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fréquentation des plages, la seconde a pour cause le nettoyage régulier de celles-ci
par ratissage !
Sur les substrats sablo-limoneux et plus souvent sur les bordures des étangs
s'étendent des formations bien distinctes, plus denses (recouvrement de 60 à 80 %)
et plus riches en espèces (20 à 30), notamment des Chénopodiacées des genres
Suaeda, Bassia, Salsola et Atriplex. Trois syntaxons doivent être mentionnés :
- deux présents sur l'ensemble des côtes méditerranéennes françaises :
Suaedo maritimae-Bassietum hirsutae et Suaedo
splendentis
-Salsoletum sodae ;
- un, plus rare, le Salsolo sodae-Atriplicetum tornabeni que l'on observe
en quelques points du Languedoc, rare en Camargue et
vraisemblablement encore présent en une station dans le département
du Var.
Les associations rattachées aux trois classes précédentes {Ammophiletea,
Helichryso-Crucianelletea et Cakiletea maritimae) comptent certainement parmi les
groupements végétaux terrestres français ayant le plus souffert de la pression
humaine.
Le piétinement des plages, dunes et arrière-dunes n'est pas un phénomène
récent sur le littoral méditerranéen mais ses effets se sont accentués depuis une
trentaine d'années, en relation avec la surfréquentation du littoral y compris en
hiver (activités diverses et notamment planche à voile). Le piétinement se traduit
dans un premier temps par la déstructuration des peuplements (réduction du
nombre des individus puis du nombre des espèces) puis leur disparition voire leur
substitution par des ensembles à caractère nitratophile plus marqué et sans intérêt
majeur.
La surfréquentation a accéléré l'élimination des espèces et des individus
d'associations et ce d'autant plus rapidement qu'elle a entraîné des pratiques
nouvelles, plus "efficaces" encore que le piétinement :
- nettoyage par ratissage des plages et de la base des dunes ;
- multiplication des constructions légères mais aussi en dur ;
- extension des espaces dévolus au camping-caravaning organisé ou
sauvage ;
- création de voies d'accès (pistes, routes et parkings) liée très souvent
avec une méconnaissance totale des caractéristiques spécifiques du
milieu. Ainsi, par exemple, a été construite sur le tombolo ouest de
l'isthme de Giens près d'Hyères (Var), une route dite "du sel". Elle a été
tracée à l'arrière d'une dune non encore complètement fixée afin de
desservir toute la longueur de la plage correspondante. A chaque
tempête d'ouest, c'est-à-dire fréquemment sur une côte exposée au
mistral, la route est rendue impraticable car elle est envahie par 1 eau et
le sable. Pour pallier cet inconvénient, des plantations ont été réalisées
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