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a. Les menaces d’origine externe.
Les activités agricoles.Les menaces liées aux activités agricoles intéressent
principalement la portion occidentale des côtes françaises méditerranéennes depuis
les Pyrénées jusqu'à Marseille. Au delà vers l’Est, l'activité agricole est relativement
restreinte dans l'arrière pays. Les activités agricoles du Languedoc-Roussillon et de la
basse vallée du Rhône sont essentiellement la viticulture, et à un moindre degré les
cultures maraîchères et fruitières. Il est clair que le lessivage des terres agricoles
entraîne vers le domaine paralique une bonne part des produits utilisés pour
l’amendement et l’engrais des sols ainsi que pour les traitements chimiques des
espèces cultivées. Ce n’est pas le lieu d’offrir une liste exhaustive de ces produits
mais bien plutôt d’analyser l’impact global de ces apports aux systèmes paraliques. Ils
comportent :
- des nutriments (azote, phosphore) qui tendent à eutrophiser les systèmes
paraliques déjà particulièrement productifs et bien souvent saturés en nutriments
(sous l'effet de la métabolisation de l'azote atmosphérique par les cyanobactéries).
Ceci augmente considérablement les risques de dystrophie (malaïgues), voire finit
par installer une prédisposition chronique à la dystrophie.
A vrai dire, il faut considérer que les crises dystrophiques sont en fait des
phénomènes de régulation fonctionnelle d'écosystèmes qui atteignent un seuil
d'engraissement organique. Elles correspondent à des phases de surconsommation
de la matière organique par l'entrée en activité du cycle du soufre grâce au
développement exponentiel des bactéries sulfato-réductrices. En règle générale ces
dystrophies n'intéressent que les zone IV et V qui sont décimées mais rapidement
recolonisées par les mêmes peuplements. Elles contribuent cependant à un
enrichissement des zones moins confinées et, par là, à un surcroît de production
dans ces zones et donc à un confinement global accru. Enfin, une partie importante
de la matière organique consommée est transformée en carbonates qui accroissent le
taux de sédimentation et réduisent d'autant le volume du bassin et ses capacités
d'échange avec le domaine marin adjacent. Ainsi, l'augmentation constante des
apports d'origine agricole ajoute aux tendances naturelles des écosystèmes paraliques
vers la continentalisation ou à tout le moins à l'extension des zones IV et V.
- des métaux. Les produits utilisés en agriculture comportent des métaux
dont les plus courants sont Fe, Mn, Cu et Pb (principalement issu de la combustion
des carburants, mais que nous adjoignons, par commodité, aux précédents). Une
partie, encore mal évaluée, de ces métaux est piégée avec la matière organique et les.
argiles dans les zones hautement confinées qui peuvent jouer ainsi le rôle d'un
filtre. Bien qu'il existe une zonation des métaux en fonction du confinement
(GAULIER et al., 1985), on ne connaît pas aujourd'hui leurs actions sur les
biocénoses, s il existe des seuils de concentration ni s'ils représentent réellement une
menace identifiable pour les écosystèmes paraliques.
- des composés chimiques antiparasites et leurs dérivés. Bien que la
littérature renferme de nombreuses données analytiques concernant l'accumulation
de certaines de ces substances ou de leurs dérivés dans les sédiments et dans les
organismes, et que 1 on sache que certains d'entre eux agissent sur la physiologie et le
développement de certaines espèces, il est, là encore, difficile de savoir aujourd'hui
s ils constituent des risques pour les biocénoses paraliques.
a. Les menaces d’origine externe.
Les activités agricoles.Les menaces liées aux activités agricoles intéressent
principalement la portion occidentale des côtes françaises méditerranéennes depuis
les Pyrénées jusqu'à Marseille. Au delà vers l’Est, l'activité agricole est relativement
restreinte dans l'arrière pays. Les activités agricoles du Languedoc-Roussillon et de la
basse vallée du Rhône sont essentiellement la viticulture, et à un moindre degré les
cultures maraîchères et fruitières. Il est clair que le lessivage des terres agricoles
entraîne vers le domaine paralique une bonne part des produits utilisés pour
l’amendement et l’engrais des sols ainsi que pour les traitements chimiques des
espèces cultivées. Ce n’est pas le lieu d’offrir une liste exhaustive de ces produits
mais bien plutôt d’analyser l’impact global de ces apports aux systèmes paraliques. Ils
comportent :
- des nutriments (azote, phosphore) qui tendent à eutrophiser les systèmes
paraliques déjà particulièrement productifs et bien souvent saturés en nutriments
(sous l'effet de la métabolisation de l'azote atmosphérique par les cyanobactéries).
Ceci augmente considérablement les risques de dystrophie (malaïgues), voire finit
par installer une prédisposition chronique à la dystrophie.
A vrai dire, il faut considérer que les crises dystrophiques sont en fait des
phénomènes de régulation fonctionnelle d'écosystèmes qui atteignent un seuil
d'engraissement organique. Elles correspondent à des phases de surconsommation
de la matière organique par l'entrée en activité du cycle du soufre grâce au
développement exponentiel des bactéries sulfato-réductrices. En règle générale ces
dystrophies n'intéressent que les zone IV et V qui sont décimées mais rapidement
recolonisées par les mêmes peuplements. Elles contribuent cependant à un
enrichissement des zones moins confinées et, par là, à un surcroît de production
dans ces zones et donc à un confinement global accru. Enfin, une partie importante
de la matière organique consommée est transformée en carbonates qui accroissent le
taux de sédimentation et réduisent d'autant le volume du bassin et ses capacités
d'échange avec le domaine marin adjacent. Ainsi, l'augmentation constante des
apports d'origine agricole ajoute aux tendances naturelles des écosystèmes paraliques
vers la continentalisation ou à tout le moins à l'extension des zones IV et V.
- des métaux. Les produits utilisés en agriculture comportent des métaux
dont les plus courants sont Fe, Mn, Cu et Pb (principalement issu de la combustion
des carburants, mais que nous adjoignons, par commodité, aux précédents). Une
partie, encore mal évaluée, de ces métaux est piégée avec la matière organique et les.
argiles dans les zones hautement confinées qui peuvent jouer ainsi le rôle d'un
filtre. Bien qu'il existe une zonation des métaux en fonction du confinement
(GAULIER et al., 1985), on ne connaît pas aujourd'hui leurs actions sur les
biocénoses, s il existe des seuils de concentration ni s'ils représentent réellement une
menace identifiable pour les écosystèmes paraliques.
- des composés chimiques antiparasites et leurs dérivés. Bien que la
littérature renferme de nombreuses données analytiques concernant l'accumulation
de certaines de ces substances ou de leurs dérivés dans les sédiments et dans les
organismes, et que 1 on sache que certains d'entre eux agissent sur la physiologie et le
développement de certaines espèces, il est, là encore, difficile de savoir aujourd'hui
s ils constituent des risques pour les biocénoses paraliques.
