais qui, l’époque de la reproduction,
remontent le cours des fleuves pour y déposer
leurs oeufs. Ces deux Lamproies peuvent atteindre
respectivement les longueurs de 50 cm. et de 1 m.
environ. Dans l’hémisphère austral, il existe d’autres Lamproies qui ne diffèrent pas beaucoup des
Lamproies boréales; on peut citer les Mordacia
qui vivent le long des côtes du Chili et de la
Tasmanie, et les Geotria, qui habitent les fleuves
du Chili, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.
Les Myxinidés sont des animaux adaptés à la
vie parasitaire, ainsi qu’en témoignent différents
aspects de leur morphologie. Comme les Lamproies, ce sont des Agnathes dont le corps est
cylindrique et vermiforme. Leur dimension chez
les adultes va des 45 cm. de Myxine glutinosa au
mètre d’Eptatretus cirratus. La première vit dans
la Méditerranée, le long des côtes de l’Atlantique
du nord et, dans le Pacifique, sur les côtes de
l’Amérique du sud, alors qu’on ne trouve la seconde que le long des côtes de l’Afrique du sud,
de la Nouvelle-Zélande et du Chili. Les Myxinidés n’ont pas d’entonnoir buccal, mais une ouverture assez réduite entourée de quelques tentacules
soutenus par des rayons cartilagineux. Sur la partie antérieure de leur bouche, ils ont une unique
dent cornée; sur leur « langue », extrêmement développée et soutenue par une robuste armature
cartilagineuse, il existe deux séries de menus denticules.
C’est juste devant l’ouverture de la bouche que
s’ouvre la narine, moyenne et impaire, qui se prolonge par un canal débouchant dans la voûte du
palais. Comme la Myxine vit, à peu près toujours
presque complètement enfoncée dans la vase, seule l’extrémité antérieure du corps restant libre,
l’eau nécessaire à la respiration passe à travers
l’ouverture nasale; de là, elle se dirige vers le
pharynx; enfin, elle ressort par les ouvertures
branchiales. Celles-ci peuvent prendre des aspects
caractéristiques: dans les différentes espèces d’Eptatretus, il existe de six à quatorze petites ouvertures de chaque côté du corps, qui communiquent
avec le pharynx au moyen d’un autre petit conduit. Au contraire, chez les Myxines, les petites
ouvertures circulaires qu’on voit s’aligner sur les
côtés du corps de l’animal ne sont pas des ouvertures branchiales; ce sont les orifices de glandes
muqueuses segmentaires. Ces glandes atteignent
un développement énorme chez tous les Myxinidés, qui sont capables de sécréter une quantité
incroyable de mucus. Celui-ci leur sert de moyen
de défense, mais aussi d’arme offensive contre les
Poissons qu’ils attaquent.
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