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Les actions de pêche, professionnelle ou amateur (en particulier, chasse
sous-marine), ont amené une modification de la structure des peuplements par
raréfaction de certaines espèces comme les grands crustacés (langouste, homard,
cigale), des poissons comme le mérou, le corb. Pour le corail rouge, très recherché en
raison de sa forte valeur commerciale, l'abandon en France de la technique de
récolte par la croix de St André a permis d'éliminer la menace que représentait cet
engin traînant pour l'ensemble du biotope. La récolte en plongée, plus sélective,
touche essentiellement les plus grands individus, qui sont devenus très rares.
Toutefois, cette exploitation ne paraît pas être actuellement une menace grave pour
la persistance de l'espèce dans les fonds circalittoraux avec une densité et un
potentiel de reproduction convenables. Mais un contrôle encore plus sévère de
l'exploitation (taille minimale) peut s'avérer nécessaire en cas d'évolution de la
demande pour cette ressource.
Dans les zones les plus fréquentées, la multiplication des mouillages peut
entraîner des dommages pour l'épibiose des roches et pour le biotope lui-même
(bris du concrétionnement, retournement des blocs). Le tourisme sous-marin, en
pleine expansion, peut avoir un certain impact négatif, en dehors même de toute
action de prédation : arrachage involontaire de grands épibiontes, modification du
comportement de certains animaux vagiles, émission de bulles dans les grottes, où
elles restent piégées au plafond en détruisant une partie du peuplement.
4. Mesures préconisées
Epuration de tous les rejets en mer ; éloignement de ceux-ci des biotopes
coralligènes. Multiplication des aires protégées où une gestion de la fréquentation et
des activités peut se faire. Education des utilisateurs du milieu marin.
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