lonne vertébrale. La nageoire dorsale est constituée par une seule épine; la bouche porte deux
barbillons très longs et transparents. L’animal peut
atteindre une longueur totale de 8 à 15 cm. Il est
facile de le conserver longtemps en aquarium,
mais il n’a pas encore été possible d’obtenir sa
reproduction.
La famille des Pantodontidés, appartenant à
l’ordre des Clupéiformes, est caractérisée par la
présence de nombreuses petits dents placées dans
la cavité buccale et sur la langue. Ses représentants se reconnaissent aisément à la forme de
leurs nageoires: les pectorales sont grandes et
robustes, et les ventrales sont formées de longs
filaments indépendants dans leur partie terminale.
Cette famille ne comprend qu’une seule espèce:
le Pantodon (Pantodon buchholzi), originaire de
l’Afrique tropicale occidentale, qui peut atteindre
une dizaine de centimètres de long. Il a une grosse
tête munie d’une très grande bouche oblique; son
corps est élevé et ses écailles sont assez grandes.
La nageoire dorsale est courte et haute; l’anale,
la caudale et les robustes pectorales sont très développées; quant aux ventrales, insérées très en
avant, elles sont faites de rayons très allongés
dont, seules, les bases sont réunies par une membrane. Le nom de « Poisson-papillon », qu’on donne
aussi au Pantodon, est justifié non seulement par
sa coloration très riche où se mêlent le vert, le
jaune, le rouge et le rose, mais encore par ses
moeurs; en effet, il se tient toujours près de la
surface, et, pour capturer les petits Insectes dont
il se nourrit, il s’élance souvent hors de l’eau et
exécute de véritables vols planés. Il vit très bien
en aquarium où il se reproduit sans difficultés;
mais il faut évidemment lui fournir un grand bac
bien couvert pour éviter qu’il ne s’échappe.
A la famille des Callichthyidés appartiennent
plusieurs espèces assez répandues dans les aquariums; ce sont de petits Poissons à la livrée plutôt
modeste, peu voyants car ils se tiennent habituellement sur le fond, et cependant très appréciés
pour leurs qualités de «balayeurs d’aquariums»:
ils se nourrissent en effet de toutes les impuretés
qui se déposent.
L’espèce la plus commune est le Corydoras à
casque (Corydoras paleatus) originaire du Rio de
la Plata. Son corps cunéiforme ne dépasse pas
10 cm. de long. Le ventre est aplati, le dos convexe, et l’ensemble est revêtu d’une armure de
plaques osseuses. La livrée vert olivâtre est ornée
de taches et de bandes sombres. La tête, moyenne,
porte un museau qui ressemble à une petite trompe, la lèvre supérieure étant très développée et
retournée vers le bas; deux barbillons supérieurs
et de deux à six barbillons inférieurs servent au
Poisson à tâter et explorer le fond. Le dos porte
deux nageoires: une première dorsale haute, et
une seconde dorsale, petite et adipeuse, rejetée
vers l’arrière. La reproduction de cette espèce est
fort intéressante à observer: au moment de la
ponte, le mâle se couche sur le fond en se renversant sur le dos; la femelle s’attache à lui par
la bouche et tient ses propres nageoires ventrales
de manière à former une sorte de coupe dans
laquelle elle fait tomber quelques oeufs; dès que
ceux-ci sont fécondés, elle quitte son compagnon
et se met en quête d’une feuille ou de toute autre
surface bien propre pour y déposer son précieux
fardeau. L’opération se répète plusieurs fois; quand
tout est terminé, il est prudent d’éloigner les parents trop voraces.
Les Poissons rouges peuvent présenter des modifications de forme très importantes
et très variées: ici, ce sont les nageoires qui sont doubles et considérablement développées.
Schéma des proportions parfaites que doit avoir un Poisson rouge, d’après les canons
précis en vigueur en Amérique et en Allemagne.
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barbillons très longs et transparents. L’animal peut
atteindre une longueur totale de 8 à 15 cm. Il est
facile de le conserver longtemps en aquarium,
mais il n’a pas encore été possible d’obtenir sa
reproduction.
La famille des Pantodontidés, appartenant à
l’ordre des Clupéiformes, est caractérisée par la
présence de nombreuses petits dents placées dans
la cavité buccale et sur la langue. Ses représentants se reconnaissent aisément à la forme de
leurs nageoires: les pectorales sont grandes et
robustes, et les ventrales sont formées de longs
filaments indépendants dans leur partie terminale.
Cette famille ne comprend qu’une seule espèce:
le Pantodon (Pantodon buchholzi), originaire de
l’Afrique tropicale occidentale, qui peut atteindre
une dizaine de centimètres de long. Il a une grosse
tête munie d’une très grande bouche oblique; son
corps est élevé et ses écailles sont assez grandes.
La nageoire dorsale est courte et haute; l’anale,
la caudale et les robustes pectorales sont très développées; quant aux ventrales, insérées très en
avant, elles sont faites de rayons très allongés
dont, seules, les bases sont réunies par une membrane. Le nom de « Poisson-papillon », qu’on donne
aussi au Pantodon, est justifié non seulement par
sa coloration très riche où se mêlent le vert, le
jaune, le rouge et le rose, mais encore par ses
moeurs; en effet, il se tient toujours près de la
surface, et, pour capturer les petits Insectes dont
il se nourrit, il s’élance souvent hors de l’eau et
exécute de véritables vols planés. Il vit très bien
en aquarium où il se reproduit sans difficultés;
mais il faut évidemment lui fournir un grand bac
bien couvert pour éviter qu’il ne s’échappe.
A la famille des Callichthyidés appartiennent
plusieurs espèces assez répandues dans les aquariums; ce sont de petits Poissons à la livrée plutôt
modeste, peu voyants car ils se tiennent habituellement sur le fond, et cependant très appréciés
pour leurs qualités de «balayeurs d’aquariums»:
ils se nourrissent en effet de toutes les impuretés
qui se déposent.
L’espèce la plus commune est le Corydoras à
casque (Corydoras paleatus) originaire du Rio de
la Plata. Son corps cunéiforme ne dépasse pas
10 cm. de long. Le ventre est aplati, le dos convexe, et l’ensemble est revêtu d’une armure de
plaques osseuses. La livrée vert olivâtre est ornée
de taches et de bandes sombres. La tête, moyenne,
porte un museau qui ressemble à une petite trompe, la lèvre supérieure étant très développée et
retournée vers le bas; deux barbillons supérieurs
et de deux à six barbillons inférieurs servent au
Poisson à tâter et explorer le fond. Le dos porte
deux nageoires: une première dorsale haute, et
une seconde dorsale, petite et adipeuse, rejetée
vers l’arrière. La reproduction de cette espèce est
fort intéressante à observer: au moment de la
ponte, le mâle se couche sur le fond en se renversant sur le dos; la femelle s’attache à lui par
la bouche et tient ses propres nageoires ventrales
de manière à former une sorte de coupe dans
laquelle elle fait tomber quelques oeufs; dès que
ceux-ci sont fécondés, elle quitte son compagnon
et se met en quête d’une feuille ou de toute autre
surface bien propre pour y déposer son précieux
fardeau. L’opération se répète plusieurs fois; quand
tout est terminé, il est prudent d’éloigner les parents trop voraces.
Les Poissons rouges peuvent présenter des modifications de forme très importantes
et très variées: ici, ce sont les nageoires qui sont doubles et considérablement développées.
Schéma des proportions parfaites que doit avoir un Poisson rouge, d’après les canons
précis en vigueur en Amérique et en Allemagne.
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