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3. Conclusions
La première idée essentielle et remarquable qui ressort de cette analyse
objective des menaces et agressions à l'encontre du domaine paralique
méditerranéen, est que celles-ci jouent ou sont susceptibles de jouer dans le même
sens que l'évolution naturelle de ces systèmes, c'est à dire vers leur
continentalisation irréversible (dans les conditions biogéodynamiques présentes). De
ce fait, dans l'organisation zonale de ce domaine, ce sont les zones les plus confinées
(IV, V et VI) et pourtant les plus productives qui apparaissent comme les premières
menacées et agressées. Les zones moins confinées (II et III) sont dans une certaine
mesure protégées par l'intérêt économique à court terme qu'elles représentent. Les
bassins de type bahira sont moins agressés et menacés que les lagunes sédimentaires.
On s'aperçoit en outre que la privatisation des systèmes paraliques les met à
l'abri de la plupart des agressions extérieures et que ceux-ci sont aujourd'hui les
mieux préservés. C'est là que l'on peut encore observer des biocénoses paraliques
intactes qui constituent de véritables réserves naturelles en équilibre fonctionnel
avec leur environnement. On évoquera les étangs de la plaine orientale corse (Diana
et Urbino), l'étang du Prévost à Palavas et les grands marais salants de Camargue,
conservatoires des associations biologiques du paralique lointain évaporitique. Une
telle constatation amène à poser, au delà de leur statut biologique, économique et
socioculturel, le problème du statut institutionnel et juridique des bassins
paraliques, notamment en domaine public maritime. La résolution de ce problème
et la pérennité des espèces dans leurs milieux dépend, en dernier ressort, des choix
politiques, c'est à dire économiques et éthiques, des communautés du littoral et des
instances nationales dirigeantes.
3. Conclusions
La première idée essentielle et remarquable qui ressort de cette analyse
objective des menaces et agressions à l'encontre du domaine paralique
méditerranéen, est que celles-ci jouent ou sont susceptibles de jouer dans le même
sens que l'évolution naturelle de ces systèmes, c'est à dire vers leur
continentalisation irréversible (dans les conditions biogéodynamiques présentes). De
ce fait, dans l'organisation zonale de ce domaine, ce sont les zones les plus confinées
(IV, V et VI) et pourtant les plus productives qui apparaissent comme les premières
menacées et agressées. Les zones moins confinées (II et III) sont dans une certaine
mesure protégées par l'intérêt économique à court terme qu'elles représentent. Les
bassins de type bahira sont moins agressés et menacés que les lagunes sédimentaires.
On s'aperçoit en outre que la privatisation des systèmes paraliques les met à
l'abri de la plupart des agressions extérieures et que ceux-ci sont aujourd'hui les
mieux préservés. C'est là que l'on peut encore observer des biocénoses paraliques
intactes qui constituent de véritables réserves naturelles en équilibre fonctionnel
avec leur environnement. On évoquera les étangs de la plaine orientale corse (Diana
et Urbino), l'étang du Prévost à Palavas et les grands marais salants de Camargue,
conservatoires des associations biologiques du paralique lointain évaporitique. Une
telle constatation amène à poser, au delà de leur statut biologique, économique et
socioculturel, le problème du statut institutionnel et juridique des bassins
paraliques, notamment en domaine public maritime. La résolution de ce problème
et la pérennité des espèces dans leurs milieux dépend, en dernier ressort, des choix
politiques, c'est à dire économiques et éthiques, des communautés du littoral et des
instances nationales dirigeantes.
