Ci-dessus: crâne de Morue; les os sont beaucoup plus nombreux que dans le crâne
des Mammifères. Suivant le degré d’ossification de leur squelette les Poissons font
partie de la classe des Chondrichthyens (Poissons cartilagineux) ou de celle des
Ostéichthyens (Poissons osseux).
Au-dessus: schéma de la partie antérieure de l’appareil digestif, à fonction respiratoire, et des branchies. A gauche: Poissons cartilagineux; à droite: Poissons osseux.
1) pharynx, 2) oesophage, 3) spiracle, 4) fentes branchiales, 5) cloisons interbranchiales, 6) chambre branchiale, 7) opercule, 8) os hyoïdien. Chez les Poissons cartilagineux, les fentes branchiales s’ouvrent directement sur l’extérieur, tandis que chez
les Poissons osseux, il existe une chambre branchiale protégée par un opercule.
inspirer, le Poisson ferme l’ouverture operculaire
et ouvre la bouche, agissant en même temps sur
les muscles des arcs branchiaux de telle sorte
qu’il augmente le volume de la cavité pharyngienne,
si bien que l’eau pénètre dans la bouche, dans
le pharynx et dans la chambre branchiale. Puis,
il ferme la bouche et soulève l’opercule, réduisant
en même temps le volume du pharynx, ce qui
chasse l’eau à travers les branchies. Les échanges
gazeux s’effectuent au niveau de celles-ci, au
moment où elles sont baignées par l’eau. La fréquence des mouvements respiratoires varie d’une
espèce à l’autre: 12 environ à la minute chez les
Labres (Perciformes), et jusqu’à 150 chez les
Épinoches (Gastérostéiformes).
Certaines formes présentent des branchies
externes, comme les jeunes Polyptères par exemple; d’autres sont munies de cavités particulières
(suprabranchiales) contenant des lamelles vascularisées grâce auxquelles se font les échanges
gazeux (Anabas).
La respiration peut encore s’effectuer par la
vessie gazeuse qui existe chez de nombreux Poissons. Cette vessie, qu’on appelait autrefois vessie
natatoire, est un appendice du tube digestif; elle
communique parfois avec celui-ci au moyen d’un
conduit appelé «canal pneumatique»; mais elle
peut aussi être isolée. Sa fonction n’est pas encore
bien déterminée, mais elle est essentiellement un
organe hydrostatique, un organe d’équilibre; ce
peut être aussi un organe acoustique par son rôle
de « caisse de résonance ».
En effet, contrairement à la croyance communément répandue, les Poissons sont capables
d’émettre des sons; par exemple, quelques Sciénidés Perciformes produisent des sons si intenses
qu’on peut les entendre même s’ils sont à 20 m.
de profondeur.
On les appelle d’ailleurs « Grogneurs » et, suivant certains auteurs, le célèbre chant des Sirènes
dont parle la littérature antique, serait émis par
Sciaena umbra. L’expression « être muet comme
un Poisson » est donc tout à fait erronée.
Ci-dessus: schéma du coeur des Poissons. A gauche: Poissons cartilagineux; à droite*
Poissons osseux. 1) sinus veineux, 2) oreillette, 3) ventricule, 4) cône artériel, 5)
bulbe artériel.
-L
Appareil circulatoire, système nerveux
et organes des sens
Chez les Poissons, le coeur contient généralemente du sang pauvre en oxygène et correspond
par conséquent à la moitié droite du coeur
humain; il se forme sous le pharynx, et occupe
la même position pendant toute la vie de l’animal.
Il comprend quatre cavités séparées par des
valvules; dans le sens de la circulation, ce sont:
le sinus veineux, l’oreillette, le ventricule et le
bulbe artériel ou aortique. Chez les Poissons cartilagineux, le bulbe, muni de nombreuses valvules,
est appelé « cône artériel » ou « aortique ». Le sang
traverse les cavités cardiaques qui le poussent
vers les artères branchiales. Il est oxygéné dans
les branchies, puis transporté vers les différentes
parties du corps, pour revenir ensuite au coeur.
Les globules rouges, contrairement à ceux du sang
humain (hématies) 'sont elliptiques et nucléés
(érythrocytes).
Dans l’encéphale, les parties les plus développées sont les lobes olfactifs, les lobes optiques et
le cervelet; les hémisphères cérébraux sont pratiquement inexistants.
