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Giens-La Capte (étang des Pesquiers) qui s'insère entre les deux cordons du double
tombolo qui relie l'ex-ile de Giens au continent. De par son origine et sa position ce
type de lagune possède des caractères îliens, c'est à dire l'absence totale d'apports
d'eau douce autres que les précipitations et est ainsi particulièrement favorable à
l’implantation de marais salants.
On peut rapprocher des lagunes les anciens estuaires abandonnés et isolés de
la mer par un cordon littoral. Nous les qualifions d'estuaires-lagunes. C'est le cas de
la Maire, ancien estuaire de l'Orb, ou encore de l'étang du Vieux Rhône en
Camargue.
Les bassins mixtes (bahiras-lagunes) sont des bahiras dont la séparation avec
la mer est parachevée par l'édification d'un cordon littoral. Nous citerons en
exemple l'étang de Thau et ceux de Diana et d'Urbino en Corse orientale.
Les embouchures de fleuves. La côte méditerranéenne constitue l'exutoire
d'un vaste bassin versant s'étendant des Pyrénées aux Alpes que draine un réseau
hydrographique dense. A chaque débouché, quelqu'en soient la dimension et le
débit, s'établit un système paralique. Il en va ainsi du panache du Rhône qui s'étend
sur une cinquantaine de kilomètres au large.
Les marais salants, qui exploitent les sels dissous dans l'eau de mer, font
partie intégrante du domaine paralique, même si les relations sporadiques avec la
mer sont maintenues artificiellement. En outre, ces marais salants sont, dans la
majorité des cas, implantés sur des complexes paraliques préexistants.
Un marais salant comporte deux parties. Les tables salantes, sur lesquelles est
moissonné le sel, occupent une superficie inférieure à 10% de la surface totale. Le
reste est occupé par des parténements (surfaces préparatoires) qui évoluent
naturellement en un système paralique en fonction d'un gradient progressif et
continu de confinement. Un marais salant couvre en fait toute l'étendue du
domaine paralique (proche et lointain) en conditions évaporitiques (PERTHUISOT,
1982). Parmi les plus étendus, citons le marais salant de Salin de Giraud (110 km^), le
premier producteur de France (1 million de tonnes par an), et le marais salant
d'Aigues Mortes.
Les systèmes paraliques de mer ouverte. Nous avons déjà fait allusion aux
panaches des embouchures de fleuves qui constituent une emprise du domaine
paralique sur le domaine marin, mais il existe bien d'autres sites de mer ouverte où
des conditions particulière, maintiennent un certain degré de confinement et le
développement de peuplements paraliques. Certaines portions du littoral sont
isolées hydrologiquement des eaux du large par différents types de barrières :
-Les barrières végétales. En substrat meuble, elles sont souvent formées par
des frondes de Posidonies qui constituent un rideau souple mais relativement
étanche qui peut isoler un plan d'eau. L'essentiel des communications avec la mer
se fait alors par surverse. L'exemple bien connu de la "lagune" du Brusc est le plus
démonstratif à cet égard. En substrat dur, les encroûtements algaires jouent un rôle
similaire mais délimitent des aires paraliques de taille beaucoup plus réduite.
-Les barrières hydrodynamiques. Les mouvements d'eau (dérive périlittorale, upwellings) sont susceptibles d'isoler des portions du domaine littoral des
influences de la haute mer. L'interface avec les eaux du large constituant une
barrière plus ou moins hermétique, ces corps d'eau isolés se comportent exactement
comme des lagunes. On trouve ce type de milieu paralique en bordure des étangs
Giens-La Capte (étang des Pesquiers) qui s'insère entre les deux cordons du double
tombolo qui relie l'ex-ile de Giens au continent. De par son origine et sa position ce
type de lagune possède des caractères îliens, c'est à dire l'absence totale d'apports
d'eau douce autres que les précipitations et est ainsi particulièrement favorable à
l’implantation de marais salants.
On peut rapprocher des lagunes les anciens estuaires abandonnés et isolés de
la mer par un cordon littoral. Nous les qualifions d'estuaires-lagunes. C'est le cas de
la Maire, ancien estuaire de l'Orb, ou encore de l'étang du Vieux Rhône en
Camargue.
Les bassins mixtes (bahiras-lagunes) sont des bahiras dont la séparation avec
la mer est parachevée par l'édification d'un cordon littoral. Nous citerons en
exemple l'étang de Thau et ceux de Diana et d'Urbino en Corse orientale.
Les embouchures de fleuves. La côte méditerranéenne constitue l'exutoire
d'un vaste bassin versant s'étendant des Pyrénées aux Alpes que draine un réseau
hydrographique dense. A chaque débouché, quelqu'en soient la dimension et le
débit, s'établit un système paralique. Il en va ainsi du panache du Rhône qui s'étend
sur une cinquantaine de kilomètres au large.
Les marais salants, qui exploitent les sels dissous dans l'eau de mer, font
partie intégrante du domaine paralique, même si les relations sporadiques avec la
mer sont maintenues artificiellement. En outre, ces marais salants sont, dans la
majorité des cas, implantés sur des complexes paraliques préexistants.
Un marais salant comporte deux parties. Les tables salantes, sur lesquelles est
moissonné le sel, occupent une superficie inférieure à 10% de la surface totale. Le
reste est occupé par des parténements (surfaces préparatoires) qui évoluent
naturellement en un système paralique en fonction d'un gradient progressif et
continu de confinement. Un marais salant couvre en fait toute l'étendue du
domaine paralique (proche et lointain) en conditions évaporitiques (PERTHUISOT,
1982). Parmi les plus étendus, citons le marais salant de Salin de Giraud (110 km^), le
premier producteur de France (1 million de tonnes par an), et le marais salant
d'Aigues Mortes.
Les systèmes paraliques de mer ouverte. Nous avons déjà fait allusion aux
panaches des embouchures de fleuves qui constituent une emprise du domaine
paralique sur le domaine marin, mais il existe bien d'autres sites de mer ouverte où
des conditions particulière, maintiennent un certain degré de confinement et le
développement de peuplements paraliques. Certaines portions du littoral sont
isolées hydrologiquement des eaux du large par différents types de barrières :
-Les barrières végétales. En substrat meuble, elles sont souvent formées par
des frondes de Posidonies qui constituent un rideau souple mais relativement
étanche qui peut isoler un plan d'eau. L'essentiel des communications avec la mer
se fait alors par surverse. L'exemple bien connu de la "lagune" du Brusc est le plus
démonstratif à cet égard. En substrat dur, les encroûtements algaires jouent un rôle
similaire mais délimitent des aires paraliques de taille beaucoup plus réduite.
-Les barrières hydrodynamiques. Les mouvements d'eau (dérive périlittorale, upwellings) sont susceptibles d'isoler des portions du domaine littoral des
influences de la haute mer. L'interface avec les eaux du large constituant une
barrière plus ou moins hermétique, ces corps d'eau isolés se comportent exactement
comme des lagunes. On trouve ce type de milieu paralique en bordure des étangs
