Exemplaire de Taupe ("Lamna nasus”) qui doit au développement de son museau le surnom de ”Squale au grand
nez”. Elle peut atteindre 4 m. de long, et fait une grande consommation de Morues et d’Anchois.
filament semblable à un fouet. Les Holocéphales
sont toujours pourvus d’organes de la ligne latérale.
La sous-classe — dont les fossiles datent du
Dévonien — est divisée en deux super-ordres:
les Holocéphales proprements dits d’une part,
l’autre, d’autre part, n’étant représenté que par
des formes fossiles.
Parmi les Holocéphales, nous n’étudierons que
l’ordre des Chimériformes.
L’ordre des Chimériformes
Les représentants de cet ordre sont caractérisés
par deux particularités: leurs vertèbres sont dépourvues de corps, et ils possèdent deux nageoires
dorsales de forme variable. Chez ces Poissons, le
dimorphisme sexuel est très accentué; les mâles
adultes se reconnaissent facilement à leurs trois
appendices en forme de massue: un dans la région
du front, et un de chaque côté du corps, en avant
des nageoires ventrales; les deux derniers servent
à retenir la femelle pendant l’accouplement.
Comme tous les Holocéphales, les Chimériformes sont des Poissons marins des plus spécialisés
comme le montre leur anatomie; ils vivent à de
grandes profondeurs — certains exemplaires ont
été capturés à plus de 2 500 m. — dans presque
toutes les mers, et surtout dans l’hémisphère
boréal. Ils présentent un grand intérêt du point
de vue scientifique, mais ne sont d’aucune utilité
sur le plan économique; cependant, l’huile extraite
de leur foie est employée pour soigner les brûlures.
Les représentants de l’ordre sont répartis en trois
familles: Rhinochiméridés, Chiméridés et Callorhynchidés. Nous ne parlerons que des deux
dernières.
Les Chiméridés sont sans aucun doute les
Holocéphales les plus communs. Ce sont des Poissons au museau mou et muni d’appendices, dont
la pointe émoussée dépasse la bouche; leur queue,
du type géphyrocerque, est fine et très longue. La
famille est composée du seul genre Chimaera.
La Chimère monstrueuse (Chimaera monstruosa) doit évidemment son nom à son aspect.
Elle est d’une couleur argentée unie, ou bien
tachée et marbrée de brunâtre; ses nageoires impaires sont ourlées de noir. Elle peut atteindre
1,50 m. de long, et vit dans l’Atlantique oriental,
de l’Islande et de la Norvège jusqu’au sud de
l’Afrique, ainsi qu’en Méditerranée.
Les Callorhynchidés diffèrent des Chiméridés
par leur museau qui se prolonge en une sorte de
trompe charnue, lobée, repliée en arrière et vers
le bas. La famille comprend également un seul
genre particulièrement représenté dans les profondeurs des mers antarctiques.
Le Callorhynque de l’Antarctique (Callorhynchus antarcticus) est caractérisé par une queue
du type hétérocerque se terminant par une pointe
redressée. Brunâtre, et dépassant parfois 1 m. de
long, il ne se rencontre que dans les mers australes.
On l’appelle communément: Poisson-singe, Poisson-éléphant, Joseph etc...
112
nez”. Elle peut atteindre 4 m. de long, et fait une grande consommation de Morues et d’Anchois.
filament semblable à un fouet. Les Holocéphales
sont toujours pourvus d’organes de la ligne latérale.
La sous-classe — dont les fossiles datent du
Dévonien — est divisée en deux super-ordres:
les Holocéphales proprements dits d’une part,
l’autre, d’autre part, n’étant représenté que par
des formes fossiles.
Parmi les Holocéphales, nous n’étudierons que
l’ordre des Chimériformes.
L’ordre des Chimériformes
Les représentants de cet ordre sont caractérisés
par deux particularités: leurs vertèbres sont dépourvues de corps, et ils possèdent deux nageoires
dorsales de forme variable. Chez ces Poissons, le
dimorphisme sexuel est très accentué; les mâles
adultes se reconnaissent facilement à leurs trois
appendices en forme de massue: un dans la région
du front, et un de chaque côté du corps, en avant
des nageoires ventrales; les deux derniers servent
à retenir la femelle pendant l’accouplement.
Comme tous les Holocéphales, les Chimériformes sont des Poissons marins des plus spécialisés
comme le montre leur anatomie; ils vivent à de
grandes profondeurs — certains exemplaires ont
été capturés à plus de 2 500 m. — dans presque
toutes les mers, et surtout dans l’hémisphère
boréal. Ils présentent un grand intérêt du point
de vue scientifique, mais ne sont d’aucune utilité
sur le plan économique; cependant, l’huile extraite
de leur foie est employée pour soigner les brûlures.
Les représentants de l’ordre sont répartis en trois
familles: Rhinochiméridés, Chiméridés et Callorhynchidés. Nous ne parlerons que des deux
dernières.
Les Chiméridés sont sans aucun doute les
Holocéphales les plus communs. Ce sont des Poissons au museau mou et muni d’appendices, dont
la pointe émoussée dépasse la bouche; leur queue,
du type géphyrocerque, est fine et très longue. La
famille est composée du seul genre Chimaera.
La Chimère monstrueuse (Chimaera monstruosa) doit évidemment son nom à son aspect.
Elle est d’une couleur argentée unie, ou bien
tachée et marbrée de brunâtre; ses nageoires impaires sont ourlées de noir. Elle peut atteindre
1,50 m. de long, et vit dans l’Atlantique oriental,
de l’Islande et de la Norvège jusqu’au sud de
l’Afrique, ainsi qu’en Méditerranée.
Les Callorhynchidés diffèrent des Chiméridés
par leur museau qui se prolonge en une sorte de
trompe charnue, lobée, repliée en arrière et vers
le bas. La famille comprend également un seul
genre particulièrement représenté dans les profondeurs des mers antarctiques.
Le Callorhynque de l’Antarctique (Callorhynchus antarcticus) est caractérisé par une queue
du type hétérocerque se terminant par une pointe
redressée. Brunâtre, et dépassant parfois 1 m. de
long, il ne se rencontre que dans les mers australes.
On l’appelle communément: Poisson-singe, Poisson-éléphant, Joseph etc...
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