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- le faciès des vases sableuses mêlées de graviers à Gryphus vitreus
(brachiopode) ;
- le faciès des aires de décantation à Pheronema grayi (spongiaire).
7. 2. Biocénose des vases abyssales
L'existence d'un étage abyssal individualisé, après avoir été longtemps nié
en Méditerranée, semble maintenant admis (PÉRÈS, 1984, BELLAN-SANTINI, 1985
; 1990 ; LAUBIER et EMIG, 1993).
L'argument le plus fort à l'appui de cette thèse est l'existence d'un stock
d'espèces ne remontant pas au dessus de 2000 m et appartenant à des genres ou des
familles représentés en partie ou en totalité dans F étage abyssal ou hadal des autres
mers du globe.
Malgré la faible connaissance que l'on a de ces milieux, on peut observer un
changement de faune aux environs de 2000-2500 m. Compte tenu des profondeurs
de la Méditerranée et des conditions physiques notamment température, on se
trouverait le plus souvent dans un large écotone où des éléments des deux
biocénoses bathyale et abyssale cohabiteraient. La biocénose des vases abyssales ne se
réaliserait que dans des aires fragmentées, limitées aux parties les plus profondes et
qui seraient caractérisées au moins par des polychètes, des Cumacés, des Tanaidacés
et des Amphipodes.
E) Méiofaune, faune interstitielle
Les organismes méiobenthiques (et/ou interstitiels) ne sont généralement
pas considérés en tant que biocénoses (relations réciproques). Néanmoins REM ANE
(1933) aurait bien reconnu six communautés dans la baie de KieL Plus récemment
SOYER (1971) décrit sur le Plateau continental de la côte catalane française, des
"communautés" méiobenthiques de substrat meuble dans le canevas biocénotique
(macrobenthos) défini par GUILLE (1970, 1971 a et b), DINET (1972) décrivit des
"peuplements" de copépodes harpacticoïdes et VITIELLO (1974) des "peuplements"
de nématodes. Les auteurs anglo-saxons utilisent le terme de "meiobenthic
assemblage". Ces termes représentent des assortiments d'espèces qui occupent le
même espace ou la même niche écologique pendant la même période de temps sans
pour autant entretenir des interrelations évidentes. Dans la faune interstitielle des
sables se rajoutent des espèces morphologiquement aberrantes qui parfois
représentent des types d'organisation totalement nouveaux pour la science
(SWEDMARK, 1964).
Les espèces rencontrées appartiennent aux groupes suivants :
1. Foraminifères : présents dans tous les milieux marins, mais surtout liés à
des sédiments fins ou vaseux (microbenthos) et rarement à des sables
grossiers (faune interstitielle) car leur test calcaire, fragile, ne peut
supporter l'effet de broyage occasionné par les particules sableuses dans les
milieux à haute énergie ;
- le faciès des vases sableuses mêlées de graviers à Gryphus vitreus
(brachiopode) ;
- le faciès des aires de décantation à Pheronema grayi (spongiaire).
7. 2. Biocénose des vases abyssales
L'existence d'un étage abyssal individualisé, après avoir été longtemps nié
en Méditerranée, semble maintenant admis (PÉRÈS, 1984, BELLAN-SANTINI, 1985
; 1990 ; LAUBIER et EMIG, 1993).
L'argument le plus fort à l'appui de cette thèse est l'existence d'un stock
d'espèces ne remontant pas au dessus de 2000 m et appartenant à des genres ou des
familles représentés en partie ou en totalité dans F étage abyssal ou hadal des autres
mers du globe.
Malgré la faible connaissance que l'on a de ces milieux, on peut observer un
changement de faune aux environs de 2000-2500 m. Compte tenu des profondeurs
de la Méditerranée et des conditions physiques notamment température, on se
trouverait le plus souvent dans un large écotone où des éléments des deux
biocénoses bathyale et abyssale cohabiteraient. La biocénose des vases abyssales ne se
réaliserait que dans des aires fragmentées, limitées aux parties les plus profondes et
qui seraient caractérisées au moins par des polychètes, des Cumacés, des Tanaidacés
et des Amphipodes.
E) Méiofaune, faune interstitielle
Les organismes méiobenthiques (et/ou interstitiels) ne sont généralement
pas considérés en tant que biocénoses (relations réciproques). Néanmoins REM ANE
(1933) aurait bien reconnu six communautés dans la baie de KieL Plus récemment
SOYER (1971) décrit sur le Plateau continental de la côte catalane française, des
"communautés" méiobenthiques de substrat meuble dans le canevas biocénotique
(macrobenthos) défini par GUILLE (1970, 1971 a et b), DINET (1972) décrivit des
"peuplements" de copépodes harpacticoïdes et VITIELLO (1974) des "peuplements"
de nématodes. Les auteurs anglo-saxons utilisent le terme de "meiobenthic
assemblage". Ces termes représentent des assortiments d'espèces qui occupent le
même espace ou la même niche écologique pendant la même période de temps sans
pour autant entretenir des interrelations évidentes. Dans la faune interstitielle des
sables se rajoutent des espèces morphologiquement aberrantes qui parfois
représentent des types d'organisation totalement nouveaux pour la science
(SWEDMARK, 1964).
Les espèces rencontrées appartiennent aux groupes suivants :
1. Foraminifères : présents dans tous les milieux marins, mais surtout liés à
des sédiments fins ou vaseux (microbenthos) et rarement à des sables
grossiers (faune interstitielle) car leur test calcaire, fragile, ne peut
supporter l'effet de broyage occasionné par les particules sableuses dans les
milieux à haute énergie ;
