les parents ne les mangent. Il faut d’ailleurs absolument éloigner ceux-ci au bout de 48 heures, car
c’est alors qu’apparaissent de minuscules petits,
ressemblant à des aiguilles de verre suspendues
aux plantes et aux parois. Les alevins commen
cent à nager après un ou deux jours, et doivent
être nourris d’infusoires et de petits organismes
planctoniques.
Le Danio géant (Brachydanio albolineatus),
originaire de l’Inde, mesure de 5 à 7 cm. de long.
Son corps fin, et d’un gris brillant, est parcouru,
le long des flancs, d’une bande couleur chair; la
dorsale et la caudale sont jaunâtres; l’anale est
orangée et parsemée de points sombres. La bouche
est entourée de petits barbillons. L’animal supporte bien la captivité dans un aquarium assez
spacieux pour qu’il puisse s’y mouvoir rapidement;
il demande une eau chaude (18-25°) et bien exposée au soleil. Vorace, prolifique et résistant, il se
reproduit facilement pourvu que l’eau soit limpide,
basse (5 à 10 cm.) et bien garnie de plantes. Les
et une bonne plantation de Cryptocoryne dans la
partie la plus éloignée d>e la lumière. L’eau doit
être légère, plutôt acide (pH 5,5-6,5), et recueillie
depuis plusieurs semaines. La température doit
être maintenue à 24-25°. Dans le bac ainsi préparé
il faut mettre, le soir, une douzaine d’individus à
peu près, mâles et femelles; les- premiers portent
une ligne brillante au-dessus de leur triangle sombre, et les secondes ont des couleurs moins vives
et un ventre plus arrondi. Dès le lendemain, il
règne une grande animation dans cette petite société, mais les noces n’ont lieu que le jour suivant:
les mâles s’attachent aux femelles et les poussent
dans l’épaisseur des herbes où elles se renversent
sur le dos pour pondre quelques oeufs gluants;
comme toujours, ceux-ci sont immédiatement fécondés; certains se fixent sur les plantes, d’autres
tombent au fond, et beaucoup sont dévorés par les
parents. Il convient donc d’introduire une cloison
de verre dans l’aquarium, pour isoler les adultes
et les séparer de la partie où se trouvent les
Le Pantodon ou Poisson-papillon C’Pantodon buchholzi”) est originaire de l’Afrique tropicale occidentale et peut
atteindre 10 cm. de long. Ses nageoires ventrales sont formées de longs rayons indépendants, et ses couleurs sont
vert, jaune, rouge et rose.
oeufs tombent au fond, et les petits ressemblent
aussi à de minuscules aiguilles de verre.
Le Rasbora (Rasbora heteromorpha) est un gracieux Cyprinidé asiatique (Péninsule malaise et
îles de la Sonde) que l’on voit souvent dans les
aquariums et qu’on distingue facilement des autres
Poissons. Mesurant tout au plus 4,5 cm., il a le
corps élevé dans la partie antérieure, comprimé
sur les flancs, et fin dans la partie postérieure.
La coloration argentée est nuancée de rose et de
bleu très délicats; une tache très sombre, en forme
de triangle, s’étend sur la moitié postérieure, jusqu’à la base de la queue; la dorsale et la caudale
ont une teinte saumonée. Le Rasbora se conserve
facilement, mais demande une température de 22
à 28°, un grand aquarium pourvu d’un fond de
terre sombre, et une végétation fournie le long
des parois; il faut aussi ménager un grand espace
libre au centre. Il aime l’eau de pluie, et ne supporte absolument pas l’eau calcaire ou dure. Il
aime aussi la compagnie, et il vaut toujours mieux
réunir plusieurs individus.
Quand on veut tenter d’obtenir la reproduction, il faut préparer un bac de 50-60 cm. sur
30, et 25 de haut, avec un fond de sable foncé,
plantes et les oeufs; il convient aussi d’obscurcir
cette partie car les petits ne supportent pas la
lumière directe. A 28°, le développement ne demande que 18 ou 20 heures, puis pendant quelques jours,
les petits restent cachés dans la végétation à laquelle ils se suspendent. Dès qu’ils commencent à
nager, il faut les nourrir d’infusoires et de jaune
d’oeuf dur écrasé. La croissance est assez rapide
et les petits peuvent supporter un changement
d’aquarium au bout de très peu de temps.
Silure transparent, Pantodon
et Corydoras à casque
Kryptopterus bicirrhus, Siluridé de Java, Sumatra et Bornéo, est encore plus transparent que
VAmbassis, ce qui lui a valu le nom de « Silure
transparent ». Son corps et ses nageoires semblent faits d’un verre iridescent et très limpide,
ce qui permet de distinguer parfaitement la co142
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