La Pastenague C’Dasyatis pastinaca”) mesure habituellement 1,50 m. De tempérament combattit, surtout quand
elle se sent menacée, elle utilise comme une arme sa longue queue armée d’un aiguillon venimeux.
L’Émissole étoilée (Mustelus asterias) qui ressemble beaucoup à la première est une espèce
ovovivipare.
Le Requin bleu ou Peau-bleue (Prionace glauca) est probablement le « Requin » par excellence,
redouté des naufragés depuis des temps très
anciens, autant pour sa voracité que pour la persévérance avec laquelle il poursuit sa proie. Irrésistiblement attiré par l’odeur du sang, il attaque
tous les animaux qu’il peut approcher, et même
ses semblables quand ils sont blessés; il ne dédaigne pas pour autant les déchets, quels qu’ils
soient, et pour s’en procurer il est capable de
suivre un navire pendant toute une traversée. Une
autre de ses caractéristiques est son étonnante
résistance aux blessures: frappé de plusieurs coups
de harpon, horriblement mutilé, ou même atteint
dans ses organes internes, il peut survivre pendant
plusieurs jours, et continuer à chasser. Pouvant
mesurer jusqu’à 7 m. de long, il a le dos bleu
ardoise verdâtre et le ventre clair.
Le Requin-tigre (Galeocerdo arcticus) n’est pas
moins redoutable; il vit dans les mers chaudes
et, le plus souvent, au voisinage des côtes, pénétrant dans les embouchures de fleuves où il attaque
toutes les proies qui se présentent, y compris
l’Homme. Celui-ci le chasse avec acharnement
pour sa chair, son foie, et même sa peau qui,
convenablement travaillée, fournit un excellent
cuir.
La famille des Rhincodontidés, formée par un
seul genre et une seule espèce, comprend les plus
grands Poissons vivant actuellement; on les appelle d’ailleurs les Requins-baleines (Rhincodon
typus). Ce sont des colosses pouvant atteindre
18 m. de long. Leur énorme bouche est garnie
de nombreuses petites dents; comme les gigantesques Cétacés, dont ils portent le nom, ces
Requins ne sont nullement agressifs, et se nourrissent de minuscules animaux, autrement dit
de plancton. Ils fréquentent les régions chaudes
et tempérées de toutes les mers, mais ils sont
assez rares.
Les Sphyrnidés ne peuvent être confondus avec
aucun autre Squale, car leur museau porte, à
droite et à gauche, deux gros prolongements qui
donnent à leur tête la forme d’un T, ce qui leur
a valu le nom de Requins-marteaux. Les yeux
sont placés à l’extrémité de ces expansions, tandis
que les narines s’ouvrent sur leur partie antérieure. Chez les représentants du genre Eusphyrna, habitants de l’Océan indien et du Pacifique,
les prolongements sont courts et larges, alors
qu’ils sont étroits et allongés chez les représentants du genre Sphyrna que l’on peut rencontrer
en Méditerranée. Leur corps élancé, terminé par
une queue en forme de croissant, rapproche les
Sphyrnidés des Carcharhinidés. Les Requins-marteaux, qui existaient déjà au Crétacé, aiment les
grandes profondeurs assez voisines des côtes; quelques exemplaires, cependant, ont été rencontrés en
haute mer.
On les pêche, surtout en Orient, pour leur
chair et pour leur peau, fine et robuste. Ce sont
des Poissons vivipares. L’espèce Sphyrna zygaena,
caractéristique des mers tropicales et subtropicales,
s’aventure aussi en Méditerranée, ainsi que les
autres espèces du même genre.
Les représentants de la famille des Squalidés,
ou Requins épineux, sont généralement de petite
taille; ils aiment les eaux froides, et même les
grandes profondeurs; représentés jusqu’en Medi119
elle se sent menacée, elle utilise comme une arme sa longue queue armée d’un aiguillon venimeux.
L’Émissole étoilée (Mustelus asterias) qui ressemble beaucoup à la première est une espèce
ovovivipare.
Le Requin bleu ou Peau-bleue (Prionace glauca) est probablement le « Requin » par excellence,
redouté des naufragés depuis des temps très
anciens, autant pour sa voracité que pour la persévérance avec laquelle il poursuit sa proie. Irrésistiblement attiré par l’odeur du sang, il attaque
tous les animaux qu’il peut approcher, et même
ses semblables quand ils sont blessés; il ne dédaigne pas pour autant les déchets, quels qu’ils
soient, et pour s’en procurer il est capable de
suivre un navire pendant toute une traversée. Une
autre de ses caractéristiques est son étonnante
résistance aux blessures: frappé de plusieurs coups
de harpon, horriblement mutilé, ou même atteint
dans ses organes internes, il peut survivre pendant
plusieurs jours, et continuer à chasser. Pouvant
mesurer jusqu’à 7 m. de long, il a le dos bleu
ardoise verdâtre et le ventre clair.
Le Requin-tigre (Galeocerdo arcticus) n’est pas
moins redoutable; il vit dans les mers chaudes
et, le plus souvent, au voisinage des côtes, pénétrant dans les embouchures de fleuves où il attaque
toutes les proies qui se présentent, y compris
l’Homme. Celui-ci le chasse avec acharnement
pour sa chair, son foie, et même sa peau qui,
convenablement travaillée, fournit un excellent
cuir.
La famille des Rhincodontidés, formée par un
seul genre et une seule espèce, comprend les plus
grands Poissons vivant actuellement; on les appelle d’ailleurs les Requins-baleines (Rhincodon
typus). Ce sont des colosses pouvant atteindre
18 m. de long. Leur énorme bouche est garnie
de nombreuses petites dents; comme les gigantesques Cétacés, dont ils portent le nom, ces
Requins ne sont nullement agressifs, et se nourrissent de minuscules animaux, autrement dit
de plancton. Ils fréquentent les régions chaudes
et tempérées de toutes les mers, mais ils sont
assez rares.
Les Sphyrnidés ne peuvent être confondus avec
aucun autre Squale, car leur museau porte, à
droite et à gauche, deux gros prolongements qui
donnent à leur tête la forme d’un T, ce qui leur
a valu le nom de Requins-marteaux. Les yeux
sont placés à l’extrémité de ces expansions, tandis
que les narines s’ouvrent sur leur partie antérieure. Chez les représentants du genre Eusphyrna, habitants de l’Océan indien et du Pacifique,
les prolongements sont courts et larges, alors
qu’ils sont étroits et allongés chez les représentants du genre Sphyrna que l’on peut rencontrer
en Méditerranée. Leur corps élancé, terminé par
une queue en forme de croissant, rapproche les
Sphyrnidés des Carcharhinidés. Les Requins-marteaux, qui existaient déjà au Crétacé, aiment les
grandes profondeurs assez voisines des côtes; quelques exemplaires, cependant, ont été rencontrés en
haute mer.
On les pêche, surtout en Orient, pour leur
chair et pour leur peau, fine et robuste. Ce sont
des Poissons vivipares. L’espèce Sphyrna zygaena,
caractéristique des mers tropicales et subtropicales,
s’aventure aussi en Méditerranée, ainsi que les
autres espèces du même genre.
Les représentants de la famille des Squalidés,
ou Requins épineux, sont généralement de petite
taille; ils aiment les eaux froides, et même les
grandes profondeurs; représentés jusqu’en Medi119
