192
prolifération démographique anarchique de l'humanité qui conduira ses effectifs à
s'accroître dans les 40 prochaines années de la même valeur qu'elle l'avait fait au
cours des deux derniers millions d'années qui nous séparent des origines de notre
espèce.
Les transformations du littoral se réalisent à une telle vitesse et sont d’une
telle ampleur qu'elles excédent de plusieurs ordres de grandeur les processus
évolutifs qui permettraient à une partie des taxa actuels d'évoluer en nouvelles
espèces. Tout au contraire, un tout petit nombre d'espèces opportunistes ont tiré
avantage de la modification des biotopes et des nouveaux habitats créés par
l'homme. En conséquence, l'humanité a créé la dominance artificielle d'un nombre
restreint de taxa là où une longue évolution avait permis la codominance d'un
grand nombre d'espèces. Ainsi, lorsque la frange terrestre du littoral est transformée
en terrains de golf, en cultures ou en zones portuaires, la biodiversité chute de
plusieurs centaines d'espèces à quelques espèces importées voire au désert
biologique.
Peut-être devrions-nous rappeler, on ne le répétera jamais assez, que la
réponse au dilemme de la dégradation du milieu naturel notamment de notre
littoral n'est plus tellement technologique ou scientifique mais du ressort de la
morale et de la politique.
prolifération démographique anarchique de l'humanité qui conduira ses effectifs à
s'accroître dans les 40 prochaines années de la même valeur qu'elle l'avait fait au
cours des deux derniers millions d'années qui nous séparent des origines de notre
espèce.
Les transformations du littoral se réalisent à une telle vitesse et sont d’une
telle ampleur qu'elles excédent de plusieurs ordres de grandeur les processus
évolutifs qui permettraient à une partie des taxa actuels d'évoluer en nouvelles
espèces. Tout au contraire, un tout petit nombre d'espèces opportunistes ont tiré
avantage de la modification des biotopes et des nouveaux habitats créés par
l'homme. En conséquence, l'humanité a créé la dominance artificielle d'un nombre
restreint de taxa là où une longue évolution avait permis la codominance d'un
grand nombre d'espèces. Ainsi, lorsque la frange terrestre du littoral est transformée
en terrains de golf, en cultures ou en zones portuaires, la biodiversité chute de
plusieurs centaines d'espèces à quelques espèces importées voire au désert
biologique.
Peut-être devrions-nous rappeler, on ne le répétera jamais assez, que la
réponse au dilemme de la dégradation du milieu naturel notamment de notre
littoral n'est plus tellement technologique ou scientifique mais du ressort de la
morale et de la politique.
