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Les herbiers à Z. marina ont surtout été étudiés dans l'Atlantique
(LEDOYER, 1964 ; HARTOG, 1970,...), le Pacifique Nord (MUKAI et al., 1979, 1980) et
la mer Noire (KULIKOVA, 1974). Quant à la Méditerranée, les études sont peu
nombreuses et la plupart ne concernent pas les côtes françaises. D'une façon
générale, la faune et la flore sont plus pauvres que celles des herbiers à Posidonia
oceanica ; elles conduisent à considérer ces herbiers comme de simples faciès
d'épiflore de la "Biocénose Euryhaline et Eurytherme" ou de la "Biocénose des
Sables Vaseux en Mode Calme" (PÉRÈS et PICARD, 1964 ; LEDOYER, 1962, 1968).
Les herbiers à Z. marina sont moins denses et moins réguliers que ceux à
Posidonia oceanica ; en outre, il n'y a pas édification d’une matte.
c) Menaces :
La vulnérabilité des herbiers à Z. marina tient moins à la pollution (à
laquelle ils semblent moins sensibles que Posidonia oceanica) qu'à leur rareté en
Méditerranée française.
Les herbiers à Z. marina étaient abondants dans l'étang de Berre (Bouches
du Rhône), en particulier dans la baie de Saint Chamas (GOURRET, 1907 ;
LEDOYER, 1966) ; ils en ont disparu à la suite de son dessalement (RIOUALL, 1972 ;
PICARD, 1978). Une petite station existait à Bandol (Bouches du Rhône : PÉRÈS et
PICARD, 1958) et a été détruite par un endigage (PÉRÈS et PICARD, 1964) ; elle se
situait sous le Casino actuel. Une autre petite station existait dans la lagune du
Brusc (Var) (LEDOYER, 1962) ; elle n'a pas été retrouvée depuis.
d) Mesures de protection :
Comme tous les herbiers, ceux à Z. marina sont protégés en France par le
décret n°89-694 du 20 septembre 1989. Il conviendrait en outre de prendre un "arrêté
de biotope" pour les stations de Z. marina situées en mer ouverte.
C) Les peuplements des substrats durs circalittoraux : Jean-Georges
HARMELIN
Les fonds rocheux du littoral français de Méditerranée recèlent un
patrimoine biologique d'une très grande richesse, ainsi que des paysages sousmarins réputés, qui constituent une ressource de plus en plus exploitée par le
tourisme sous-marin.
Parmi les peuplements des fonds rocheux circalittoraux, on distingue
traditionnellement (PÉRÈS et PICARD, 1964) plusieurs assemblages : le coralligène
sensu lato, qui regroupe le coralligène de paroi et le concrétionnement coralligène,
le peuplement des grottes semi-obscures et celui des grottes obscures. Ces entités
cénotiques peuvent avoir une extension spatiale très variable et former des
enclaves au sein d'autres communautés.
Les herbiers à Z. marina ont surtout été étudiés dans l'Atlantique
(LEDOYER, 1964 ; HARTOG, 1970,...), le Pacifique Nord (MUKAI et al., 1979, 1980) et
la mer Noire (KULIKOVA, 1974). Quant à la Méditerranée, les études sont peu
nombreuses et la plupart ne concernent pas les côtes françaises. D'une façon
générale, la faune et la flore sont plus pauvres que celles des herbiers à Posidonia
oceanica ; elles conduisent à considérer ces herbiers comme de simples faciès
d'épiflore de la "Biocénose Euryhaline et Eurytherme" ou de la "Biocénose des
Sables Vaseux en Mode Calme" (PÉRÈS et PICARD, 1964 ; LEDOYER, 1962, 1968).
Les herbiers à Z. marina sont moins denses et moins réguliers que ceux à
Posidonia oceanica ; en outre, il n'y a pas édification d’une matte.
c) Menaces :
La vulnérabilité des herbiers à Z. marina tient moins à la pollution (à
laquelle ils semblent moins sensibles que Posidonia oceanica) qu'à leur rareté en
Méditerranée française.
Les herbiers à Z. marina étaient abondants dans l'étang de Berre (Bouches
du Rhône), en particulier dans la baie de Saint Chamas (GOURRET, 1907 ;
LEDOYER, 1966) ; ils en ont disparu à la suite de son dessalement (RIOUALL, 1972 ;
PICARD, 1978). Une petite station existait à Bandol (Bouches du Rhône : PÉRÈS et
PICARD, 1958) et a été détruite par un endigage (PÉRÈS et PICARD, 1964) ; elle se
situait sous le Casino actuel. Une autre petite station existait dans la lagune du
Brusc (Var) (LEDOYER, 1962) ; elle n'a pas été retrouvée depuis.
d) Mesures de protection :
Comme tous les herbiers, ceux à Z. marina sont protégés en France par le
décret n°89-694 du 20 septembre 1989. Il conviendrait en outre de prendre un "arrêté
de biotope" pour les stations de Z. marina situées en mer ouverte.
C) Les peuplements des substrats durs circalittoraux : Jean-Georges
HARMELIN
Les fonds rocheux du littoral français de Méditerranée recèlent un
patrimoine biologique d'une très grande richesse, ainsi que des paysages sousmarins réputés, qui constituent une ressource de plus en plus exploitée par le
tourisme sous-marin.
Parmi les peuplements des fonds rocheux circalittoraux, on distingue
traditionnellement (PÉRÈS et PICARD, 1964) plusieurs assemblages : le coralligène
sensu lato, qui regroupe le coralligène de paroi et le concrétionnement coralligène,
le peuplement des grottes semi-obscures et celui des grottes obscures. Ces entités
cénotiques peuvent avoir une extension spatiale très variable et former des
enclaves au sein d'autres communautés.
