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afin de tenter de fixer le reste de la dune ; certaines de ces espèces et en
particulier les Carpobrotus s'étendent et contribuent à éliminer les
reliques de la végétation naturelle.
En Corse comme sur le continent, il est urgent de conduire une réelle
politique de conservation de ce type de végétation en envisageant l'interdiction
d'accès à ces sites et leur gestion par des scientifiques.
Autres classes représentées sur le littoral
De nombreuses autres classes de végétation atteignent le littoral soit par des
associations continentales souvent non adaptées, soit par des groupements
particuliers constituant des irradiations littorales naturelles d'ensembles plus
généralement continentaux.
Il faut faire mention en particulier pour :
- les Quercetea ilicis Br.-Bl. 1947, des junipéraies littorales à Juniperus
phoenicea subsp. lycia avec (en Corse) ou sans (littoral métropolitain) Juniperus
oxycedrus subsp. macrocarpus. Ces groupements sont développés sur sables fixés ou
sur les falaises maritimes, à l'abri des embruns salés, au-dessus des formations
halorésistantes ; ces formations sont intensément perturbées car elles servent
d'abris en tout genre pour ceux qui fréquentent les plages ; elles s'enrichissent en
particulier en espèces banales nitratophiles ;
- les Tuberarietea guttatae [(Br.-Bl. 1952)] RIVAS-GODAY, 1957, du
Malcolmietum ramosissimae (= parviflorae), association psammophile caractérisée
par Erodium botrys, Silene nicaeensis et diverses espèces psammophiles calcifuges
et venant au contact du Crucianelletum maritimae sur l'ensemble du littoral entre
Hyères et Menton ; très affecté par la pression humaine, ce syntaxon est en voie de
disparition ;
- les Isoeto -Nanojuncetea Br.-Bl. et Tx 1943, le groupement à Crypsis
aculeata, Centaurium spicatum, Cressa cretica et Coronopus procumbens, qui allie
hygrophilie et halophilie ; sa présence sur les étangs des Pesquiers (Hyères) et de
Villepey (Saint-Raphaël) doit être confirmée ;
- les Pegano -Salsoletea Br.-Bl. et O. de BOLOS, 1954, diverses associations de
cette classe dont l'optimum se trouve en bioclimat semi-aride, ont été reconnues en
Corse littorale : Cinerario-Artemisietum arborescentis, Mesembryanthemetum
cristallino-nodiflori,.... Elles correspondent à des sols à la fois salés et riches en
nitrates et phosphates (déchets, déjections d'oiseaux, fréquentation humaine) ;
- les Nerio -Tamaricetea Br.-Bl. et O. de BOLOS 1956, 1957, les groupements à
Tamarix gallica et Tamarix africana qui bordent quelques cours d'eau vers leur
embouchure, les étangs salés, les étiers,.... L'enrochement des rives des cours d'eau
pour créer des places d amarrage pour les bateaux de plaisance, est un facteur
d élimination de cette végétation évoquant l'Afrique du nord.
afin de tenter de fixer le reste de la dune ; certaines de ces espèces et en
particulier les Carpobrotus s'étendent et contribuent à éliminer les
reliques de la végétation naturelle.
En Corse comme sur le continent, il est urgent de conduire une réelle
politique de conservation de ce type de végétation en envisageant l'interdiction
d'accès à ces sites et leur gestion par des scientifiques.
Autres classes représentées sur le littoral
De nombreuses autres classes de végétation atteignent le littoral soit par des
associations continentales souvent non adaptées, soit par des groupements
particuliers constituant des irradiations littorales naturelles d'ensembles plus
généralement continentaux.
Il faut faire mention en particulier pour :
- les Quercetea ilicis Br.-Bl. 1947, des junipéraies littorales à Juniperus
phoenicea subsp. lycia avec (en Corse) ou sans (littoral métropolitain) Juniperus
oxycedrus subsp. macrocarpus. Ces groupements sont développés sur sables fixés ou
sur les falaises maritimes, à l'abri des embruns salés, au-dessus des formations
halorésistantes ; ces formations sont intensément perturbées car elles servent
d'abris en tout genre pour ceux qui fréquentent les plages ; elles s'enrichissent en
particulier en espèces banales nitratophiles ;
- les Tuberarietea guttatae [(Br.-Bl. 1952)] RIVAS-GODAY, 1957, du
Malcolmietum ramosissimae (= parviflorae), association psammophile caractérisée
par Erodium botrys, Silene nicaeensis et diverses espèces psammophiles calcifuges
et venant au contact du Crucianelletum maritimae sur l'ensemble du littoral entre
Hyères et Menton ; très affecté par la pression humaine, ce syntaxon est en voie de
disparition ;
- les Isoeto -Nanojuncetea Br.-Bl. et Tx 1943, le groupement à Crypsis
aculeata, Centaurium spicatum, Cressa cretica et Coronopus procumbens, qui allie
hygrophilie et halophilie ; sa présence sur les étangs des Pesquiers (Hyères) et de
Villepey (Saint-Raphaël) doit être confirmée ;
- les Pegano -Salsoletea Br.-Bl. et O. de BOLOS, 1954, diverses associations de
cette classe dont l'optimum se trouve en bioclimat semi-aride, ont été reconnues en
Corse littorale : Cinerario-Artemisietum arborescentis, Mesembryanthemetum
cristallino-nodiflori,.... Elles correspondent à des sols à la fois salés et riches en
nitrates et phosphates (déchets, déjections d'oiseaux, fréquentation humaine) ;
- les Nerio -Tamaricetea Br.-Bl. et O. de BOLOS 1956, 1957, les groupements à
Tamarix gallica et Tamarix africana qui bordent quelques cours d'eau vers leur
embouchure, les étangs salés, les étiers,.... L'enrochement des rives des cours d'eau
pour créer des places d amarrage pour les bateaux de plaisance, est un facteur
d élimination de cette végétation évoquant l'Afrique du nord.
