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Fig. 13 : Structure interne de la corniche à Lithophyllum, d'après LABOREL et al., (1983),
modifié.
On remarque qu'une partie de l'encorbellement est toujours située sous le
niveau moyen de l'eau dans un biotope où, actuellement, le L. lichenoides ne peut
plus vivre. Des datations au Carbone 14 ont montré que les dates sont d'autant plus
anciennes que les strates de L. lichenoides sont plus basses (LABOREL et al., 1983).
On en déduit que l'édification des puissants encorbellements que nous connaissons
a accompagné la lente remontée du niveau de la mer depuis plusieurs siècles ainsi
que, parfois, l'affaissement du socle rocheux.
Répartition géographique : Lithophyllum lichenoides est connu de
l'Atlantique Nord et dans toute la Méditerranée occidentale où il se développe sur
les côtes d'Espagne, d'Afrique du Nord, d'Italie continentale, de Sardaigne et de
Sicile, il est, en revanche, rare en Méditerranée orientale. Malgré de nombreuses
signalisations les données sont encore incomplètes pour les côtes méditerranéennes
françaises, plusieurs survols récents en hélicoptère (pour lesquels nous remercions
l'Administration des Douanes françaises) ont mis en évidence la rareté des
corniches de grande taille sur nos côtes continentales.
Des encorbellements ont été signalés : dans les Pyrénées orientales
(DELAMARE-DEBOUTTEVILLE et BOUGIS, 1951) ; dans les Bouches du Rhône de
nombreux éléments de "trottoir" ont été décrits (PÉRÈS et PICARD 1952 ; HUVE
1954) sur les côtes rocheuses de la région marseillaise ; dans le Var, les plus beaux
encorbellements sont ceux des îles d'Hyères, îlot de la Gabinière et de la côte ouest
de l'île de Bagaud (LABOREL et al., 1983), Grand Langoustier, côte occidentale de la
pointe Escampobariou (SICSIC, 1967), des prospections récentes ont montré des
corniches dans la région du Dramond ; dans les Alpes maritimes la prospection
aérienne a montré la rareté des corniches sans doute due à la diminution de
l'importance du Mistral au bénéfice du vent d'est, plus irrégulier, quelques
formations ont été observées à l'est d'Agay et au cap d'Antibes (MEINESZ, comm.
pers.; WALTER-LEVY et al., 1959) ; en Corse, en l'absence de prospection détaillée
hors de la réserve marine du Parc régional de Corse (ANTONA et al., 1981 ;
LABOREL et al., 1984) et du Cap Corse (MOLINIER, 1960) on ne peut que signaler
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