Les fossettes nasales, au nombre de deux de
chaque côté, ne communiquent ni avec la bouche,
ni avec l’arrière-bouche; elles n’ont pas une fonc12
des Mammifères. Suivant le degré d’ossification de leur squelette les Poissons font
partie de la classe des Chondrichthyens (Poissons cartilagineux) ou de celle des
Ostéichthyens (Poissons osseux).
Au-dessus: schéma de la partie antérieure de l’appareil digestif, à fonction respiratoire, et des branchies. A gauche: Poissons cartilagineux; à droite: Poissons osseux.
1) pharynx, 2) oesophage, 3) spiracle, 4) fentes branchiales, 5) cloisons interbranchiales, 6) chambre branchiale, 7) opercule, 8) os hyoïdien. Chez les Poissons cartilagineux, les fentes branchiales s’ouvrent directement sur l’extérieur, tandis que chez
les Poissons osseux, il existe une chambre branchiale protégée par un opercule.
inspirer, le Poisson ferme l’ouverture operculaire
et ouvre la bouche, agissant en même temps sur
les muscles des arcs branchiaux de telle sorte
qu’il augmente le volume de la cavité pharyngienne,
si bien que l’eau pénètre dans la bouche, dans
le pharynx et dans la chambre branchiale. Puis,
il ferme la bouche et soulève l’opercule, réduisant
en même temps le volume du pharynx, ce qui
chasse l’eau à travers les branchies. Les échanges
gazeux s’effectuent au niveau de celles-ci, au
moment où elles sont baignées par l’eau. La fréquence des mouvements respiratoires varie d’une
espèce à l’autre: 12 environ à la minute chez les
Labres (Perciformes), et jusqu’à 150 chez les
Épinoches (Gastérostéiformes).
Certaines formes présentent des branchies
externes, comme les jeunes Polyptères par exemple; d’autres sont munies de cavités particulières
(suprabranchiales) contenant des lamelles vascularisées grâce auxquelles se font les échanges
gazeux (Anabas).
La respiration peut encore s’effectuer par la
vessie gazeuse qui existe chez de nombreux Poissons. Cette vessie, qu’on appelait autrefois vessie
natatoire, est un appendice du tube digestif; elle
communique parfois avec celui-ci au moyen d’un
conduit appelé «canal pneumatique»; mais elle
peut aussi être isolée. Sa fonction n’est pas encore
bien déterminée, mais elle est essentiellement un
organe hydrostatique, un organe d’équilibre; ce
peut être aussi un organe acoustique par son rôle
de « caisse de résonance ».
En effet, contrairement à la croyance communément répandue, les Poissons sont capables
d’émettre des sons; par exemple, quelques Sciénidés Perciformes produisent des sons si intenses
qu’on peut les entendre même s’ils sont à 20 m.
de profondeur.
On les appelle d’ailleurs « Grogneurs » et, suivant certains auteurs, le célèbre chant des Sirènes
dont parle la littérature antique, serait émis par
Sciaena umbra. L’expression « être muet comme
un Poisson » est donc tout à fait erronée.
Ci-dessus: schéma du coeur des Poissons. A gauche: Poissons cartilagineux; à droite*
Poissons osseux. 1) sinus veineux, 2) oreillette, 3) ventricule, 4) cône artériel, 5)
bulbe artériel.
-L
Appareil circulatoire, système nerveux
et organes des sens
Chez les Poissons, le coeur contient généralemente du sang pauvre en oxygène et correspond
par conséquent à la moitié droite du coeur
humain; il se forme sous le pharynx, et occupe
la même position pendant toute la vie de l’animal.
Il comprend quatre cavités séparées par des
valvules; dans le sens de la circulation, ce sont:
le sinus veineux, l’oreillette, le ventricule et le
bulbe artériel ou aortique. Chez les Poissons cartilagineux, le bulbe, muni de nombreuses valvules,
est appelé « cône artériel » ou « aortique ». Le sang
traverse les cavités cardiaques qui le poussent
vers les artères branchiales. Il est oxygéné dans
les branchies, puis transporté vers les différentes
parties du corps, pour revenir ensuite au coeur.
Les globules rouges, contrairement à ceux du sang
humain (hématies) 'sont elliptiques et nucléés
(érythrocytes).
Dans l’encéphale, les parties les plus développées sont les lobes olfactifs, les lobes optiques et
le cervelet; les hémisphères cérébraux sont pratiquement inexistants.
Les fossettes nasales, au nombre de deux de
chaque côté, ne communiquent ni avec la bouche,
ni avec l’arrière-bouche; elles n’ont pas une fonc12
